Henri MOULINIER
L'abstention s'est encore renforcée, en France
(59, 5%), comme dans l'ensemble de l'Union européenne (56,6%) (*)- Cela signifie que seulement 4 électeur(trice)s sur 10 sont allés voter, un triste record. L'Europe libérale apparaît comme trop éloignée des préoccupations des gens, dans un contexte de crise qui exige pourtant des réponses européennes fortes, dans un concert mondial. Mais cette Europe là pousuit une construction (ultra) libérale, qui fait la part belle aux multinationales de la banque, de l'industrie et des services, met en cause les droits sociaux dans un cadre concurrentiel ( en particulier fiscal et social).
- Mais rien n'a été fait du côté des médias, comme du pouvoir politique, pour informer les citoyens sur l'organisation de l'Union européenne, ses objectifs économiques, sociaus, écologiques, pour mieux masquer l'enjeu: poursuivre ou non une construction libérale de l'Europe. Il n'y a pas eu de réel débat, si ce n'est le duel très médiathisé en fin de "campagne" entre Bayrou et Cohn-Bendit, sur fonds de consensus libéral.
La droite européenne est majoritaire, mais plutôt en baisse
A l'image des liste de l'UMP et de ses alliés en France, la droite renforce sa présence au Parlement européen. Certes, en France la droite progresse en % ( mais elle "gagne" avec 28% des ... votants, soit 10,8%des électeurs inscrits.Mais elle est souvent en baisse ( Grèce: -11%, Allemagne: -7%, Autriche: -3%, Italie: 63% sur les législatives. Dans les pays dirigés par des socialistes ou socio-démocrates, les conservateurs progressent, mais avec une avance limitée: Royaume-Uni: +1,9%, Espagne: +1%, alors qu'au Potugal la droite enregistre une victoire surprise
...Les plans européens de démolition des services publics ( telle la Poste,...), de la la vie associative, .. vont se poursuivre, et la concurrence entre Etats et entre travailleurs s'accentuer.
En France, Sarkozy et la droite pavoisent. Mais ils en oublient les 60% d'abstention, souvent volontaires, face à une Europe que les gens n'apprécient pas avec ses politiques libérales. En définitive, les droites européennes "gagnent" en sièges, mais leur politique européenne ultralibérale est très majoritairement rejetée, faisant surtout le jeu de nationalistes, comme en Angleterre ( 2 élus d'extrême droite), ou en Italie (avec la progression de la Ligue du Nord)
L'écologie politique fait une percée, en France, comme dans d'autres pays
C'est une vrai succès qu'engrangent les listes d'Europe Ecologie, en particulier, en France, là encore en n'oubliant pas les 60% d'abstention. L'amalgame de la carpe et du lapin ( Cohn-Bendit et José Bové) s'est transformé en une réelle dynamique politique, face à une situation grave, très grave: celle du devenir de notre planête, menacée par le réchauffement climatique. C'est l'espèce humaine elle-même qui est menacée. Pas étonnant que les analyses et propositions écologiques aient fait un tabac.
Cependant, cette approche écologique me semble être limitée par l'acceptation du libéralisme économique, le carcan des Traités européens, carcan que reprendrait le Traité de Lisbonne s'il était ratifié
A gauche, c'est la déroute du PS, mais aussi l'échec du
NpaLe PS paie ses batailles d'egos internes et son acceptation du Traité de Lisbonne, porteur d'ultralibéralisme. Il va devoir procéder à une introspection majeure pour son avenir, faute de quoi, il risque de poursuivre son déclin politique, malgrè son implantation élective dans les Collectivités locales.
N'a-t-il pas intérêt à se recadrer dans une réelle démarche de gauche, comme d'ailleurs l'ensemble des Partis socialistes et socio-démocrates européens, et rompre avec une acceptation des dogmes et politiques européennes ultralibérales,ceux que porte le Traité de Lisbonne?
JL Mélanchon affirmait, au soir des élections, que "la gauche est dans le trou et cela au pire moment de la crise du capitalisme. Il faut regarder la réalité en face"." Elle peut disparaître de la scène politique, comme en Italie" "La côte d'alerte est dépassée, d'abord au PS qui doit rompre avec la politique le liant à la droite par le Traité de Lisbonne".
Le NPA fait certes 4,8%, mais il est loin des sondages qui, lors de son Congrès constitutif, lui donnait 9-10%.
Je le dis,
personnellement: le NPA paie sa politique de division de la gauche de gauche, son discours jusqu'au-boutiste, sans perspective concrète de changement réel de la société capitaliste,
solitaire et anti- unitaire. Ensemble, nous aurions pu et su créer une dynamique forte, capable de marquer de notre emprunte ces élections, à un bon niveau, qui aurait pu être supérieur au
PS. Va-t-on continuer comme cela?
Le Front de Gauche: peut mieux faire, mais c'est un
bon débutMalgrè le silence des médias pendant longtemps, la nouveauté de ce Front, il a réussi a dépasser les 6% ( 6,5% avec les départements français d'outre-Mer et les résultats de l'alliance des outre-mers, soutenue par le Front de gauche, et l'élection du communiste Paul Vergès de La Réunion - ce qu'a "oublié" le Ministère de l'intérieur).
Un début de dynamique politique s'est fait sentir. Cette démarche de Front de gauche doit se poursuivre pour l'avenir, dans les luttes et dans les urnes, mais aussi s'élargir.
Le Front de gauche doit continuer et s'élargir, en vue des prochaines élections
C'est le point de vue de JL Mélanchon et du PG, mais aussi de MG Buffet qui, au nom du PCF, déclarait dimanche soir a salué "le formidable espoir" incarné par le bon résultat du Front de gauche, d'autant plus remarquable dans un paysage d'une gauche émiettée et affaiblie par le faible score du PS". Et d'ajouter que ce résultat valide "une démarche d'union sur un projet politique qu'il faut poursuivre dans d'autres échéances électorales, mais en l'élargissant encore" à d'autres forces et acteurs.
C'est le sens de l'appel lancé au nom du Front de gauche, dimanche soir, par Christian Piquet, de la Gauche Unitaire issue du Npa, "aux hommes et aux femmes de gauche" à "rejoindre l'esprit de ce Front de gauche, qui est de rassembler toute la gauche de gauche"
Personne, à gauche, ne pourra éviter le débat: chacun doit-il continuer à mener son propre bateau ( cela est vrai pour le Npa, comme pour la petite soeur de Lutte Ouvrière), ou bien travailler ensemble à un projet de transformation sociale rassembleur, le plus largement possible. Cela concerne aussi le Parti Socialiste et ses militants
Et maintenant, le vie continue, la crise aussi:
nous avons besoin de luttes, de débats et d'espoir! Non? Qu'en pensez-vous?
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
(*) A propos de l'abstention:
° France: 1979 : 39,3% - 1984: 43,3% - 1989: 51,2% - 1994: 47,3% - 1999: 53,2% - 2004: 57,2% et 2009: 59,5%
° Autres pays européens:
Allemagne; 56,7% - Autriche: 57,6% - Belgique: 9,61% ( vote obligatoire) - Bulgarie: 62,27% - Chypre: 40,6% - Danemark: 40,48 - Espagne: 55,7% - Estonie: 56,8% - Finlande: 59,7% - Grèce: 47% - Hongrie: 63,71% - Italie: 33,6% - Irlande: 42,4% - Lettonie: 43,94% - Lituanie: 79,09% - Luxembourg: 9% - Malte: 21,19% - Pays-Bas: 63,5% - Pologne: 72,6% - Portugal: 62,9% - Roumanie: 72,6% - Royaume-Uni: 65,73% - Slovaquie: 80,36% - Slovénie: 71,98% - R Tchèque: 73% - Suède: 57,06%
Cette abstention est forte voire très forte dans nombre de pays de l'Est intégrès dans l'Union depuis 2004 pour l'essentiel, mais aussi dans les pays les plus anciens de l'Union
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Déclaration du Bureau National du Parti de gauche:
"Continuer et
renforcer le Front de Gauche"
Le 7 juin, dans les urnes, l’Union Européenne est devenue un désert de la démocratie. Les milieux populaires s’en sont auto-exclus par une abstention presque totale. Les élites sociales la dominent presque sans partage. Du coup, ce qui va déjà mal ira encore plus mal.
La droite l’emporte quasiment partout en Europe.
En France, toutes listes confondues, elle est majoritaire en voix. Il faut regarder cette réalité en face. La droite a la main au moment même où sévit une crise historique du capitalisme. C’est
vrai dans toute l’Europe. Le Parlement européen sera ainsi le plus à droite depuis sa création en 1979.
Les partis sociaux-démocrates dominants à gauche en Europe portent la principale responsabilité de ce désastre.
Face aux partis de droite, ils n’offrent aucune alternative. Aux mieux proposent-ils la régulation du capitalisme financier. Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn comme horizon. « Non merci »
ont répondu les salariés dans tous les pays, délaissant une partie qui semblait jouée d’avance entre pareil et même. Tous les modèles sociaux-démocrates sont en déroute. En Italie, pays des
primaires, la défaite est sans appel. En Grande-Bretagne, pays du « parti unique à gauche », le Labour, l’effondrement est historique. C’est donc un problème d’orientation politique qui est
posé à la social-démocratie en Europe.
Le Parti socialiste en France peut-il en tirer les conséquences ?
Va-t-il renoncer à son alignement sur le PSE ? Va-t-il enfin renoncer à cogérer le Parlement européen avec la droite à travers le groupe du PSE ?
Le Parti de Gauche appelle solennellement le Parti socialiste à changer d’orientation en rompant ses liens avec la droite européenne et les politiques libérales
qu’ils impliquent.
Enfin, on note le résultat élevé de l’autre gauche.
Au sein de celle-ci le Front de Gauche a été le plus convaincant et obtient 6,5% des voix. Il apportera 5 élus au groupe de la Gauche Unitaire Européenne (3 dans
le mandat précédent alors que le nombre de députés européens élus en France a baissé). Le résultat montre aussi qu’unie l’autre gauche aurait changé le paysage politique de l’élection. Nous
aurions obtenu 12 élus au lieu de 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA et LO. Nous aurions privé le FN de son siège dans l’Est, battu Le Pen dans le Sud-Est et Hortefeux dans le Centre.
Nous aurions produit un bouleversement politique majeur. Si nous nous unissons celui-ci est toujours à notre portée.
Face à la crise politique qui grossit et à l’échec de la ligne démocrate épousée par le Parti socialiste, le Front de Gauche est la seule stratégie permettant de construire une nouvelle majorité populaire pour gouverner la France au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers des privilégiés de la finance.
Le Parti de Gauche propose donc
de continuer et renforcer le Front de Gauche.
Il s’adresse au PCF, à Gauche Unitaire, à République et Socialisme, à tous les membres des comités d’initiative et de soutien qui ont participé au Front de Gauche pour changer d’Europe pour
leur proposer un Front de Gauche permanent, présent dans les luttes et dans toutes les élections, des régionales de 2010 aux présidentielles et législatives de 2012, ainsi que lors des
élections partielles qui se dérouleront d’ici là. Il adresse cette proposition à toute l’autre gauche, notamment au NPA, aux Alternatifs, à Ecologies solidaires et au MRC.
Cette unité serait décisive pour impliquer les citoyens et plus particulièrement les
classes populaires dans le combat politique pour une alternative. Elle permettrait la constitution d’un véritable Front Populaire. Elle faciliterait
l’élaboration de l’alternative au capitalisme rendue plus urgente que jamais par la catastrophe écologique et la crise économique, sociale et politique actuelle.
Je crois qu'il faut attendre un peu que la situation se décante, en particulier avec les réunions des instances des différentes organisations politiques, pour connaître les premières analyses des résultats et propositions Cela va venir très vite
Question: : avec qui discuter de la construction de cette force politique que tu évoques?
Le 9 juin, alors que la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte (CNLL) s'est réunie à Paris, les médias continuaient à parler d'une « victoire de l'UMP » aux élections européennes. Une telle « victoire » légitimerait d'après certains la poursuite par Nicolas Sarkozy et son gouvernement du démantèlement des services publics français : CNRS, INSERM, Universités, éducation nationale, Santé... C'est oublier allègrement que cette prétendue « victoire » de l'UMP aux élections au Parlement Européen a été obtenue sur seulement 38.88% de suffrages exprimés parmi les électeurs inscrits. Un record d'abstentions et de votes blancs et nuls. De surcroît, le 28% des suffrages exprimes obtenu par l'UMP s'accompagne d'une débâcle de la « gauche » prêteuse de ministres et de conseillers. Ensemble, l'UMP et le Parti Socialiste (PS) obtiennent un total de 44,35% des sufffrages exprimés, soit 17.24% des électeurs inscrits. La situation n'est guère différente dans l'ensemble de l'Union Européenne. Plutôt qu'une quelconque résussite électorale, le bilan réel de l'UMP et plus globalement de la « politique unique » est celui d'un vaste rejet de cette politique par la grande majorité des Français mais aussi des citoyens des autres pays européens.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/09/ump-ou-est-ta-victoire.html ]
http://clementineautain.fr
"je trouve étonnant que ne soit pas plus souligné le fait que la majorité gouvernementale n’a pas une assise sérieuse. Attention aux effets d’optique… Ce bloc de droite (sans le FN) n’a jamais fait un score aussi mauvais aux européennes. L’UMP ne rassemble qu’un tiers des votants. Et elle n’a pas de réserves ailleurs, et sans doute fort peu aussi parmi les abstentionnistes. Le total des voix de gauche est bien supérieur. Qu’on se le dise…4- Dans la gauche radicale, la division n’a une nouvelle fois pas permis de créer une dynamique suffisante. L’éparpillement du score (6,05 +4,88) ne lui permet pas d’apparaître commme une force politique de premier plan. Et la surprise s’est trouvée ailleurs, dans le rassemblement des écolos… L’arrivée en tête du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire autour de Christian Picquet ex-NPA) est le signe que l’aspiraiton à l’unité reste bien vivace. Même si elle fut imparfaite, notamment parce que le NPA lui a tourné le dos, l’unité revendiquée du Front de Gauche m’apparaît comme l’une des raisons majeures du renversement du rapport de force. En début de campagne, le NPA cristallisait entre 9 et 12% des intentions de vote quand le FG stagnait à 3 ou 4%. La dynamique unitaire et la pugnacité de Mélenchon ont permis de renverser la donne et d’obtenir ainsi 4 sièges de députés européens (soit 2 de plus par rapports aux élus sortants du PCF). J’ajoute que la posture d’extériorité à cette élection et au champ proprement politique adoptée par le NPA n’a pas produit les effets positifs escomptés - mais, pour faire court, peut-on mobiliser son électorat en lui expliquant que la solution réside dans les luttes sociales - et uniquement là - et que les eurodéputés ne servent que de porte-voix à celles-ci ? Il n’en reste pas moins que l’abstention des jeunes et des catégories populaires a évidemment rejailli sur le vote NPA. Et que le NPA, même s’il n’a obtenu aucun élu, fait plus que l’ex-LCR. Bref ! Tant mieux si le Front de Gauche décide de poursuivre et de s’élargir. Par exemple, changera-t-il d’attitude vis-à-vis de la Fédération (à laquelle j’appartiens et qui se réunit ce week-end pour discuter des choix à venir) ? Rappelons qu’elle n’était pas la bienvenue dans cette campagne, n’ayant même pas eu droit à une réunion de discussion car le PCF avait mis son veto - querelles de clochers, quand tu nous tiens… Surtout, quels moyens se donnera-t-il pour un élargissement plus significatif, à l’égard de forces organisées et inorganisées ? Et au service de quelle stratégie politique à venir ? L’union de toute la gauche, telle que certains en son sein le suggèrent, ou l’unité de la gauche de transformation sociale et écologique ? C’est pas la même… Quant au NPA, va-t-il se refermer plus encore ou réviser sa stratégie solitaire ?5- Je crois plus que jamais à la nécessité pour la gauche radicale de se rénover, sur le fond et sur la forme, et de fédérer toutes les énergies (et pas seulement les organisations politiques) qui se revendiquent d’une gauche digne de ce nom. Les deux démarches me paraissent indispensables. Les listes Europe Ecologie n’ont-elles pas en partie tiré leur succès d’une image d’unité et de novation ?
Le PCF propose “un Front de gauche élargi”
Satisfaite des résultats aux élections européennes, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, a affirmé sa volonté d’unir l’ensemble de la gauche.
Avec un score de 6,47 % recueilli aux élections européennes, le Front de gauche (qui regroupait le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire) se félicite. « Un score satisfaisant pour une démarche naissante », affirme Marie-George Buffet, en citant les noms de leurs cinq élus parmi lesquels l’ancien PS Mélenchon. Forte de ces succès, la première secrétaire du Parti communiste appelle toutes les forces de gauche qui veulent construire une majorité de gauche. « Le Front de gauche n’a pas de frontières. Cette démarche d’union sur la base d’un projet politique, il faut la poursuivre », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse. « Quand je dis continuer, je ne dis pas qu’on ne continue qu’à trois (PG, PCF et Gauche unitaire), on continue à quatre, cinq […] on continue pour s’élargir », a-t-elle ajouté dans une allusion au PS et au NPA d’Olivier Besancenot.
SONDAGE
54% des Français favorables à une fusion des gauches
NOUVELOBS.COM | 13.06.2009 | 12:41
Selon un sondage, les Français souhaitent une fusion du PS avec d'autres partis de gauche. Les sympathisants de gauche sont les plus favorables à cette fusion.
Selon un sondage Ifop publié dans le journal Sud-Ouest samedi ,54% des Français sont favorables à une fusion du PS avec d'autres partis de gauche. (Sipa)
Selon un sondage Ifop qui sera publié dans le journal Sud-Ouest dimanche 14 juin, 54% des Français se déclarent favorables à une fusion du Parti socialiste (PS) avec d'autres partis pour créer un grand parti de gauche. Le sondage a été réalisé après les élections européennes de dimanche dernier, qui se sont traduites par l'échec des socialistes.
20% des personnes interrogées se disent "tout à fait" favorables à l'idée d'une fusion, et 34% "plutôt" favorables. Au contraire, 43% des sondés sont hostiles à une telle perspective. Parmi eux, 24% se disent résolument contre, tandis que 3% ne se prononcent pas.
La gauche est la plus favorable à une fusion
Sous-catégorie de l'échantillon sondé, les sympathisants de gauche sont encore plus favorables à la mise en place d'une grande formation politique de gauche. Les militants du Parti communiste le souhaitent à hauteur de 77%, 71% des électeurs du PS y sont favorables, tandis que 61% des sympathisants des Verts se déclarent pour cette union.
Crainte de la droite, approbation du Modem
Par tranche d'âge, les moins de 25 ans approuvent cette idée à hauteur de 57%. Même approbation chez les plus de 65 ans (57% également). Les classes moyennes approuvent à 57% pour les professions intermédiaires, et à 58% pour les employés.
C'est dans le Sud-ouest, bastion historique du PS, que la perspective d'une fusion est la plus approuvée.
A droite, en revanche, les électeurs de droite les électeurs craignent la mise en place d'un grand parti à l'efficacité électorale comparable à celle de l'UMP. Côté Modem, les électeurs du parti de François Bayrou sont à 64% favorables à une refondation de la gauche, selon ce sondage.
- Enquête Ifop réalisée par téléphone les 11 et 12 juin auprès d'un échantillon de 1.019 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
Dernière nouvelle…..et bonne nouvelle…et pleine de sens…Canton d’Anduze (Gard) : la candidate de
www.alternatifs.org
COMMUNIQUE 14 JUIN 2009
Jean-Jacques Boislaroussie 06 70 25 68 36
Rachel Lafontaine 06 47 56 33 90
ANDUZE, MANTES, AIX-EN-PROVENCE :
dépasser les divisions, avancer pour un projet commun.
Dans, le Gard, dans le canton d'Anduze, la candidate de gauche
alternative, soutenue par les Alternatifs, la Fédération, le NPA, les
Verts l'emporte très largement au deuxième tour avec 58% des suffrages
exprimés.
A Mantes la Jolie, une candidature commune dans le canton de Bédier est
soutenue par les groupes locaux DECIL et Alternative Citoyenne, comme par
les Alternatifs, le NPA, le PCF et le PG.
A Aix-en-Provence, l'union se réalise pour les Municipales entre le NPA,
le PG, le PCF et UMS (La Fédération).
Et si l'unité de la gauche de transformation sociale et écologique et de
l'écologie antilibérale commençait à se construire ? Par en bas.