Henri MOULINIER

Les personnels et médecins des hôpitaux se réunissent,   jeudi 14 mai,  pour contester le projet de loi Bachelot.

La journée d'action à l'hôpital prendra la forme de manifestations, comme à Paris, à Lyon et à Marseille, et de rassemblements ailleurs, selon la CGT-Santé, premier syndicat de salariés non-médecins dans les hôpitaux.

Un appel à agir qui s'élargit contre la loi Bachelot

La plupart des syndicats de praticiens hospitaliers et de personnels appellent à la grève au niveau national, même si les mobilisations seront définies localement. L'appel est plus large que celui du 28 avril, qui, chez les non-médecins, concernait surtout l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Les grèves de médecins pourront provoquer des reports des activités programmées. Mais même en cas de forte participation, les opérations urgentes et la continuité des soins seront assurées. La manifestation parisienne du 28 a réuni entre 8.000 et 20.000 personnes, tandis que des rassemblements ont eu lieu dans quelques villes.

Des concessions insuffisantes de N Sarkozy

Les concessions récentes promises par l'exécutif sur le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, territoires" (HPST), notamment pour assurer un meilleur équilibre dans les hôpitaux entre le pouvoir des directeurs et celui des médecins, n'ont pas apaisé les principaux opposants au texte.

" La grogne n'est pas près de s'arrêter ",  a dit le professeur Bernard Debré

 Le Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP), lancé par des chefs de services parisiens et soutenu par les principaux syndicats, a estimé : "Même amendée, la loi Bachelot met en place un pouvoir vertical politisé."

"Le gouvernement ne bougera plus de cette ligne" (Fillon). Et bien, il doit encore bouger!

Jeu 14 mai 2009 Aucun commentaire