Droits de l'Homme

Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 09:09

Eric Woerth, cet homme, l'un des Ministres de Nicolas Sarkozy, celui qui pilote le nouvelle étape de la casse de notre système de retraite, chantre du lave plus blanc que dans les paradis fiscaux, telle la Suisse, a t-il trempé dans ces eaux suisses pour le compte de son mentor, le petit Nicolas, alors candidat à la Présidence de la République, en allantà Genève, en Suisse, dans un grand hôtel, récolter de l'argent des riches exilés UMP pour alimenter la caisse électorale de Nicolas Sarkozy?

Un journal, "le Matin" l'affirme, selon le quotidien régional "Sud-Ouest" du 21/6/10. Comment alors Eric Woerth pouvait-il ignorer qu'il y avait des comptes en Suisses, ceux de ces "bons" français, "patriotes" de coffres -forts et des comptes secrets, comme Mme de Bettencourt, l'une des premières fortunes de France, dont Mme Woerth était et est toujours salariée de la Société Clymène, qui gère la fortune de cette dame?

Je publie l'intégralité de cet article de "Sud-Ouest", que je reçois chaque matin, car l'analyse mérite une réponse claire et sans faux fuyant de la Justice.

Et j'ajoute au titre "L'affaire Bettencourt brouille l'image d'Eric Woerth"... et du Petit Nicolas Sarkozy ?                                                                             H.M.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

  Mr Woerth fait démissionner son épouse!

 

"(...) Depuis hier, les internautes familiers du site d'information Mediapart dégustent les extraits sonores des conversations piratées par l'ancien maître d'hôtel de la milliardaire. Les morceaux choisis par Mediapart révèlent l'étonnante proximité entre plusieurs ministres et l'entourage de la richissime octogénaire. À commencer par la séquence où Liliane Bettencourt signe à la demande de Patrice de Maistre, chargé de la gestion de son patrimoine, des chèques de 7 500 euros pour le financement des activités politiques de Valérie Pécresse et d'Éric Woerth. « En ce moment, il faut qu'on ait des amis… C'est le maximum légal… C'est bien, c'est pas cher, et ils apprécient », insiste le conseil de l'héritière du groupe L'Oréal.

Y a-t-il eu une relation de cause à effet ? Toujours est-il que quelques heures après la mise en ligne de cette bande-son, Éric Woerth, le ministre du Travail, rendait publique la démission de son épouse de la société qui gère la fortune de la vieille dame.

Dans un pas de deux parfaitement cadencé, l'entourage de Liliane Bettencourt se fendait ensuite d'un communiqué annonçant le retour en France des capitaux non déclarés détenus en Suisse. Des fonds à l'origine des suspicions tenaces dont fait l'objet Éric Woerth, ancien ministre du Budget, et donc à ce titre ex-grand patron du fisc français. (...)"    Sud-Ouest - 22/6/10

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° "L'affaire Bettencourt brouille l'image d'Éric Woerth"

Sud-Ouest - 21/6:2010 - Article intégral 
"Le ministre du Travail assure ne pas avoir été informé d'une possible fraude fiscale de la milliardaire pour qui travaillait son épouse. Il peine à convaincre. Le ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, Éric Woerth, n'a aucun souci à se faire. Le parquet français n'étant pas indépendant, il ne court pas grand risque de voir le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, ordonner une enquête pour vérifier s'il était oui ou non au courant de la fraude fiscale susceptible d'être reprochée à Liliane Bettencourt. Âgée de 87 ans, l'héritière du groupe L'Oréal est à la tête de la troisième fortune française. En 2009, elle détenait notamment près de 80 millions d'euros sur des comptes ouverts en Suisse dont l'existence avait été, semble-t-il, dissimulée au fisc. Éric Woerth, alors ministre du Budget, qui se faisait le chantre de la chasse aux exilés fiscaux, pouvait-il l'ignorer ? 

« Trop dangereux »  

La question n'est pas sans objet au regard de la position de son épouse, Florence. Elle est salariée de la société Clymène, chargée de gérer la fortune de l'octogénaire, que dirige Patrick de Maistre. Homme de confiance de Liliane Bettencourt, ce financier se dit l'ami d'Éric Woerth. C'est ce qui ressort des écoutes pirates effectuées par l'ancien maître d'hôtel de la milliardaire et remises à la justice. Dans ces enregistrements, Patrick de Maistre fait état de contacts et de rendez-vous avec Éric Woerth à une époque où le ministre demande aux évadés fiscaux de rapatrier leurs capitaux en France.

À ce moment-là, Patrick de Maistre, qui dit avoir recruté Florence Woerth à la demande de son époux, réfléchit au transfert des fonds de Liliane Bettencourt de la Suisse vers Singapour, ou l'Uruguay. « Si on ramène cet argent en France, cela va être compliqué », confie-t-il à Liliane Bettencourt en lui expliquant qu'il ne veut plus garder Florence Woerth dans son équipe. « Trop dangereux » au regard de la médiatisation de l'affaire.

 

Appel à la démission

« Éric Woerth, dont l'épouse travaille à organiser la fraude fiscale de Liliane Bettencourt, doit démissionner », tonne le député socialiste Arnaud Montebourg. Plus mesurée, l'ancienne juge d'instruction Eva Joly, élue députée européenne sous les couleurs d'Europe Écologie, n'en est pas moins sur la même ligne. « Sa démission s'impose en raison d'une contradiction d'intérêts incroyable. Il n'est pas extraordinaire de demander à un ministre d'être irréprochable. »

Acculé, Éric Woerth réagit sur le même mode que tous les politiques mis en cause (1). Il hurle au complot et évoque une tentative de déstabilisation à l'heure où il s'apprête à entamer un difficile bras de fer avec les syndicats sur la réforme des retraites. Sa défense se résume en quelques affirmations : « Si ma femme avait été informée de ces pratiques, elle aurait démissionné »… « Je ne connais pas les finances de Liliane Bettencourt »… « Je n'ai jamais donné aucune instruction ». Saura-t-on un jour avec précision qui savait quoi ?

 

Qui est vraiment Eric Woerth?

Une fois encore, l'affaire brouille l'image policée et brillante de ce ministre porté aux nues par Nicolas Sarkozy. Qui est véritablement Éric Woerth ? L'homme qui enfilait l'imperméable fripé de Columbo et n'hésitait pas à se servir de listings volés pour débusquer les fraudeurs réfugiés en Suisse ? Ou celui qui, trois ans plus tôt, en tant que trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, rencontrait dans un grand hôtel de Genève le club des donateurs UMP Suisse et ne cherchait sans doute pas trop à savoir si les chèques récoltés étaient issus de comptes d'exilés fiscaux (2)…

 

 (1) L'épouse d'Éric Woerth a décidé de porter plainte pour diffamation contre Arnaud Montebourg.

 (2) Journal « Le Matin », 20/9/2009.

Par henri Moulinier - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 10:56

Après avoir refusé cette mise en cause de 4 instances indépendantes de défense des Droits des citoyens, la majorité UMP du Sénat vient de virer sa cuti, sous la pression de l'Elysée. Pourtant, dans un premier temps, le rapporteur UMP Patrice Gélard s'était félicité d'installer des "contre-pouvoirs", avant d'accepter de se coucher devant les injonctions élyséennes et de revoter le texte dans le sens voulu par l'Elysée.

Ces sénateurs de droite se sont déshonorés en votant la suppression de 4 instances indépendantes pour les remplacer par une instance unique, non indépendante, " un(e) défenseur des droits".

Une mise en cause d'instances indépendantes

"La création de cette nouvelle instance unique a été prévue par la révision constitutionnelle de Juillet 2008" écrit Hélène Rouquette-Valeins dans Sud-Ouest du 5 Juin. Oui, et déjà à cette époque, il y avait eu des oppositions à cette révision.

La concrétisation de cette décision ne fait que renforger notre critique, celle de l'opposition de gauche, celles des ssociations de défense des Droits de l'Homme, comme la LDH ou France Terre d'Asile.

 

Quatre structures indépendantes disparaissent:

* le Médiateur de la République dont Mr Delavoye était le titulaire

* la C.N.D.S., Commission nationale de déontologie de la sécurité

* la Halde, Haute Autorité de lutte contre les discriminations

* la défenseur des enfants, dont la nouvelle titulaire était pourtant issue des rangs de l'MP

 

"Une institution forte", mais pas forte tête !!!?

Tel était le souhait de sa majesté de l'Elysée: "une institution forte, pour défendre l"ensemble des Droits"

Mais commente "Sud-Ouest" du 5/6/1: "forte mais pas forte tête"! Et d'ajouter: "Au lieu de devenir "le poil à gratter de l'exécutif", la nouvelle entité est déjà critiquée comme "un monstre à 4 têtes""

Ainsi, à propos de la suppression de "la Défenseur des enfants": "C'est la disparition d'une autorité indépendante dédiée aux droits de l'enfant et nous déplorons qu'une logique institutionnelle prenne le pas sur les impératifs essentiels de la protection des enfants" a déclaré Nathalie Ferruques, responsable de la mission France à l'Unicef

 

Et  cerise sur le gâteau: qui serait nominé? Jean-Pierre Delavoye!!!?

Il court dans les medias que le futur titulaire de ce poste, nommé par sa Majesté Nicolas le Petit, serait ... Jean-Paul Delavoye, actuel titulaire du poste de "médiateur de la République, UMP, ancien Ministre, ancien Président de l'Association des Maires de France, un proche ... de sa Majesté!

Oui, cest la mise en cause de la démocratie, qui a besoin de "contre-pouvoirs", comme disait Montesquieu en son temps, et que semblait faire sienne le Sénateur Rapporteur UMP Patrice Gélard avant de retourner sa veste au Sénat!

 

Cela mérite une réaction forte!!

Et aussi d'en finir avec ce pouvoir monarchique et sa politique d'atteinte à la démocratie et à nos droits!

Par henri Moulinier - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 10:56

"Tao Shi pourra finir ses  études à La Rochelle",

 Tao Shi, de nationalité chinoise, est étudiant à l'université de La Rochelle en 3ième année de Licence de Mathématiques, spécialité économie, devait être expulsé. Bien qu'ayant validé le 5ième semestre de l'année universitaire en cours, la Préfecture lui a refusé le renouvellement de sa carte de séjour au titre d'étudiant étranger, sous prétexte d'un changement d'orientation dans son parcours universitaire.
Tao Shi avait reçu une Obligation à Quitter le Territoire (OQT, l'appellation administrative pour un arrêté d'expulsion) prenant effet au 28 février. Malheureusement, il ignorait qu'il pouvait former un recours contre cette OQT et a cru que la situation se règlerait à l'amiable. Il s'est présenté  vendredi 19 mars à la Préfecture en toute bonne foi pour demander un nouveau titre de séjour. Il y a été immédiatement arrêté, puis il a été placé en garde à vue et emmené au Centre de rétention administrative (CRA) de Toulouse, d'où il risquait à tout moment d'être expulsé vers la Chine.

Le RESF 17, les associations, syndicats et personnes qui le composent, demandaient à Monsieur le Préfet de revenir sur sa décision pour permettre à Tao Shi de terminer ses études.  Ils dénoncaient d'une manière plus générale la pression constante mise sur les étudiantes et étudiants étrangers, qui n'est pas de nature à leur permettre d'accomplir des études en toute sérénité. Deux manifestations devant la Préfecture, une forte mobilisation de la communauté universitaire rochelaise ont fait entendre la voie de la sagesse.
Monsieur le Préfet de Charente-Maritime est revenu sur sa décision
C'est une victoire: " Tao Shi pourra finir ses  étudies à La Rochelle", comme le titre le quotidien Sud-Ouest du 24/3, qui a largement et positivement informé ces démarches depuis plusieurs jours!! Qu'il en soit remercié.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


Appel du RESF17
 
Sujet :  URGENT : NON à_l'expulsion_de_Shi_Tao_communiqué_et_appel_à_mobilisation

Un étudiant chinois en cours d'expulsion


 Tao Shi, de nationalité chinoise, est étudiant à l'université de La Rochelle en 3ième année de Licence de Mathématiques, spécialité économie. Bien qu'ayant validé le 5ième semestre de l'année universitaire en cours, la Préfecture lui a refusé le renouvellement de sa carte de séjour au titre d'étudiant étranger, sous prétexte d'un changement d’orientation dans son parcours universitaire. Tao Shi avait reçu une Obligation à Quitter le Territoire (OQT, l’appellation administrative pour un arrêté d’expulsion) prenant effet au 28 février. Malheureusement, il ignorait qu’il pouvait former un recours contre cette OQT et a cru que la situation se règlerait à l’amiable. Il s'est présenté hier vendredi 29 mars à la Préfecture en toute bonne foi pour demander un nouveau titre de séjour. Il y a été immédiatement arrêté, puis il a été placé en garde à vue et emmené au Centre de rétention administrative (CRA) de Toulouse, d'où il risque à tout moment d'être expulsé vers la Chine.

Le RESF 17, les associations, syndicats et personnes qui le composent, demandent à Monsieur le Préfet de revenir sur sa décision pour permettre à Tao Shi de terminer ses études.

Ils dénoncent d'une manière plus générale la pression constante mise sur les étudiantes et étudiants étrangers, qui n'est pas de nature à leur permettre d'accomplir des études en toute sérénité.


 Ils appellent à un rassemblement devant la Préfecture de La Rochelle
                                                      lundi 22 mars à 18 h.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 
 
Article sur le Sud Ouest du 22 Mars 
 
 
"EXPULSION. 
 
Tao Shi, étudiant en sciences à La Rochelle, aurait eu le tort de changer d'orientation et de 
redoubler. Il pourrait être expulsé d'un jour à l'autre vers la Chine
Recalé, expulsé... 
 
Autour de Yue Wen, petiteamie de Tao Shi, l'étudiant chinois menacé d'expulsion, une 
cinquantaine de personnes s'étaient donné rendezvous hier soir, devant la préfecture, à 
La Rochelle.
Menacé d'une procédure d'expulsion et transféré vendredi vers le centre de rétention de
 Toulouse-Cornebarrieu, Tao Shi, de nationalité chinoise, auraitil eu le tort d'avoir changé d'avis pendant 
son cursus universitaire ? Pour le Réseau d'éducation sans frontière (RESF), cela ne fait aucun 
doute au vu des dernières situations qu'il a eues à soutenir.
« Il y a une pression de plus en plus forte sur les étudiants étrangers. On le mesure un peu 
partout en France. Ils ne peuvent pas changer d'orientation dans leur parcours universitaire et ont l'obligation d'être de bons élèves. Ceci n'est évidemment pas marqué dans une loi, mais c'est facile d'expulser un étudiant étranger. Ils ne se cachent pas, ils ont une adresse. C'est une décision stupide, parce qu'il n'y a rien derrière. Mais cela fait du chiffre », dénonce l'une des représentantes de la Cimade 17 (Comité intermouvements auprès des évacués). À La Rochelle, plusieurs étudiants étrangers seraient actuellement en sursis.
Aucun délit
Tao Shi, 28 ans, n'a commis aucun délit. Jusqu'à son arrestation, vendredi matin, par les policiers rochelais, il était un étudiant comme un autre. Inscrit dans un premier temps en langues étrangères, il avait finalement préféré passer une licence en maths. Il avait redoublé mais venait de décrocher son premier semestre avec 12 de moyenne.
Sa seule faute : avoir pêché par naïveté. Fin janvier, l'étudiant chinois avait bien reçu, chez lui, 
un recommandé de La Poste, sans se douter qu'il s'agissait d'une obligation à quitter le territoire 
signée de la préfecture de Charente-Maritime et prenant effet au 28 février.
C'était au beau milieu de ses révisions et il avait laissé courir quelques jours. Malheureusement, il 
ignorait qu'il pouvait former un recours et a cru que la situation se réglerait à l'amiable. Puis tout 
est allé très vite. Vendredi matin, dès 9 heures, Tao Shi s'est présenté à la préfecture pour régulariser sa situation. Quelques minutes plus tard, il était arrêté et placé en garde à vue au commissariat de La Rochelle. Vers 17 heures, il était transféré vers le centre de rétention de Toulouse-Cornebarrieu. (1)
Sa petite amie a tout juste eu le temps de l'apercevoir, encadré par deux policiers. Étudiante à 
La Rochelle depuis trois ans, diplômée en master macro-économie et langues étrangères appliquées, Yue Wen cherche encore en vain une explication à 
tout ce qui se passe.
« Les policiers ont cru que Tao n'étudiait pas et travaillait toute la semaine. Tao ne parle pas
 toujours un bon français. Il y a eu des incompréhensions », explique-t-elle. Depuis vendredi, Yue Wen a pu parler à plusieurs reprises à son ami. Quand pourra-t-elle le revoir ?
Selon la porteparole de la Cimade, l'arrestation du jeune homme est tout à fait légale, dans la 
mesure où c'est lui qui s'est présenté, en situation irrégulière, au guichet de la préfecture. 
Juridiquement, la Cimade ne peut donc plus rien faire. « Le seul espoir, c'est de faire fléchir le préfet. Ça s'est déjà vu », dit-elle. Si tel n'était pas le cas, Tao Shi pourrait alors être expulsé du jour au lendemain. Selon la
 procédure, le jeune homme devrait être présenté au juge des libertés aujourd'hui. Ce qui ne changera en rien la décision de l'expulser.
Manifestation de soutien
Craignant que Tao Shi ne soit transféré dès hier vers Paris pour un embarquement immédiat, une 
cinquantaine de personnes, professeurs de Tao Shi, camarades de fac et sympathisants des droits de l'homme, ont pu hier en fin d'après-midi improviser une manifestation devant la Préfecture. Une délégation devrait être reçue 
aujourd'hui, à 14 h 30. Dans un communiqué de presse, RESF demande « à Monsieur le préfet de 
revenir sur sa décision pour permettre à Tao Shi de terminer ses études » et « dénonce d'une 
manière plus générale la pression constante mise sur les étudiantes et étudiants étrangers, qui 
n'est pas de nature à leur permettre d'accomplir des études en toute sérénité. » Ses 
représentants appellent toujours à une manifestation aujourd'hui, à 18 heures, devant la
 préfecture, à La Rochelle 

Hier soir, alors qu'il participait au dépouillement des bulletins des élections régionales, salle de
 l'Oratoire, le députémaire de La Rochelle, Maxime Bono, a manifesté son soutien au jeune étudiant chinois.

(1) Nous avons cherché, en vain, à joindre la préfecture de Charente-Maritime. Par ailleurs, le préfet était toujours soumis à un droit de réserve hier en raison de la 
tenue des élections régionales. 
(2) Manifestation aujourd'hui à 18 heures devant la Préfecture de La Rochelle pour demander la 
libération de Tao Shi et l'obtention de son titre de séjour

Auteur : agnès lanoëlle
a.lanoelle@sudouest.com
 
Par henri Moulinier - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Présentation

Recherche

Profil

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés