Henri MOULINIER
Lors du dernier Conseil Municipal, lors du débat qui a suivi une des mes interventions sur la nature des vases de Baie ( voir article sur ce blog), Jean-François Fountaine a voulu "réajuster le cap" comme
l'écrivait le lendemain, 22 janvier, Thomas Brosset, journaliste de "Sud-Ouest".
Jean-François Fountaine a, en effet, déclaré:
" La qualité des eaux de la baie de La Rochelle est excellente. Au
point que de nombreux professionnels des cultures marines demandent de s'y implanter"
Ce dimanche, j'ai voulu vérifier une information: la pêche à pied est-elle toujours interdite dans ce secteur? Je suis allé à la plage des
Minimes, du côté des bâtiments de sécurité et du bloc WC. Il y a 2 panneaux identiques .
Le cliché ci-joint montre à l'évidence que la pêche à pied est bien interdite pour des "raisons sanitaires"
De 2 choses
l'une:
1- Ou bien, ce panneau municipal dit vrai ( un arrété du Préfet de 2002)
Mais alors quelles sont ces "raisons sanitaires" qui interdisent la pêche à pied ? N'y a t-il pas un lien avec le contenu des eaux, des boues
de la Baie? Auquel cas, JF fountaine aurait dit une chose erronée: la qualité des eaux ne serait pas
"excellente". Et les prétendus " professionnels des cultures marines" ont-ils connaissance de cette interdiction. Ou bien, existe-t-il vraiment une demande de leur
part?
2- Ou bien cette interdiction n'est pas ou n'est plus justifiée, et alors pourquoi la maintenir et verbaliser les pêcheurs à pied qui s'aventurent dans la Baie, à marée
basse?
J'ai demandé au Maire de La Rochelle d'avoir la possibilité d'intervenir au Conseil Municipal de ce Lundi 4 Février à 18h, en début de séance, pour
poser ces questions.
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Complément au 5/2/08
J. F Fountaine
s'est égaré dans ses explications
lors du Conseil Municipal du
4/2
° Il a prétendu que la pêche à pied était interdite entre le Pont de Ré et la Pointe des Minimes, car c'était "le périmètre administratif du port" ( de la Pallice). Et m'a donné connaissance des articles du Code Rural qui détermineraint cette question: les
articles R231-37 et R231-51
° Je suis allé sur le site de "Légifrance" et, lecture faite, ces 2 articles ne font pas du tout référence au "périmètre administratif du port" de La Pallice, mais des
"zones de production des coquillages" et de leur classemenrt ( art 231-37).
° La vérité est différente: dans une lettre transmise au Député-Maire de La Rochelle, en date du 12 avril 2006, le directeur de la DDASS de
Charente-Maritime écrivait en le soulignant, je cite: " La baie de La Rochelle reste interdite à la pêche à pied de
loisirs du phare du Nouveau Monde au pont de l'Ile de Ré en raison des risques sanitaires liès aux activités industrielles développées sur la zone littorale"!!!
Je tiens à votre disposition les copies des documents:
henri.moulinier@orange .fr
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Et cela pour les déposer dans une fosse... au large de l'Ile de Ré?
bonjour
pourtemps plein de personnes se nourie de cette pèche a pied moi compris
et ont se régale
je n'est jamais été malade ;
il y a bien lieu de s'interroger sur la pollution historique de la baie de la Rochelle, voici des extraits de rapports publiés par SURFRIDER , qui n'est pas seulement une association des amateurs de surf:
Un rapport de la Commission de Indépendante sur la Radioactivité (CRIIRAD) « jusqu’à la fin 1974, l’usine Rhône-Poulenc rejetait tous ses déchets radioactifs liquides et solides directement en mer. (…) Que des effluents contenant des produits actifs et chimiques étaient rejetés par un grand tuyau sur la grève du Port-neuf, et ont contaminé les sédiments de la baie de La Rochelle. » qu’il y a « des centaines de sites abandonnés et pollués, où l’on ne sait guère ce qui y a été déposé. (…) Même dans le domaine nucléaire, a priori mieux contrôlé que le domaine chimique, il y a des exemples: l’usine des terres rares de Rhône-Poulenc à La Rochelle »,
Recherche et d’Information
En 1986, un rapport du Ministère de l’environnement reconnaissait
En 1998, à La Rochelle, l’usine Rhône-Poulenc Baie »; la société Rhodia « fait part de son étonnement et dément catégoriquement tout type de rejet radioactif. » radioactif. » Rhodia souligne à cette occasion avoir mis en place un plan environnemental important. Or, un rapport d’expertise indépendant, donne une interprétation bien différente: « Notre interprétation des analyses des sédiments marins au droit et à proximité de l’émissaire (Rhodia) est que la contamination radioactive est lourde. (…) En tenant seulement compte des résultats non pénalisants, la teneur en thorium jusqu’à 2 km de l’émissaire dans la baie intérieure de La Rochelle est 20 fois supérieure à la teneur naturelle moyenne des sédiments littoraux, et 130 fois supérieure jusqu’à 200 m. (…) Le carottage dans le havre du Port Neuf montre que les vases sont polluées sur au moins 1 m de profondeur d’une manière quasiment uniforme avec une légère accentuation dans les couches inférieures. Si l’on se réfère aux résultats de l’Institut de Physique Nucléaire de Lyon plomb 212 et thalium 208) est de 35000 Bq/kg. (…) de surface sur des estrans découverts par fort coefficient de marée et une partie des vases épaisses toujours immergées sont plus radioactives que les résidus solides banalisés dispersés dans le dépôt de Chef de Baie et stockés à l’intérieur de l’usine. » La conclusion du rapport est celle ci : « Le site terres rares (Rhodia) de La Rochelle est une anomalie administrative. 1991, 689 en 1994), ce qui transgresserait l’arrêté préfectoral en vigueur, et mobilisant des matières chimiques dangereuses inflammables toxiques ou explosives, ce n’est ni une Installation Nucléaire de Base ni une usine Seveso. très longue et l’accumulation dans l’enceinte d’un peu plus de 30 ha de déchets radioactifs frais met l’établissement en infraction permanente, expose le personnel et les riverains à des risques sanitaires et, dans l’état actuel, hypothèque la gestion écologique de la Baie de La Rochelle et son développement harmonieux et sans servitude » . En 2001 l’usine Rhodia, en réponse à l’accusation de rejets radioactifs, précisait qu’un « nouveau plan visant à réduire de près de 90 % ce type de rejet (aveu implicite de rejets radioactifs !) a été défini. Il représente un montant d’investissement de 10 millions de francs et devrait être opérationnel dès le printemps 2002 »;
Effectivement si aujourd'hui la pollution est surveillé, le passé finit toujours par refaire surface comme dans la Baie de San Franciscoest cédée à Rhodia. En juin 2001, l’association
« Surfrider Foundation Europe » fait état de « rejets
radioactifs de la société Rhodia sur la plage de Chef de
La société indique « qu’elle n’utilise aucune matière
première radioactive et ne génère de ce fait aucun effluent
(IPNL), l’activité pour 3 radioéléments (radium 228,
Une partie des sédiments meubles
Dépositaire à notre avis de plus de 1 000 curies (500 en
La survivance éparpillée de ses déchets historiques à vie
voir l'article sur le site de l'IFREMER
http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/20040920.htm
Concernant la pollution par le mercure des chercheurs d'or du XIXe siècle.
Et ce n'est pas du roman.....
Jack London