Paix et désarmement nucléaire

Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 14:53
Obama annonce un renfort de 30 000 soldats en Afghanistan pour poursuivre "la guerre contre le terrorisme" au nom de l'intérêt national "vital" des Etats Unis. Et il réclame de ses alliés un accroissement de 5 000 à 10 000 hommes.
Ainsi, au nom du "rétablissement du leadership "U.S." promis durant sa campagne électorale, Obama emboîte le pas de son prédécesseur, en utilisant le même argument de "guerre contre le terrorisme". Une guerre dont majoritairement le peuple des Etats-Unis est de plus en plus las.

"Ce n'est pas le Vietnam"...
affirme Obama, mais les méthodes préconisées ressemblent à s-y méprendre à celles utilisées naguère.
 Cette méthode de "l'afghanisation" du conflit n'est-elle pas un leurre, dans un pays où les strctures étatiques, comme les bandes reelles, sont corrompues et pourries par le trafic de drogue?

Mérite-t-il de conserver son Prix Nobel de la Paix?
Personnement, j'en doute. Pour l'Afghanistan, mais aussi pour le conflit israélo-palestinien, alors que les dirigeants de ce pays continuent d'accèpter l'implantation d'habitations pour les colons                        

Et vous, qu'en-pensez-vous? je vous invite à vous exprimer en cliquant ici et en allant en bas pour un "commentaire"


Par henri Moulinier - Publié dans : Paix et désarmement nucléaire - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /2009 10:21


Nicolas Sarkozy devrait faire un pas de plus vers la réintégration de la France au sein de l'Alliance atlantique mercredi 11 mars à Paris à l'occasion d'un colloque sur "La France, la défense européenne et l'Otan au XXIe siècle" organisé par la Fondation pour la recherche stratégique. "Le président de la République ne fera pas d'annonce officielle sur la réintégration, ce sera une mise en perspective", assure-t-on à l'Elysée.







Le chef de l'Etat doit clôturer cette série de tables rondes auxquelles participeront le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, et les ministres français de la Défense et des Affaires étrangères, Hervé Morin et Bernard Kouchner.

Le retour de la France dans la structure militaire alliée, dont elle est absente depuis 1966 sur décision du général de Gaulle, doit être officialisé lors des cérémonies du 60e anniversaire de l'Otan les 3 et 4 avril à Strasbourg et Kehl.


Un choix dangereux

 
« La moitié des opérations extérieures françaises se font déjà avec l'Otan. Pour nous, cela ne va pas changer grand-chose", souligne-t-on de source militaire française.

Face aux vives critiques soulevées par la décision de Nicolas Sarkozy, de la gauche à l'UMP, François Fillon a proposé d'engager la responsabilité de son gouvernement le 17 mars devant l'Assemblée, où se déroulera un débat sur la fin de cette exception française.

° "Notre pleine participation à la structure militaire de l'Otan n'est pas une fin en soi mais un moyen parmi d'autres de faire prévaloir les intérêts et les objectifs de notre pays sur la scène internationale", justifie-t-il dans une lettre à Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, respectivement présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat.

° Pour Jean-Marc Ayrault, "le retour de la France dans l'Otan n'est pas un événement banal. Ce n'est pas "un moyen parmi d'autre de faire prévaloir les intérêts du pays sur la scène internationale' comme l'affirme le Premier Ministre". "C'est un acte politique majeur qui altère l'autonomie de décision stratégique de la France et sa capacité à faire entendre une voix différente", dit-il dans un communiqué.

° Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, estime qu'en engageant la responsabilité du gouvernement, l'exécutif veut "imposer un choix particulièrement dangereux, celui d'un renforcement de la logique des blocs, celui des tensions internationales et de la guerre".

° Au sein de la majorité, les gaullistes, du souverainiste Jacques Myard au villepiniste Jean-Pierre Grand, estiment que l'indépendance de la France est menacée."C'est un mauvais signal, parce que nous donnons le signal de l'enfermement alors que nous devons au contraire être dans une logique d'ouverture dans un monde qui change. La France va se trouver rétrécie sur le plan diplomatique", estimait le 9/2 l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

° Pour le centriste François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), la normalisation des relations entre la France et l'Otan est "une défaite pour la France et l'Europe".


Si, « concrètement, ça ne change rien » comme le dit Hervé Morin,
         ... alors pourquoi changer !?


  
 Hervé Morin n'a de cesse depuis de réfuter les accusations de "dérive atlantiste". "Cessons de considérer que retourner dans le commandement intégré de l'Otan menace notre indépendance". "Concrètement, ça ne change rien, nous décidons de participer aux opérations que nous voulons, avec les moyens que nous voulons".

Hubert Védrine, dans une tribune libre du Monde du 6/3, intitulé « pourquoi il faut s’opposer à une France atlantiste – L’intégration à l’ Alliance atlantique ne nous donnera pas plus d’influence ». Il précise que le Général de Gaulle avait décidé, en 1966,  d’en sortir « après 8 années de demandes infructueuses auprès des américains pour que les alliés européens puissent se faire entendre au sein de l’Alliance, et pour ne pas cautionner la nouvelle et dangereuse stratégie nucléaire de « riposte graduée » ».



Le monde, lui,  a changé 



 
Ce sont toujours les Etats-Unis qui dominent l’Otan. Mais le monde a changé. En 1966, c’était la guerre froide. Aujourd’hui, « tout a changé » écrit Hubert Védrine. Le pacte de Varsovie est exit. C’est donc l’Otan elle-même qui devrait être remise en cause !

Oui, cette décision de Nicolas Sarkozy, à l’ère d’Obama, n’a aucun fondement positif pour la France, et donc pour l’Europe. Pensez à ce qu’aurait été la position de la France lors de la décision des Etats-Unis d’intervenir en Irak ! Elle a pu affirmer une autre voix, celle d’une France qui n’a pas accepté la soumission aux Etats-Unis, devant les mensonges de l’administration US et qui a eu raison.

 Aujourd'hui, des espoir d'une autre politique américaines se lèvent. Mais nous pouvons travailler avec les Etats-Unis d'Obama, sans pour autant intégrer l'appareil militaire de l'Otan, dans le plein respect de notre souveraineté nationale et d'une politique européenne de sécurité qui elle aussi doit être indépendante et non inféodée à l'Otan comme le prévoit(yait) le Traité européen de Lisbonne     

   Oui, un référendum du peuple français s’impose, comme le propose le Mouvement de la Paix !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Réintégration de la France dans le Haut-commandement militaire intégré de l'Otan ?
Le Mouvement de la Paix demande un référendum




Le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé que la France réintégrerait le Haut Commandement militaire de l'Otan lors du prochain Sommet de l'Organisation à Strasbourg, le 4 avril prochain.



Cette décision - qui ne figurait pas dans le programme du candidat Nicolas Sarkozy - soulève de nombreuses réactions de doute, voire d'inquiétude et même d'indignation émanant de toutes les sensibilités politiques de notre pays, jusque dans la majorité présidentielle.




 



Réintégrer le Commandement militaire de l'OTAN: 
                                    pas d'une simple formalité, mais un engagement majeur!

Si les approches sont diverses, l'unanimité se fait sur une question : il ne s'agit pas d'une simple formalité, mais bien d'un engagement qui a des conséquences politiques et stratégiques fortes pour la France, l'Union européenne et le monde.

Le Mouvement de la Paix estime qu'« une telle décision ne saurait être prise sans un large débat national qui devrait déboucher sur une consultation populaire sous la forme d'un référendum ».



Le Général de Gaulle accompagnant la volonté populaire, a retiré la France de l'organisation militaire intégrée de l'OTAN en 1966

 Cette décision s'inscrivait dans l'ambition d'indépendance de la France à l'égard des blocs militaires et dans le souci de sa souveraineté.

Pour l'organisation pacifiste « les français sont en droit d'exprimer leur opinion sur une question d'une telle importance pour l'indépendance de la France, sa souveraineté, sa place internationale spécifique dans l'Union Européenne et dans le monde ».

L'association pacifiste prendra dans les jours à venir les contacts nécessaires pour permettre de rassembler dans une expression large et unitaire tous ceux qui partagent cette demande de consultation populaire.

 

Saint-Ouen, le 27 février 2009

 

                         Site du Mouvement de la Paix: http://www.mvtpaix.org

 

 

 

 

 

 

 

Par Mouvement de la Paix - Publié dans : Paix et désarmement nucléaire - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 10:04
Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

12 février 2009
Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)
http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=490〈=fr


Dans un article publié le 4 janvier 2009 sur son site www.acdn.net
<http://www.acdn.net> , article largement diffusé et repris par de nombreux sites, ACDN dénonçait l’emploi de bombes GBU-39, dès le début de « Plomb durci », par l’armée de l’air israélienne, en affirmant qu’elles contenaient de l’uranium appauvri.

Métal radioactif et poison chimique, l’uranium appauvri, lorsqu’il est inhalé ou ingéré sous forme de micro- ou nanoparticules, s’attaque à l’ADN des cellules et au génome humain.

Utilisé pour durcir des munitions, il est pyrophorique (incendiaire) à l’impact, mais aussi gravement pathogène, cancérigène et tératogène à moyen et à long terme. Employer de telles armes au sein d’une population sans tenir compte de ces effets bien connus de l’UA, c’est prendre sciemment le risque d’un génocide. D’où le titre de l’article du 4 janvier : A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=468%E2%8C%A9=fr> , et l’appel d’ACDN à cesser le massacre.

Réactions

La « communauté internationale », officielle comme antinucléaire, ne semblant pas réagir à ce cri d’alarme, sinon pour le mettre en doute, ACDN a constitué et publié dès le 14 janvier un dossier plus complet sur les GBU-39 Génocide à l’Uranium Appauvri à Gaza : le dossier <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=474%E2%8C%A9=fr> .

Le 18 janvier, le cessez-le-feu venant d’être proclamé par Israël, le président d’ACDN écrit au Secrétaire général de l’ONU <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=472%E2%8C%A9=fr> , M. Ban Ki-Moon, pour lui demander d’ouvrir au plus vite une enquête sur la présence de matières radioactives dans la bande de Gaza et de prendre, s’il y a lieu, des mesures d’urgence pour neutraliser si possible ces matières ou du moins protéger les Gazaouis et leurs voisins de la radioactivité. Il suggère de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.

De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique <http://acdn.france.free.fr/spip/ecrire/articles.php3?id_article=480>  dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes ».

C’est en effet ce que le Dr Mads Gilbert, l’un des médecins norvégiens travaillant à l’hôpital Al-Chifa de Gaza, avait affirmé dès le 31 décembre 2008. Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.

A ce jour (12 février 2009), l’AIEA n’a pas encore remis de rapport.

Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien a assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier, en se repliant sur une deuxième ligne de défense : "ce sont des armes autorisées". Oui, tout juste tolérées, mais pas sur des civils.

Sans attendre les résultats d’expertise de l’AIEA, ACDN a poursuivi son enquête sur les GBU-39, et abouti à rassembler les précisions suivantes.

Précisions

De « source bien informée », les GBU-39 livrées à Israël représentent une toute nouvelle génération de bombes guidées. Leur enveloppe est constituée d’un alliage métallique C/UA à base d’uranium appauvri (80 %), dans lequel le tungstène est remplacé par du carbone (20 %). A première vue, le carbone peut sembler plus fragile et plus friable que le tungstène, donc moins recommandé pour entrer dans la composition d’une enveloppe métallique chargée d’assurer la pénétration des bombes en profondeur, dans un terrain, un immeuble ou un bunker, à travers du béton armé et d’autres obstacles multiples et résistants. En fait, c’est l’inverse.

D’une part, en effet, il s’agit d’un carbone très particulier, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos, en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée, qui a mis au point un nouveau "type de carbone" à structures moléculaires renforcées : les fullerènes. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire et se mélangent aisément à d’autres métaux, en l’occurrence l’uranium appauvri.

D’autre part, la « friabilité » du carbone permet d’obtenir un alliage métallique formant des milliers d’échardes, selon un tout nouveau procédé de fabrication qui fait intervenir ce qu’on nomme le "frittage fragmentaire". Le métal (alliage 20/80 C/UA) ne présente pas une véritable "masse homogène" ; un réseau de microfissures volontaires facilite sa fracture en éclats minuscules ou « échardes de métal », dont le « rayonnement » se trouve en outre renforcé par le type d’explosif utilisé dans les GBU.

Selon les dernières informations obtenues par ACDN, la charge explosive des GBU-39 utilisées par Israël lors de l’opération « Plomb durci » ne serait pas de même composition que le DIME (Dense Inert Metal Explosive) qui se trouve, à raison de plus de 80 kg par unité, dans les Mk-82, des bombes de 500 livres ayant servi de base aux GBU-39, et qui ont aussi été utilisées à Gaza.

La confusion entre les deux est possible, et le sort des victimes, quasiment identique. L’explosif de ces GBU-39 serait une nouvelle formulation de perchlorate (produit hautement cancérigène) avec un ajout de poudre de carbone micromolléculaire (à la place de l’alumine) et d’un « booster » à base de poudre d’UA. Le rôle de cet explosif hyper puissant est d’assurer une grande vélocité aux "échardes de métal", lesquelles s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique, mais seulement après impact sur leur « cible », où le frottement fournit l’élévation de température nécessaire. "Préformatées en forme d’aiguilles", les minuscules échardes s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre (de 0,85 m à 1,15 m). Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées... et ce en raison des "mini impacts largement répandus autour de la cible".

Les GBU-39 utilisées lors de l’intervention israélienne, ont une propriété supplémentaire : elles disposent d’un système de mise à feu complémentaire qui force l’explosion en cas de mauvais fonctionnement du système primaire d’armement à l’impact. La bombe explose donc de toute façon dans les secondes ou les minutes qui suivent son contact avec la cible, quelle que soit celle-ci. Ainsi, le matériel est-il assuré de disparaître après intervention. On ne pourra trouver aucun reste de GBU-39, ni intacte, ni en morceaux. Juste un peu de poudre noire.

Ces nouveaux matériaux composites, les autres caractéristiques des GBU déjà décrites dans nos articles précédents, et l’ensemble du dispositif de mise en œuvre, assurent aux GBU un "service multiple" de destruction et de morbidité : - pénétration en profondeur des cibles les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
  • explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
  • explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le  dispositif primaire de mise à feu a échoué ;
  • destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis  l’intérieur même ;
  • projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés  à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation »  ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
  • crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant  elles-mêmes des brandons ;
  • chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats  métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
  • réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par  empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à  ses descendants ;
  • contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur  les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium  appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
  • atteintes au génome de la population cible. L’innovation meurtrière des  marchands d’armes défie l’imagination. Tout comme leur capacité à faire  disparaître l’uranium appauvri de leurs nomenclatures, à esquiver les  questions embarrassantes, voire à se trouver des alliés inattendus.
L’art de l’esquive

Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN a demandé au Ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y avait ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39.

En attendant la réponse du ministère - qui n’est toujours pas arrivée - il a posé au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du Ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il a reçu cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » ("Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility.")

Cependant, malgré ses allures de démenti, cette réponse n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. S’il fallait remonter la piste de l’uranium appauvri présent dans l’enveloppe des GBU-39 jusqu’aux lieux où il est fondu en alliage et où la coque est usinée, sans doute faudrait-il s’adresser d’abord aux laboratoires de l’armée américaine (en particulier à ceux de Los Alamos, en pointe dans la métallurgie et les nano-technologies), à la firme Westinghouse qui fournit l’uranium des centrales nucléaires, ou encore à l’un de ses sous-traitants. Gageons que le « secret défense » ou le « démenti » pur et simple trouveront alors à s’exercer. Aux Etats-Unis comme ailleurs, ce sont les militaires qui financent, gèrent et contrôlent tout ce qui a trait aux armements. Y compris par le mutisme ou la désinformation.

Retour à l’humain

Phosphore blanc, DIME, tungstène, uranium appauvri... Les médecins pensent différemment des militaires et de leurs donneurs d’ordres. Seulement soucieux d’humanité, les chirurgiens présents à Gaza ont décrit les effets <http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11185&amp;type=analyse&amp;lesujet=Rapports>  sur les victimes des "nouveaux types d’armes" employés : « A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) « Quand on commence à opérer, tout semble en ordre... Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza)

Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : « Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? »

Et comment qualifier cette "guerre" qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un "tir ami", et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus <http://www.fpif.org/fpiftxt/5862> )

A un contre cent, est-ce encore un combat, ou un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?

Un crime contre l’humanité, donc ? Israël, en tout cas, est allé trop loin.

Une guerre trop loin.

Les prochains responsables israéliens devront, dans leur propre intérêt et dans celui de leur peuple, se hâter de reconnaître -indépendamment du Hamas, qui le devrait aussi- et réparer, si tant est qu’ils soient encore réparables, les dommages humains, écologiques, économiques et politiques subis du fait de "Plomb durci" par les Palestiniens - ainsi que ceux subis par les Israéliens eux-mêmes, par effet boomerang.

Si Israël n’y vient pas de lui-même, il faudra que la justice et la "communauté internationale" l’y obligent. Sinon, ce sera la porte ouverte à toutes les folies militaires, massacres nucléaires compris.

Nous en appelons au bon sens, au sens de la justice et à l’humanité de chacun.


"Enquête : Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri ? <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=490%E2%8C%A9=fr> ", ©ACDN, 12 février 2009.

Reproduction partielle ou complète de cet article autorisée sous réserve de renvoyer à la source : www.acdn.net <http://www.acdn.net/> , d’activer les liens et d’en informer la rédaction <mailto:contact@acdn.net> .

Signer la pétition pour l’abandon et l’interdiction universelle des armes à UA <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=41%E2%8C%A9=fr>
Par ACDN - Publié dans : Paix et désarmement nucléaire - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Présentation

Recherche

Profil

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés