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Your browser sent an invalid request. Sitemap Les autorités françaises, dans cette crise malienne, ne pourront pas masquer les risques et les carences politiques liées à leur choix militaire en poussant à l'Europe de la défense comme Jean-Yves Le Drian l'a fait à plusieurs reprises. Dans Le Figaro Magazine du 7 décembre il déclare: «L'Union neuropéenne, par la voix de Catherine Ashton, a présenté un concept de gestion de crise le 19 novembre dernier. Ce projet répond tant à l'urgence qu'à l'enjeu de la situation au Mali. C'est un pas historique que franchit l'Europe.» En fait de pas historique, le Conseil Affaires étrangères de l'UE du 19 novembre a décidé la mise en place d'une mission militaire s'inscrivant dans la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC) pour appuyer la réorganisation et l'entrainement des forces armées maliennes. Ce projet, plutôt modeste, prévoit la mobilisation de 250 formateurs (sous protection de 150 autres militaires) pour l'entrainement durant 6 mois de 4 bataillons de 650 soldats maliens. Au cours de ce Conseil Affaires étrangères du 19 novembre, Guido Westerwelle, chef de la diplomatie allemande, a souligné que c'est l'approche politique qui doit être mise au centre du dispositif, et non les moyens militaires. On retrouve ici les contradictions entre Etats membres, leur rapport, dépendant mais différencié, à l'OTAN et aux Etats-Unis, dans une crise de la construction européenne qui atteint la crédibilité même du rôle de l'Union européenne.