xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> Elections europ?©ennes de Juin 2009: modalit?©s officielles - Henri MOULINIER : Rss Article 26661917 http://www.moulinier.info/article-26661917-6.html Les 25 derniers commentaires publiĂ©s sur l'article "Elections europĂ©ennes de Juin 2009: modalitĂ©s officielles" du blog "Henri MOULINIER" fr http://fdata.over-blog.com/0/43/64/00/avatar-blog-8528318-tmpphpvIVeQo.jpeg Elections europ?©ennes de Juin 2009: modalit?©s officielles - Henri MOULINIER : Rss Article 26661917 http://www.moulinier.info/article-26661917-6.html Tue, 03 Feb 2009 14:18:16 +0100 Tue, 03 Feb 2009 14:18:16 +0100 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2009, Henri Moulinier http://www.rssboard.org/rss-specification/ Sitemap Le ministère a cassĂ© ma dĂ©cision (ce n'est pas le seul cas hĂ©las, car de
plus en plus de « salariés protégés » se trouvent ainsi abattus).

Pourtant, tout ce qui s'est passé, d'un bout à l'autre dans cette
affaire, aurait dû donner superbement raison à la déléguée syndicale, et
le fait que le tribunal administratif ait confirmé le ministère, me
stupéfie. Je ne sais si la salariée ira en Conseil d'état, mais elle est
tellement dans son bon droit, que cela mériterait d'être tenté.

Le juge Madre m'a convoqué pendant 5 heures le 7 mars 2007 alors que je
revenais de Périgueux où avait été jugé et condamné l'assassin de deux
de mes deux collègues (à Saussignac le 2 septembre 2004).

Je l'ai alors surpris en lui apprenant un point de droit qu'il ignorait, c'est qu'un
avis du CE favorable au licenciement d'un délégué n'était qu'un élément
indicatif et ne s'imposait pas Ă  l'inspection du travail.

Je n'ai entendu parler de rien entre le 7 mars 2007 et le 21 novembre
2008 et je croyais légitimement la plainte pour « chantage » mort-née.
Car si des patrons réussissent à force d'argent et d'entregent à faire
convoquer des inspecteurs du travail devant les juges, c'est le contrĂ´le
de tout le droit du travail qui sera entravé, et non pas un CE bidon.
Invité à un CHSCT Guinot, en juillet 2008, je m'y suis rendu, et sans
surprise, j'ai pu constater qu'il ne se tenait pas, que le responsable
du CE/CHSCT, le même qui avait voté le licenciement de la salariée,
n'était même pas dans les locaux, que le CHSCT était aussi « bidon » que
le CE.

Le juge Madre aurait interrogé par écrit le Directeur général du
travail, en droit, en décembre 2007 et m'a re-convoqué le 7 octobre 2008
: atteint d'une pneumonie avec complication, je n'ai pu y déférer. Puis
le 21 novembre 2008 il m'a mis en examen Ă  ma grande surprise.

Le Parisien cite, dans un entrefilet fielleusement présenté, la lettre
du directeur général du travail, (DGT) Jean-Denis Combrexelle, affirmant
qu'un inspecteur du travail qui intervient dans un CE a « un
comportement professionnel aberrant ». Mais cette lettre ne me concerne
pas ! Le juge Madre me l'a précisé : « J'ai interrogé votre directeur,
bien sûr, en général, sans lui dire qu'il y avait le moindre lien avec
vous ». La réponse du directeur est déconnectée de la situation concrète
du 24 juillet 2004 Ă  Guinot.

Ă€ moins, mais je n'ose le penser, que ce directeur n'ait eu vent de
quelque chose et ait « chargé » le contenu de sa réponse de façon à ce
que le procureur renonçant à évoquer un « chantage », relaie la plainte
improbable de Guinot en évoquant une « entrave au CE ».

Ce directeur (DGT), Jean-Denis Combrexelle et moi, sommes en effet, en
conflit idéologique ouvert, puisqu'il m'a convoqué le 9 avril 2008 pour
me menacer dans l'exercice de ma fonction d'inspecteur du travail : ce
DGT est celui dont « Liaisons sociales » révélait qu'il dînait chaque
mois avec Denis Gauthier-Sauvagnac, celui qui a fait la fameuse «
recodification du code du travail » contre laquelle je me suis tant
battue, avec notamment Jacques Barthélémy grand avocat du Medef,
celui
enfin qui m'envoie des lettres administratives comminatoires pour me
rappeler en permanence Ă  l'ordre, et me faire taire chaque fois que je
parle dans un média. Avec le Directeur départemental, ils m'ont supprimé
toute part de primes depuis de longues années, injuste rétorsion qui ne
me fera pas céder. Son accusation est classique : je mélangerais les
genres entre mes engagements syndicaux et politiques et mes missions de
service.

Il convient de reprĂ©ciser qu'un inspecteur du travail est                  « indĂ©pendant"

 selon la convention 81 de l'OIT. Nous sommes indĂ©pendants mais pas
neutres. Nous avons pour mission « d'alerter les gouvernements en place
sur le sort qui est fait aux salariés ».
Nos assujettis ce sont les
employeurs, pas les salariés. C'est aux employeurs que devons faire
respecter le code du travail de la RĂ©publique
. Il faut de l'imagination,
pour me mettre, moi, à six mois de ma retraite, après trente ans de
métier, en examen, pour « entrave à un CE ».

À l'émission « Ripostes », le 10 décembre 2006, Nicolas Sarkozy m'avait
dit « Je ne partage pas votre détestation des employeurs, M. Filoche ».

Je ne déteste pas les employeurs sauf ceux qui trichent et spolient
leurs salariés de leurs droits.
Je fais mon métier avec d'autant plus de
vigueur que la délinquance patronale augmente considérablement, que le
droit du travail est foulé aux pieds, pire méprisé bien au-delà de mon
secteur où j'ai 4 500 entreprises et 45 000 salariés. Mon expérience,
tous les jours, me fait rencontrer des « Guinot » : d'ailleurs j'engage
les investigateurs à regarder de plus prés,( au 1 rue de la Paix et pas
seulement), au delà de ma personne, la réalité de ce genre de patronat
qui fait tout pour mettre en cause l'action de l'inspection du travail
tout entière.