Henri MOULINIER
Il crie "Sarkozy, je te vois" devant la police: convoqué!
Il ne s'attendait sans doute pas à être convoqué au tribunal de police...
Le 27 février 2008, un enseignant marseillais de 47 ans assiste à un contrôle d’identité à la gare Saint-Charles, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Comme le contrôle lui semble musclé, il intervient. Et se met ainsi à crier, à deux reprises : «Sarkozy, je te vois», selon Le Parisien.
Des cris qui provoquent l’amusement des passagers qui assistent à la scène.
Seulement, ce jour-là, les policiers ne goûtent guère l’humour de l’enseignant.
Les policiers, qui se sentent gênés par l’enseignant, l’emmènent au commissariat et lui dressent un procès-verbal, précise Le Parisien.
Les policiers affirmant que «par la durée et la répartition de ses cris», l'enseignant a porté atteinte à la tranquilité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique.
L’enseignant, qui pensait que l’affaire était classée, a reçu le 20 avril dernier une convocation à comparaître, le 19 mai, devant un juge de proximité, toujours selon Le Parisien.
Et le motif des poursuites est ...aggravé!!!
Selon son avocat, Me Philippe Vouland, le motif des poursuites a changé : il est désormais reproché à son client un «tapage injurieux diurne troublant la
tranquillité d'autrui», délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.
Me Vouland va plaider la nullité de la citation, car, explique-t-il
«parler plus fort que de raison dans une gare comme Saint-Charles, en pleine heure de pointe, ne peut en aucun cas constituer une contravention».
Il ne fait pas bon "voir" du Sarkozy partout, qu'on se le
dise!!!
Moi, qui ne veut plus le voir, je lui dit " Casse toi pauv'c..."! Ce que
Nicolas n'avait pas hésité à dire à une personne qui l'interpellait lors d'un Salon ( de l'agriculture), sans pour autant avoir été soupçonné et poursuivi pour "tapage injurieux et diurne
troublant la tranquilité d'autrui"!
C'en est assez de ce fait du prince qui n'accepte pas la contradiction, veut nous faire taire, méprise ceux qui luttent contre sa politique ultraréactionnaire. Oui, "Casse toi!" Et
aidons-le à partir en sanctionnant sa politique le jour des élections européennes, lui qui a volé notre parole, notre citoyenneté, en refusant de refaire un référendum sur le Traité de Lisbonne,
pourtant véritable clone du Traité Constitutionnel européen que nous avions rejeté en Mai 2005, par un Non majoritaire
du peuple français.
Cher collègue, je suis profondément solidaire avec toi et s'il le faut, je suis prêt, et je suis sûr de ne pas être le seul, à faire du "tapage diurne" contre les
poursuites qui sont engagées contre toi
Amitiés
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Crier "Sarkozy, je te vois" = 100 euros d'amende requis
"Le réquisitoire était surréaliste" a dit l'avocat du prof de philo Maître Philippe Voulant mardi 19 mai, , ajoutant "ne pas être seul à le penser
Pourquoi?
"Comme l'interpellation est censée avoir duré 5 mn, l'officier du ministère public a été jusqu'à compter combien de fois mon client avait pu dire les mots 'Sarkozy je te vois' en 5 mn, et a trouvé 60 fois! Surréaliste, non?".
Une amende de 100 euros requise
C’est finalement une amende de 100 euros qui a été requise ce mardi par le tribunal de police de Marseille à l’encontre de ce professeur de philosophie, qui, le 27 février 2008 a crié
«Sarkozy, je te vois» à des policiers qui effectuaient un contrôle de police, à la gare Saint-Charles de Marseille, selon Le Figaro.fr.
Lors de son réquisitoire, l’officier du ministère public a estimé que le professeur n’avait pas agi comme un «philosophe» qui aurait «voulu donner une leçon d'humour aux policiers».
Pour l’officier du ministère public, l’enseignant aurait porté atteinte à la tranquillité du voisinage.
"A l'entendre, mon client a clairement perturbé les policiers" nous dit son avocat.
Précisant même que ces «Sarkozy, je te vois» pouvaient, dans une certaine mesure, relever de l'injure !
"L'offcier a sorti de la jurisprudence pour dire que oui, ça pouvait relever de l'injure" nous dit-il aussi.
"100 euros c'est pas énorme, et cette somme veut dire qu'en fait ce n'est pas trop grave, mais elle ne me permet pas de faire appel" nous dit l'avocat.
Pourquoi? "Car pour faire appel il faut que la condamnation s'élève à plus de 150 euros" nous explique-t-il.
Et maintenant? "Il ne nous reste plus que le pourvoi en cassation, j'en parlerai à mon client, mais ce n'est pas d'actualité. Je suis confiant et espère une relaxe lors du délibéré, le 3 juillet."
Moi aussi!!!