Préserver notre planète

Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 08:51

Pour aider les habitants de CHARRON et ESNANDES, durement frappés par la tempête, je vous propose d'envoyer vos dons à la Mairie d'Esnandes qui centralise les dons pour les 2 communes
          Adresse: Mairie  - Avenue de la République - 17 137 - ESNANDES
                       Chèque à l'ordre du Trésor Public ( au dos: "CCAS/Tempête)

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La tempête Xynthia
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  plus violentes que celle de 1999, a fait plus de 50 morts sur son passage, endeuillant surtout la Vendée, mais touchant aussi gravement la Charente-Maritime et l'agglomération rochelaise ( Aytré, La Rochelle), mais aussi Charron. Nous avons été frappés par des inondations liées à la conjonction de vents violents et de fortes marées sur le littoral. L
e Premier ministre François Fillon a qualifié l'événement de "catastrophe nationale".
      http://www.mativi.fr/ocean-s-17/xynthia-au-coeur-de-la-tempete.html
Plus de 500.000 foyers étaient toujours privés d'électricité dimanche soir dans tout le pays, selon le réseau ERDF et il faudra "plusieurs jours pour rétablir l'électricité sur tout le territoire", a précisé M. Fillon. Depuis le début de la tempête, les sapeurs-pompiers ont procédé à 25.000 interventions, selon la Sécurité civile.Vive les services publics, des pompiers aux électriciens).
Vents violents, forte marée, pluies diluviennes et crues de rivières ont entraîné des ruptures de digues, des chutes d'arbres, des effondrements de toiture, des dégâts dans les stations de ski pyrénéennes mais aussi des annulations de vols, des retards de train et la coupure de routes.

Des centaines de familles, proches de chez nous, ont tout perdu, et quelques-une la vie. Recueillement. Sentiment d'impuissance face au déchainement des éléments "naturels". Mais aussi réflexion sur une nécessité, comme l'écrit un journaliste de "Sud-Ouest" du 1/3/10.

"Un nouveau pacte doit être signé avec notre planête"
Oui, écrit Yves Harté: "Pourtant, au-delà de ce terrible deuil, il est un signe qui apparaît. Non pas celui de la résignation, mais celui d'une nécessité. Un nouveau pacte doit êtyre signé avec notre planête. C'est moins le climat qui change que la mesure des saisons et leur régularité d'horloge. Leurs assurances apaisantes se sont métamorphosées en colères imprévisibles. Comme si le temps était venu pour nous, apprentis sorciers qui avons très certainement contribué à ce trop rapide déréglement naturel, de comprendre que notre seule  survie sera de jouer désormais avec les éléments. Il nous faudra réapprendre à les prévenir" 

"Prévenir", oui, mais aussi combattre les déréglements climatiques
J'écoutais une météorologiste, sur une radio, qui expliquait la conjonction des éléments: fort vent Ouest/Sud-Ouest, forte marée, montée de eaux ramenées par le vent. Ce sont donc les parties les plus proches de l'Océan qui ont été les plus frappées.
 Moi, j'habite à 1 km du rivage à vol d'oiseau, mais le vent, très fort, n'a pas occasionné beaucoup de dégâts dans mon quartier rochelais de Villeneuve-Les-Salines, même si nous avons eu très peur dans la nuit, à l'écoute de ces vents violents.
Cette météorologiste ajoutait une explication de cette tempête venue du large de l'Afrique: un fort vent froid porté par une couche d'air chaud en dessous.
Cela ne ressemble-t-il pas à une des conséquences du réchauffement climatique de la planête,qui se ferait sentir au plus près de la terre, "en bas"?
Et n'y a-t-il pas, ainsi,  tendance au réchauffement des océans, porteur de ces "déréglements climatiques"?
Après l'échec de la Conférence de Copenhague, le problème ne reste-t-il pas entier, pour ne pas dire aggravé?


Des mesures urgentes s'imposent aussi pour parer à d'autres tempêtes.
Le bilan commence à apparaître: il est très lourd. Sud-Ouest du 2/3/10 publie une carte de la région montrant les nombreux endroits où les digues sont rompues, des brèches ouvertes dans la défense des côtes.  Il serait question de 120 millions  d'euros au moins pour "relever la grande muraille" sous-titre le Quotidien.
Le Président Sarkozy a annoncé une 1ère aide de 3 millions. Une petite goutte d'eau! Il a aussi annoncé la publication très rapide d'un arrêté de catastrophe naturelle, la nomination d'un médiateur national ( relation avec les assureurs). Un plan digue sera élaboré avant l'été. Il est très attendu, avec les moyens à la clé. Enfin, il a demandé un rapport sous 10 jours sur les causes de cette tempête.  Ce rapport ne pourra se contenter de parler de la seule "conjonctioon" des éléments.
Se pose aussi la question des lieux de construction, des zones inondables aujourd'hui et demain (avec la montée des eaux). Des révisions majeures s'imposent aux Mairies et à l'Etat pour éviter de nouvelles catastrophes.

Dans l'immédiat, la solidarité locale et nationale est très forte.
Elle doit s'amplifier envers celles et ceux qui ont tout perdu. De nombreuses Associations humanitaires, les Télévisions (A2, ...), le Quotidien Sud-Ouest appellent au versement de dons. N'hésitons pas. Car les dons en nature ont afflué (couvertures, vêtements, proposition de meubles, ...). Les élus ont été à la tâche. Je veux saluer la réactivité de Maxime BONO, député-Maire de La Rochelle et Président de l'Agglomération.

 Le vrai prblème est double, nous l'avons dit:
- reconstruire des protections cotière et revoir les zones de construction ( c'est l'affaire des pouvoirs publics, mais aussi des citoyen(ne)s d'être vigilant(e)s
- aider ceux qui ont perdu leur maison à reconstruire, ailleurs peut-être. Nous pouvons y contribuer. Les assurances doivent être en première ligne, très rapidement


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En 2009, Sarkozy voulait « déréglementer » pour « construire en zones inondables »
 
4 mars 2010 14:24, Les mots ont un sens, par Napakatbra
 
Xynthia. Nicolas Sarkozy n'en démord pas, il veut « comprendre ce qui s'est passé ». La réponse tient peut-être dans certains de ses discours, dans lesquels il appelait à "déréglementer" pour permettre de "rendre constructibles les zones inondables". "Il faut que l'on redevienne un pays où l'on favorise la prise de risques", déclarait-il aussi en 2008...
 
Lundi 1er mars, Nicolas Sarkozy a lancé une mission « pour comprendre ce qui s'est passé ». « Il faut qu'on s'interroge pour savoir comment en France, au 21ème siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison [...] On ne peut pas transiger avec la sécurité. De mon point de vue, la sécurité est prioritaire ». Bien envoyé !
 
« Rendre constructibles les zones inondables »
 
Pourtant, le 29 avril dernier, le président de la République tenait un tout autre discours, à l'occasion de l'inauguration de l'exposition sur le Grand Paris : « Quel est le problème ? C'est la réglementation. Il faut libérer l'offre. Pour le coup, il faut déréglementer. Il faut élever les coefficients d'occupation des sols [...] Il faut rendre constructibles les zones inondables, mais par des bâtiments adaptés à l'environnement et au risque. Il faut utiliser les interstices, les délaissés d'infrastructure, il faut changer nos procédures, il faut changer notre façon d'appliquer le droit. Allez, pour être plus clair, parce que j'ai conscience de ne pas l'être assez, il faut changer notre façon de concevoir les choses, sortir du respect passif d'une réglementation de plus en plus pesante ».
 
Favoriser « la prise de risques et la prise d'initiatives »
 
Le Grand Paris n'est pas la côté Atlantique. Certes. Mais une inondation peut être mortelle en bord de mer, comme à Paris ou dans les Alpes. C'est le principe. Et Sarkozy en a d'ailleurs aussi balancé, sur la loi littoral. En janvier 2008, à l'occasion de la remise du rapport Attali, notamment : « Je suis pour la loi littoral. Que personne ne titre que je suis contre. Mais, en même temps, il faut que l'on redevienne un pays où l'on favorise la prise de risques et la prise d'initiatives » a-t-il déclaré.
 
Et c'est bien cette idéologie de "prise de risques et de prise d'initiatives" qui a amené près de 6000 maires à rendre constructibles des zones inondables. Résultat : Début 2009, une étude de l'Insee et du Service de l'observation et des statistiques révélait que, entre 1999 et 2007, le nombre de logements construits a augmenté plus fortement en zones inondables qu'en dehors : 5 à 6 millions de personnes résideraient aujourd'hui dans ces espaces.
 
Et l'on s'étonnera ensuite que des zones inondables soient... inondées?

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Un vent de polémique souffle sur la Vendée


Trois jours après la terrible tempête Xynthia, les habitants tentent de pointer les responsabilités. Dans le viseur, la vétusté des digues et l’aménagement urbain trop dense dans des zones inondables.


Après Xynthia, c’est un vent de polémique qui souffle sur les côtes de la région. À La Faute-sur-Mer comme à L’Aiguillon-sur-Mer, principales villes touchées, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les causes d’un pareil désastre.
 Si l’alliance funeste du vent violent et d’un fort coefficient de marée ne souffre d’aucune contestation, les regards se tournent à présent sur l’état des digues. Dans cette zone du littoral, leur construction peut remonter jusqu’au début du XIXe siècle. À la question de leur grand âge se superpose aussi celle de leur entretien  : certains habitants n’hésitent carrément pas à accuser les autorités de laxisme.

Madeleine, vaillante Fautaise de quatre-vingt-six ans, est formelle  : « Cela fait des années que la digue devait être rénovée, vingt ans au moins si ma mémoire est bonne. Et personne n’a rien fait. On en paye aujourd’hui le prix. » Un débat auquel René Marratier, le maire de la commune, refuse de participer. « Arrêtons de dire qu’il y a eu rupture de digue à La Faute, ce n’est pas vrai. L’eau est passée par-dessus, par “subverse” », confiait-il hier au matin au quotidien régional Ouest-France.
 Toutefois, bien au-delà d’éventuelles responsabilités individuelles, semble poindre une critique du mode de gestion de ces barrières maritimes. En France, les propriétaires sont multiples, l’État, des communes, des syndicats privés… Déjà, les inondations en Camargue, en 1993, avaient souligné ce fait. Depuis, un vaste recensement est toujours en cours.


Une mise en garde demeurée vaine

Autre pomme de discorde, l’urbanisation trop dense en zone inondable. Un mal français constaté, hier matin, sur France Info par Chantal Jouanno  : « 100 000 logements ont été construits en zone inondable », reconnaissait la secrétaire d’État à l’Écologie, soulignant « la pression des intérêts économiques et immobiliers ».
Un constat auquel n’échappe pas la Vendée. En 2008 déjà, la direction départementale de l’Équipement alertait du danger potentiel avec un rapport qui précisait « que la commune de La Faute-sur-Mer a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque » et qui soulignait la vulnérabilité d’une zone densifiée « à l’arrière d’un réseau de digues vieillissantes ».
 
Pour Lucien, natif de Niort et retraité sur les bords du Lay, « il n’y a pas doute  : on ne maîtrise jamais tout à fait les éléments. Tout le monde le sait ici ». Car en pays chouan, la tradition a valeur de science et la parole des aînés d’axiome.

Lionel Decottignies
L'Humanité - 3 mars 2010

Par henri Moulinier - Publié dans : Préserver notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 19:03
Le Giec, Groupement Interministériel d'Etude du Climat, est sur la selette, après l'échec de la Conférence de Copenhague. Derrière cette mise en accusation ( voire le 2e article ci-dessous), n'y a-t-il pas une sourde volonté de nier le réchauffement climatique, ou pire de le laisser se poursuivre, car on n'y pourrait rien!
L'analyse de Denis Clerc, ci-dessous, me met la puce à l'oreille. Il es est de même avec l'article, le 3e, de Pierre-Henri Lab.
Et vous?
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Le site officiel du G.I.E.C.
     ( I.P.C.C. en anglais: Intergovernmental Panel on Climat Change)
                                         http://www.ipcc.ch/
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Le procès fait au GIEC

Denis Clerc, conseiller de la rédaction d'Alternatives Economiques
                | Article Web - 19 février 2010


Dans la Grèce antique, on tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles quand on ne voulait pas les entendre. Aujourd'hui, la dénégation est plus simple. 


La polémique autour du Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, m'inquiète. Depuis plus de vingt ans, cet organisme, qui regroupe plusieurs milliers de scientifiques, confronte les analyses des uns et des autres concernant le changement climatique et s'efforce de les synthétiser pour en tirer des rapports d'évaluation adoptés par consensus.
Ce qui ne signifie pas qu'il n'existe pas en son sein des désaccords, ni que les enjeux politiques sous-jacents ne jouent pas un rôle dans les orientations préconisées : on n'a jamais vu une communauté scientifique unanime et les experts eux-mêmes ne sont pas des êtres désincarnés et protégés de toute influence économique, idéologique ou politique.
Après tout, même un expert peut se tromper : ne sous-estimons pas la complexité des phénomènes étudiés, les incertitudes inhérentes à toute prévision – « les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir », disait Pierre Dac –, les divergences dans l'interprétation des données, etc. Bref, les rapports du Giec ne sont ni Dieu (« qui sait tout et voit tout », me disait-on dans mon enfance), ni le pape (infaillible, affirme le dogme) : ce ne sont que des constructions humaines, faillibles parce que s'appuyant sur des probabilités plus que sur des certitudes.


Il n'empêche, il aura suffi que, dans le dernier rapport, il soit écrit que les glaciers de l'Himalaya pourraient avoir disparu en 2035 pour ouvrir les vannes de la contestation.
° Erreur typographique pour 2350, ayant échappé à la relecture des épreuves, expliquent les responsables du Giec.
° Exemple flagrant de manipulation, affirment les critiques. Et dans la foulée, tout y passe : le train de vie et la formation de Rajendra Pachauri, qui préside le Giec depuis 2002 et qui est soupçonné de conflit d'intérêts (il dirige un cabinet spécialisé dans la lutte contre le changement climatique), publication des courriels échangés par les scientifiques peu avant la conférence de Copenhague, dans lesquels il est question de « combine » (trick) à propos du réchauffement, publication de deux études (l'une d'un chercheur de l'Université de Kiel en Allemagne, l'autre d'un groupe de chercheurs de l'Université East Anglia) soutenant qu'il n'y aura vraisemblablement pas de réchauffement dans les décennies à venir...
 Et Claude Allègre nous ressort sa thèse – les fluctuations de la température du globe n'ont rien à voir avec l'activité humaine, ce sont des phénomènes naturels [1] –, on appelle à la rescousse Bjorn Lomborg, le statisticien danois qui estime qu'il vaudrait mieux dépenser l'argent à se protéger du réchauffement qu'à l'empêcher. Une thèse que reprend Christian Gérondeau, ancien délégué interministériel à la Sécurité routière [2], défenseur inconditionnel de la voiture, soutenant que, quoiqu'on fasse, les énergies fossiles seront brulées parce que le monde en a besoin, qu'il ne sert donc à rien de tenter de réduire les émissions de gaz à effet de serre et que, de toute façon, ces dernières ne jouent qu'un rôle très secondaire, voire nul, dans le réchauffement : « Quand les États auront compris qu'il est vain de chercher à réduire leurs émissions de gaz carbonique pour "sauver la planète", ils pourront réaliser des économies considérables », écrit-il dans son dernier livre[3].


je m'interroge sur les raisons de l'important écho médiatique que rencontrent les contestataires.
Comme il me paraît peu vraisemblable que des milliers de spécialistes puissent nous raconter des histoires sans fondement, et que je ne vois pas bien quelles motivations pourraient les y pousser, je m'interroge sur les raisons de l'important écho médiatique que rencontrent les contestataires. Leur registre est soit l'optimisme technologique – la science trouvera bien une solution –, soit la dénégation. Parce que s'exempter d'une responsabilité planétaire, c'est en même temps éviter d'avoir à changer quoi que ce soit dans son mode de vie, un peu comme le gamin qui tente d'éviter la punition en disant « c'est pas ma faute » ou « j'y suis pour rien » ? Peut-être, mais je crois davantage à l'explication qu'avançait Galbraith pour rendre compte de ce qu'il appelait « la culture du contentement » : ce mode de vie apporte à ceux qui en bénéficient des satisfactions qui les poussent à refuser d'admettre qu'il fasse des perdants et des malheureux ou qu'il ne puisse être généralisable à toute la planète.


Dans la Grèce antique, on tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles quand on ne voulait pas les entendre. Aujourd'hui, la dénégation est plus simple : « Notre mode de vie n'est pas négociable », disait George W. Bush. Les libéraux refusent d'admettre que le marché peut avoir des responsabilités dans la gravité de la crise actuelle, un peu comme les communistes ont longtemps récusé les statistiques publiques sur la réduction des inégalités parce qu'elles allaient à l'encontre de l'inéluctabilité de la paupérisation (absolue) dans le système capitaliste. Nous ne croyons que ce qui nous arrange et nous sélectionnons les faits qui vont dans ce sens, en ignorant les autres. Serait-ce le retour de « l'imbécile heureux », comme on appelait autrefois le simple d'esprit ?

 Notes
 
  • (1) L'imposture climatique, éd. Plon, 2010
  • (2) Dont l'action n'a pas été nulle, puisqu'il est à l'origine de l'obligation d'installer des ceintures de sécurité dans les voitures. En 1971, quand il a été nommé à ce poste, les accidents de la route faisaient 18 000 victimes. On n'en comptait plus que 13 000 en 1981, quand il a quitté sa fonction (4 265 victimes en 2009).
  • (3) CO2, un mythe planétaire, éd. du Toucan, 2009.
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  • Climat: tout ce que cache le Giec 

         (et que vous avez toujours eu envie de savoir) 


     Conçu comme un instrument de référence en matière d'expertise climatique, le Giec est dans l'oeil du cyclone: données fausses ou peu fiables, tribalisme scientifique, fautes de communication. L'occasion de s'interroger sur l'utilisation politique, diplomatique, médiatique et militaire des enjeux climatiques.

     
     Il n’y a pas que le contesté GIEC qui surveille le climat. Un autre acronyme célèbre s’intéresse aux enjeux climatiques. Le 25 septembre 2009, la CIA créait « le centre sur le changement climatique et la sécurité nationale ». L’agence américaine du renseignement a fait du climat une question de sécurité nationale et a, elle aussi, mis le ciel sous surveillance. Pas pour les mêmes raisons que le Giec.

    Un reportage diffusé sur France 24 évoquait la guerre économique souterraine qu’alimente la surveillance des ressources naturelles. Pas franchement une découverte. Depuis la ruée vers l’or, c’est même un classique de l’histoire économique.
    Intéressant, le reportage n’en tombe pas moins dans le piège classique : la bienveillante CIA scruterait le ciel afin de « veiller à ce que les autres pays respectent leurs engagements en faveur du climat ». Merci la CIA!

    En plateau, David Mascré, Professeur de géopolitique à l’Ecole des Hautes Etudes en Relations Internationales, tempère la présentation par trop vertueuse des visées américaines : « comme toujours lorsqu’on se place du point de vue américain, on se place dans la longue durée avec une volonté d’hégémonie ». Et de citer notamment la guerre du Golfe en 1990-91 et « les bombardements de puits de pétrole de part et d’autre qui ont entraîné une épaisse couche nuageuse qui avait obstrué le ciel koweitien pendant plusieurs semaines ». Soit le climat envisagé comme facteur déterminant pour asseoir une domination militaire. Bien loin des taux de CO2 et autres lieux communs qu’on nous ressert à l’envie.
     
    Le climat fait son apparition dans l'agenda politique, médiatique et diplomatique

     Sympathique prix Nobel-promoteur du film « Une vérité qui dérange », autrefois vice-président des Etats-Unis, Al Gore s’inscrivait dans la même démarche : « Sous l’impulsion du vice-président Al Gore, le renseignement se voit assigner une mission environnementale, la CIA se dote d’un agenda environnemental, les images des satellites espions sont déclassifiées pour être mises au service de la science. En quelques mois, le climat fait son apparition sur les chaînes de télévision comme problème majeur. Il va bientôt devenir un élément structurant de l’agenda politique et diplomatique international » précise David Mascré dans un long texte paru en ce début d’année dans la revue Défense Nationale. <http://www.defnat.com/acc_frames/resultat.asp?cid=20100240&amp;ccodoper=1>  La machine est lancée, la focalisation sur les enjeux climatiques est sur les rails.

    Et pour Al Gore, une nouvelle carrière commence. Suivront le film, des conférences pour quelques dizaines de milliers de dollars à chaque fois, un prix Nobel donc et des sommets climatiques dans tous les agendas diplomatiques.

    L’analyse des relations entre environnement, sécurité, protection ou conquête des ressources devient un nouveau domaine d’expertise : rapports, think tank ou livres de prospective plus ou moins sérieux et alarmistes sur « les guerres climatiques » et l’accès aux ressources naturelles des pôles (NDLR : Voir le livre de Richard Labévière et François Thual « la bataille du grand Nord a commencé » qui décrit la guerre « très froide » que se livrent les grandes puissances pour l’accès aux ressources de l’Arctique).

    Car si la question des ressources n’est pas nouvelle, ce qui l’est c’est leur positionnement géographique, leur accessibilité, au niveau des pôles, sous les océans. On comprend dès lors toute l'ambivalence de la position américaine, usant de l’alibi climatique pour s’assurer la surveillance et l’accès à ces nouvelles routes de la Soie : « une manière habile de garder la main pour l’accès aux ressources gazières ou hydriques et de pousser des alliés à les faire aller dans un scénario qui les maintiendra sous dépendance américaine ».
     
    Giec: pour quelques degrés de plus...

     Une stratégie qui n’explique pas pour autant le refus des Etats-Unis de s’engager plus avant dans la lutte contre le réchauffement climatique : «  Semblable stratégie a toujours été l’une des constantes de l’histoire américaine. Elle constitue le corpus commun de nombre de grands géostratèges américains, de Mackinder à Brezinsky : mettre en place des instruments de régulation et de contrôle international et tout en mettant tout en oeuvre dans le même temps pour s’en exempter soi-même » estime David Mascré qui éclaire là en partie l’échec de Copenhague et la non-application du protocole de Kyoto.

    Rien de nouveau sous le soleil donc ? Pas si sûr. Le GIEC, créé en 1988, à la demande du G7
    <http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d%27experts_intergouvernemental_sur_l%27%C3%A9volution_du_climat> , par l’ONU et le programme des Nations Unies pour l’environnement entre en jeu. C'est un organisme censé incarner LA Vérité scientifique officielle en matière climatique. Or, les « affaires » des dernières semaines <http://energie.lexpansion.com/climat/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-giec_a-35-3415.html>  ont largement ébranlé l’institution et son mode de fonctionnement.  

    Dans un article d’Olivier Blond paru dans Science et Vie en octobre 2007 et intitulé « Giec : anatomie d’un consensus », Amy Dahan, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de l’histoire des sciences anticipait les possibles dysfonctionnements du système : le Giec est un « consommateur mais pas un producteur de science ». Le Giec ne finance pas les travaux des chercheurs. Son mode de fonctionnement et son organisation font qu’il est d’abord un organisme d’influence politique et…médiatique. Peu de gens lisent les milliers de pages des rapports scientifiques du Giec, se limitant aux synthèses validées par 170 pays, où chaque pays dispose d’une voix. Un processus qui permet l’expression de tous les intérêts divergents et lui donne une tournure beaucoup plus politique.

    « Dès 1995, Keith Shine, un chercheur britannique qui avait participé à la rédaction du deuxième rapport ne s'était pas privé de critiquer ce processus d'élaboration dans la presse :  « Nous écrivons un texte et les politiciens le transforment ligne par ligne. C'est quand même étonnant qu'ils aient le dernier mot dans ce que contient un rapport scientifique ! » écrivait  encore Science et Vie qui redoutait de voir les affrontements politiques nuire à l’efficacité de l’organisme.
     
    Focaliser l'attention de l'opinion sur les températures

     Le Giec, un outil d’influence et de domination politique au service des grandes puissances ? c’est bien la thèse de David Mascré « A une stratégie en deux temps, selon David Mascré, a succédé une stratégie en trois temps: définition des intérêts supérieurs de la puissance dominante au sein des organismes de géostratégie chargés d’étudier les scénarios possibles, financement et mise sur pied d’un organisme de construction et d’orientation du discours scientifique officiel, ratification des engagements volontaires ou contraignants pris par les États dans le cadre de traités internationaux ».

    Une stratégie qui s’appuie aussi largement sur les médias, avides d’images d’ours esseulés sur la banquise et d’indices climatiques en tous genres. « En effet le principal point de passage pour que cette stratégie puisse se mettre en place suppose de faire passer dans l’imaginaire des populations et de constituer en croyance collective globale ». Fini le CAC 40, on veut du CO2 !

    Au risque d’occulter d’autres problèmes humains bien plus lourds et dangereux en matière d’environnement mais pas toujours « opportuns » à traiter : migrations, concentrations de populations sur les littoraux, constructions en zones sismiques, ventes de dispositifs d’énergie nucléaire etc.

    Focaliser l’attention de l’opinion sur le réchauffement climatique pourrait également servir d’écran de fumée destiné à cacher le déploiement de stratégies de conquête et d’appropriation des ressources autrement plus nocives qu’une augmentation supposée de température d’un à deux degrés.
    La mise en avant de l’Arctique en est un bon exemple. On y discute de la fonte glacière sans prêter attention à la course débridée aux ressources qui, discrètement, est en train de s’y jouer.

    Certes cela n’est pas du ressort du GIEC et la course au pétrole et autres ressources de l’Arctique dépasse de loin la seule question du réchauffement. Mais de cela, en revanche, le monde se détourne et jusqu’à nouvel ordre personne n’envisage d’interdire la prospection pétrolifère dans ces zones. Mission « focalisation » accomplie ?
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  • Climat, le débat scientifique se réchauffe


    Les remises en question dont fait l’objet le Giec relancent le débat sur les causes du réchauffement climatique. Certains chercheurs continuent de contester l’importance du rôle joué par le CO2.

    Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) croule sous une avalanche de remises en question. Au moment de Copenhague, le fameux « climagate » était censé révéler, à travers la divulgation de courriels échangés entre scientifiques, un complot visant à soutenir la thèse du réchauffement. Dernièrement, la presse nord-américaine s’est fait l’écho d’attaques « diffamatoires » contre l’intégrité du président du Giec, Rajendra Pachaury. Parmi les critiques, une seule apparaît aujourd’hui fondée et a d’ailleurs été reconnue par l’institution internationale. Il s’agit de la publication, dans son dernier rapport, d’une date erronée à propos de la fonte des glaciers de l’Himalaya. Au final, bien que peu étayé, le doute s’installe jusque sur la réalité du réchauffement climatique.


     Directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, Vincent Courtillot est l’un des rares scientifiques français à exprimer son scepticisme sur les conclusions du Giec. Il est un de ceux, minoritaires, que les médias ont baptisés « climato-sceptiques ». Le scientifique ne remet pas en question la réalité du réchauffement climatique. « La température moyenne du globe a effectivement augmenté de 0,7 degré lors du siècle précédent », assure-t-il. Ce que Vincent Courtillot ne partage pas, c’est le diagnostic sur les causes de ce réchauffement. « Je pense que le Giec surestime l’impact de la hausse des émissions de gaz à effet de serre », explique-t-il, en pointant par exemple que, « entre 1998 et 2008, la température globale a reculé alors que la quantité de CO2 rejetée n’a jamais été aussi importante ».
    A contrario, le scientifique estime que « certaines causes du réchauffement sont sous-évaluées ». C’est le cas en particulier, selon lui, de l’influence du soleil. « Le soleil connaît des cycles d’activités pendant lesquels l’intensité de son rayonnement va fluctuer et par conséquence la quantité d’énergie reçue par la terre aussi. »
     Le physicien pointe également de nouvelles hypothèses sur la façon dont le soleil influence le climat de notre planète. « Il semblerait que le rayonnement de type ultraviolet, en agissant sur les courants électriques de la stratosphère, joue aussi un rôle sur la formation et l’importance de la couverture nuageuse, et donc sur la quantité d’énergie réverbérée dans l’espace », poursuit-il encore.


    Sous-estimation du rôle joué par le soleil et surestimation de celui de la hausse des émissions de CO2 ?
    Interrogé, le vice-président du conseil scientifique du Giec, le climatologue, Jean Jouzel, fait part de ses désaccords. « Je ne vois rien dans l’état actuel des connaissances de la science qui permette de réévaluer l’influence du soleil sur le réchauffement. Les hypothèses avancées par Vincent Courtillot restent des hypothèses. »
    A contrario, pour Jean Jouzel, le rôle déterminant des émissions de CO2 dans le réchauffement de la planète n’est plus à démontrer. Le scientifique en veut, entre autres, pour preuve que l’élévation des températures ne concerne que la basse atmosphère et pas la stratosphère. Ce qui est « typique de l’effet de serre ».

    Quant à l’alternance après une année très chaude comme 1998 de plusieurs années de « refroidissement », « elle n’invalide en rien » le lien entre émission de CO2 et évolution du climat. « Le réchauffement est une réalité même s’il n’est pas linéaire. Pour déceler une tendance en climatologie, il faut se baser sur une période d’au moins trente ans », explique-t-il.

    Le prochain rapport du Giec, dont la rédaction va bientôt débuter, fera le point sur l’état des connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique.


    Pierre-Henri Lab
    Source: L'Humanité - 18/2/2010

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    A quoi servent les climato-sceptiques

    Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives économiques | Article Web - 22 février 2010


    L'offensive des climato-sceptiques contre le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a ruiné en l'espace de quelques mois le consensus qui s'était presque établi sur les dangers du dérèglement climatique.  C'est humain : on prête toujours une oreille attentive aux gens qui vous disent qu'il n'y a pas besoin de changer de mode de vie. Ceux qui les soutiennent et leur donnent des tribunes portent une lourde responsabilité vis-à-vis de l'avenir.

     

    Jeudi dernier, Yvo de Boer a démissionné de son poste aux Nations unies. Ce Néerlandais n'était pas connu du grand public, mais il jouait un rôle clé dans les négociations mondiales contre le changement climatique, un sujet qui ne peut avoir de solution que dans un cadre global. On peut en effet agir au niveau local pour préserver les sols, la biodiversité, l'eau. Mais pour le climat, si tout le monde ne marche pas, il ne se passera rien.


    Des négociations qui patinent

    Jusqu'ici, les choses n'ont guère bougé en pratique. Le sommet de Rio de 1992 n'avait débouché que sur des déclarations et il avait fallu attendre Kyoto, en 1997, pour concrétiser un peu les choses. Mais les Etats-Unis, le principal pollueur de la planète, n'avaient pas ratifié le protocole et nombre de pays signataires n'ont absolument pas respecté leurs engagements, à commencer par l'Espagne ou l'Italie. Et pendant ce temps, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter…


    Depuis le succès des films d'Al Gore, Une vérité qui dérange, et de Yann Arthus-Bertrand, Home, on pouvait avoir l'impression que la bataille de l'opinion commençait à être gagnée. Mais patatras, à la fin de l'année dernière, des climato-sceptiques ont piraté les e-mails des climatologues de l'université d'East Anglia au Royaume-Uni et réussi à monter en épingle un ou deux échanges douteux.
    Quelques semaines plus tard, le sommet de Copenhague, dans lequel on avait mis des espoirs sans doute excessifs suite à la victoire de Barack Obama, tournait au vinaigre. Du fait notamment des Chinois qui y ont testé leur nouveau statut de superpuissance. La négociation est bloquée et Barack Obama a perdu, avec le siège de sénateur du Massachussetts, le dernier espoir d'obtenir une majorité au Sénat en faveur d'une loi sur le climat. Et en l'espace de quelques mois, l'opinion s'est retournée. Les climato-sceptiques pérorent sur tous les écrans, à commencer par notre Claude Allègre national.


    Faut-il prendre les climato-sceptiques au sérieux ?

    Certes, les scientifiques peuvent se tromper. Ils peuvent être tentés, dans un monde ultracompétitif, de tordre un peu leurs résultats. Mais je ne crois pas un instant que cela puisse avoir été le fait de la communauté des climatologues tout entière, quasiment unanime sur le sujet. Et de toute façon, sans être un spécialiste, je ne vois pas comment le fait d'avoir décoffré depuis plus de deux siècles maintenant les millions de tonnes de charbon, gaz, pétrole enfermées depuis des millions d'années dans les replis de la croûte terrestre pourrait rester sans conséquences sensibles sur le climat.


    Pourquoi ça marche alors ?
     L'écho que trouvent les climato-sceptiques auprès de l'opinion tient, je pense, davantage à la psychologie qu'à la qualité scientifique de leur discours.
    Ils jouent en effet sur du velours sur deux plans à la fois.
    °  Ils incarnent tout d'abord des Astérix dans leur village gaulois face au large consensus environnant. Une figure qui attire toujours la sympathie, même lorsque c'est pour vendre de la marchandise intellectuelle avariée.
    ° De plus, à force d'explications, on avait presque fini par convaincre les opinions des pays développés qu'il n'y avait pas d'autre solution que d'accepter une profonde remise en cause de leur mode de vie. Et voilà que des gens arrivent pour leur dire qu'en fait, on peut parfaitement continuer comme avant. On les accueille évidemment comme des sauveurs.
     Ceux qui jouent à ce jeu-là, non seulement les vedettes climato-sceptiques elles-mêmes, mais aussi ceux qui, dans les médias ou le monde politique, les encouragent et les mettent en scène, portent une très lourde responsabilité vis-à-vis des générations futures. Leurs enfants leur en voudront.


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Par henri Moulinier - Publié dans : Préserver notre planète - Communauté : Les antilibéraux
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 11:16


A  chaud, la déclaration du Secrétaire général de l'ONU et la réaction de 2 responsables d'Attac, après l'annonce d'un "accord" au rabais  à Copenhague . L'action  doit continuer!

* Voir aussi, ci-dessous, un article qui m'a interpellé, en cette période de Sommet de Copenhague.  Cet article conteste le phénomène de rechauffement climatique ou du moins les bases scientifiques de son analyse. J'avoue que ma  réaction a été d'ecarter cet article, qui  heurte mon engagement militant dans le Collectif La Rochelle-Copenhague, pour que cette conférence prenne des dispositions fortes.

Cependant, je vous le livre tel quel 

Qu'en pensez- vous???

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Ban évoque un « début essentiel » à Copenhague


19 December 2009 –Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est félicité samedi de l'accord obtenu par les dirigeants de la planète au Sommet sur le changement climatique de Copenhague, parlant d'un « début essentiel » mais ajoutant qu'il restait à faire de cette déclaration d'intention un traité légalement contraignant.

 

Les Etats membres ont « pris note » à Copenhague de l'accord auquel sont parvenus cinq d'entre eux – Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud – après deux semaines de négociations marathon dans la capitale danoise.

 


M. Ban a noté que des pays qui se trouvaient en marge du Protocole de Kyoto sur la limitation des émissions de gaz à effets de serre étaient « désormais au coeur de » l'action mondiale sur le changement climatique. Il a toutefois averti qu'il restait un important travail à accomplir pour transformer l'Accord de Copenhague en un traité légalement contraignant. M. Ban a dit son intention de travailler étroitement en ce sens avec les dirigeants de la planète.

 

« Nous avons les fondations du premier accord vraiment mondial qui limitera et réduira les gaz à effet de serre, soutiendra l'adaptation des plus vulnérables et lancera une nouvelle ère de croissance verte », a déclaré M. Ban devant la presse. Il a reconnu que « l'Accord de Copenhague n'était peut-être pas ce que chacun avait espéré mais cette décision de la Conférence des parties est un début, un début essentiel ».
 

 

Il a souligné que des résultats avaient été obtenus sur les quatre critères de succès qu'il avait énoncés lors du sommet sur le changement climatique en septembre à New York.

 

« Tous les pays, a-t-il affirmé, ont accepté de tendre vers un objectif commun à long terme pour limiter à moins de deux degrés Celsius l'augmentation de la température. De nombreux gouvernements ont pris d'importants engagements en vue de réduire ou de limiter les émissions. Les pays ont fait des progrès significatifs sur la préservation des forêts. Et ils se sont mis d'accord pour fournir un soutien global pour aider les plus vulnérables à faire face au changement climatique ».

 

Le Secrétaire général a souligné que ces engagements étaient soutenus par des promesses d'un montant de 30 milliards de dollars aux fins de mettre en oeuvre des mesures d'adaptation et d'atténuation en faveur des pays les plus pauvres. D'autres engagements prévoient de consacrer des sommes plus importantes entre maintenant et 2020 pour atteindre ces objectifs.

 

Le Fonds vert pour le climat lancé à Copenhague, destiné à aider les pays pauvres à s'adapter et à atténuer les effets du changements doit être lancé dès que possible, a-t-il estimé.

 

Ban Ki-moon a concédé que les engagements pris par les Etats en matière de réduction des émissions ne répondaient pas au minimum réclamé par la communauté scientifique. « Nous risquons toujours de sérieuses conséquences. Ainsi, tout en étant satisfait du fait que nous soyons parvenus à un accord ici à Copenhague, je suis conscient qu'il ne s'agit que d'un début. Il en faudra plus pour régler le changement climatique, a-t-il conclu, mais il s'agit d'un pas dans la bonne direction


«Le plus grand rendez-vous de l’histoire de l’humanité» selon Jean-Louis Borloo se solde par un échec  politique historique, un déni du réel et des  savoirs scientifiques, une honte  morale, une insulte aux plus  pauvres.


Alors que sous la pression des opinions publiques, plus de cent chefs d’État  ou de gouvernement étaient réunis, aucun accord digne de ce nom n’a pu  être conclu. Les pays riches, en refusant de prendre des mesures qui reconnaîtraient leur responsabilité historique dans le changement climatique, ont précipité l’échec. Soumise aux lobbies du green business et enfermée  dans des logiques diplomatiques héritées des périodes coloniales, la tribu des  pays riches n’a pas su voir que le chaos climatique, subi déjà par nombre de  pays du Sud, rendait dérisoires leurs tentatives de division.
Les manipulations néocoloniales de Nicolas Sarkozy en direction de l’Afrique n’ont pas suffi !

Ils n’ont pas su voir, eux qui se pensent toujours les maîtres du monde et de  la nature, qu’une nouvelle configuration des relations entre le Nord, à bout de  souffle, et le Sud est en train de se dessiner et qu’on  ne négocie pas avec la  nature, comme le scandaient de nombreux manifestants.


Après avoir expulsé  des négociations les ONG qui contestaient le fiasco en  gestation, après avoir
 concocté des textes dans des salles obscures au mépris des règles multilatérales minimales, ils s’en
prennent désormais à l’ONU,
où il  est vrai, la Bolivie, les pays de l’ALBA, Tuvalu, et tant d’autres peuvent s’exprimer en principe à égalité avec des  pays dont la superpuissance s’avère  dérisoire face aux enjeux.
 Pourtant le texte final a été concocté, en dehors de  toute procédure onusienne, par le MEF (Major Economies Forum), équivalent du  G20Un texte qui ne mentionne pas d’objectif de réduction des émissions à  court, moyen et long terme, un texte dont le principal motif est de refuser tout  traité international contraignant pour les pays riches. Un texte qui met à nu la  logique des intérêts privés.


Après avoir tenté  de criminaliser les multiples mouvements sociaux présents à  Copenhague par des
techniques policières d’arrestation de masse, ils ne sont  pas venus à bout d’un mouvement pacifique,
 déterminé, massif et imaginatif,  un mouvement international, porteur d’un nouvel espoir et conscient de
ses  responsabilités.

 Desmond Tutu a déclaré : 
« il est préférable de ne pas avoir  d’accord plutôt qu’un mauvais accord.  Nous y sommes" 

Et Copenhague n’est qu’une étape pour que la déclaration des peuples, issue du forum alternatif et  lue dans l’enceinte de l’ONU, devienne la base d’un accord entre les peuples. 

À Copenhague, une convergence inédite entre mouvements sociaux,  mouvements écologistes,
mouvements de solidarité internationale a fait naître un nouvel espoir et constitue un tournant du
mouvement altermondialiste.
Plus que jamais, nous avons à poursuivre partout sa construction, à nous  engager dans des initiatives  locales, à faire pression sur les élus, et nous  serons présents aux prochains rendez-vous jusqu’à Mexico, fin 2010.

C’est leur échec, ce n’est pas le nôtre !


Attac France,
le 19 décembre 2009


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Réchauffement: un grand physicien brise le consensus
Olivier-Postel Vinay - Books | Jeudi 17 Décembre 2009 à 14:01

Climato-sceptique

Le vilain néologisme « climato-sceptique », qu’on écrira bientôt « climatosceptique », sans trait d’union, fait désormais la manchette des moins mauvais journaux. Comme tous les mots véhiculant des idées chargées d’émotion, il prête à malentendu.


Pour simplifier, je dirais qu’il existe quatre catégories de climatosceptiques.

* Il y a ceux qui sont payés ou instrumentalisés par les compagnies pétrolières, gazières, charbonnières et autres grandes entreprises ayant intérêt à calmer le jeu, avec la complicité passive ou active des Etats qui leur sont liés.


* Il y a ceux, citoyens ordinaires, que leur bon sens porte à douter (à tort ou à raison) et à penser que la planète connaît peut-être des priorités plus urgentes que le global warming.


* Il y a les climatologues qui en toute bonne foi pensent que le beau consensus présenté par ce machin nommé GIEC ou IPCC, sorte d’ONU de la science climatique, masque trop de failles et d’insuffisances pour justifier ce bruit et cette fureur.


* Et puis il y a ceux, les plus rares et les plus intéressants, qui, scientifiques de haut niveau sans être climatologues à part entière, formulent des objections relevant à la fois de l’épistémologie (science de la science) et de la psychologie individuelle et collective.


L’un d’eux est le physicien américain Freeman Dyson.
Au soir de sa vie, cet immense esprit, qui fut l’un des grands physiciens de son temps et, incidemment,  l’un des premiers à modéliser le climat, écologiste convaincu, s’est résolu à élever la voix. Le dernier numéro de Books, encore en vente pour une dizaine de jours, présente le portrait magistral de cet éléphant de la science <http://www.booksmag.fr/magazine/a/effet-de-serre-un-sceptique-encombrant.html>  et du combat « citoyen » (autre néologisme). Il y exprime les vraies raisons de douter.


Ces raisons sont profondes.

Elles tiennent pour l’essentiel à deux types d’arguments.

* Le premier relève de l’épistémologie.  Simplifions-le en essayant de ne pas en dénaturer l’esprit. Il consiste à dire qu’en dépit des progrès réalisés ces trente dernières années, les climatologues savent pertinemment qu’ils ne connaissent pas toutes les variables à prendre en compte pour modéliser l’évolution du climat, et, à plus forte raison, qu’ils ne savent pas comment pondérer celles qu’ils connaissent.


Un exemple entre mille ou davantage : révisant les observations faites sur la circulation des eaux océaniques, une équipe de climatologues sérieux a prévu en 2008 une stabilisation de la moyenne des températures à la surface du globe au cours des dix prochaines années. Par la force des choses, cette prédiction n’a pas été prise en compte dans le dernier rapport du GIEC, sur lequel repose le fameux consensus à propos du réchauffement climatique, puisque ce rapport date de 2007.


L’été dernier, la même équipe a fait savoir que son point de vue avait évolué : elle pense désormais que nous allons assister à un refroidissement global au cours des vingt prochaines années. Peut-être a-t-elle raison, peut-être pas. Nul ne le sait. L’essentiel est dans cette question : qu’est-ce donc  qu’une équation dans laquelle le nombre de variables est inconnu et dans laquelle les variables connues ne peuvent être affectées d’aucun coefficient crédible ?


Ce type de soupçon ne remet pas forcément en cause la thèse principale selon laquelle nous sommes confrontés à la menace d’un réchauffement planétaire substantiel, mais en bonne rigueur scientifique, cette thèse n’est pas vérifiée.  Pour dire les choses autrement, le point de vue développé par Dyson est que les climatologues  auteurs et défenseurs du « consensus » en savent beaucoup moins qu’ils le prétendent.


L’attitude de Dyson est typiquement socratique : vous dites que vous savez, vous prétendez savoir, mais en réalité vous ne savez pas. Ici Dyson quitte l’épistémologie stricto sensu pour faire valoir des arguments de nature psychologique. Sous la forme d’un syllogisme, cela donne : c’est un vieux penchant de l’homme que de prétendre savoir alors qu’il ne sait pas vraiment. Or, les experts sont aussi des hommes. Ils ne sont donc pas exempts de ce penchant.


* Il y a même de bonnes raisons de penser que beaucoup de climatologues ont intérêt à survaloriser ce qu’ils savent. Il est de leur intérêt objectif de surestimer un risque, car c’est une façon bien répertoriée d’attirer l’attention à la fois des médias et des bailleurs de fonds. Surtout si la majorité des chercheurs participent de cette attitude.


Aller à contre-courant, dans le monde de la recherche scientifique comme ailleurs, c’est prendre un risque personnel, celui d’être plus souvent barré par les comités éditoriaux des revues scientifiques, d’avoir plus de difficulté à décrocher des crédits et, au bout du compte, de compromettre sa carrière. Cela ne veut pas dire que beaucoup de chercheurs modifient consciemment les résultats de leurs travaux pour aller dans sens du vent, mais il ne fait guère de doute que beaucoup le font inconsciemment. D’autant qu’ils y sont poussés par un autre facteur, également souligné par Dyson : l’adhésion idéologique.

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APRÈS L'ÉCHEC DE LA CONFÉRENCE DE COPENHAGUE, LA MOBILISATION DOIT CONTINUER !
ultimatum climatique

Le résultat désastreux de Copenhague ne doit pas faire oublier que des millions de citoyens se sont mobilisés en amont de cette conférence derrière un seul et même message : pour sauver la planète, il nous faut un accord international équitable, ambitieux et juridiquement contraignant, qui permette de maintenir l'augmentation des températures en dessous de 2° C.

C'est cette mobilisation citoyenne extraordinaire qui a fait venir ces chefs d'État si nombreux à ce rendez-vous essentiel pour l'avenir de la planète et de l'humanité.

Nous assistons à un échec de la communauté internationale. Malgré quelques beaux discours, le manque de courage et d'ambition de certains pays, les égoïsmes et intérêts nationaux, les enjeux de court terme ont prévalu... Mais la mobilisation doit continuer.


Prochaine étape : la conférence de Mexico, en 2010.

Quand exactement ?  Comment ? Tout reste à caler. Mais une chose est sûre : nous aurons besoin de vous ! A nous, les citoyens, de prendre en main notre avenir et de continuer à pousser les politiques pour qu'ils parviennent au plus vite à un véritable accord ambitieux et contraignant.

Les solutions existent.
Des centaines d'organisations de la société civile du Nord au Sud sont en marche. Profitons de ces dynamiques, valorisons-les, amplifions-les pour prouver aux politiques que les citoyens sont prêts.


Continuez à vous tenir au courant et à participer aux actions de la société civile et en particulier à celles des ONG qui ont lancé l'Ultimatum climatique. Retrouvez leur actualité en vous inscrivant à leur newsletter sur 
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On compte sur vous !
A bientôt

 
 
 
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Scouts et Guides de France
Solar Generation
Tara Océans
L'Ultimatum climatique est aussi soutenu par de très nombreuses collectivités, syndicats, entreprises et partis politiques


A la grande époque du communisme, il était mal vu, dans les milieux intellectuels, de mettre en avant les faits susceptibles de porter atteinte à la vulgate. Il en va de même à la grande époque de l’écologisme, qui est la nôtre.


Le message de Dyson n’est pas seulement de nous inviter à prendre nos distances à l’égard des professionnels de la rhétorique climatique. Il est aussi de nous inviter à engager une réflexion qui est à peu près complètement absente des débats actuels : où peut-on raisonnablement situer le risque dans la hiérarchie des dangers que nous avons à prendre en compte ? Pour ne prendre qu’un exemple, la question du climat est plus médiatique que celle de la pauvreté, mais en quoi serait-elle plus urgente ?




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Par henri Moulinier - Publié dans : Préserver notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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  • : henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • : Homme
  • : 18/01/1948
  • : France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • : europe politique écologie liberté économie
  • : Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Démission du PCF. Rejoint le PG.Professeur de lycée retraité. Chargé de cours fac de droit et IUT La Rochelle.Etudiant en Master2.Président LDH La Rochelle. V.P. Collectif des Assocs de mon quartier.

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