Partager l'article ! Tempête Xynthia: du deuil à la réflexion, de la résignation à l'action...: Pour aider les habitants de CHARRON et ESNANDES, durement frappé ...
Pour aider les habitants de CHARRON et ESNANDES, durement frappés par la
tempête, je vous propose d'envoyer vos dons à la Mairie d'Esnandes qui centralise les dons pour les 2 communes
Adresse: Mairie - Avenue de la République - 17 137 - ESNANDES
Chèque à l'ordre du Trésor Public ( au dos: "CCAS/Tempête)
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La tempête Xynthia, plus violentes que celle de 1999, a fait plus de 50 morts sur son passage, endeuillant
surtout la Vendée, mais touchant aussi gravement la Charente-Maritime et l'agglomération rochelaise ( Aytré, La Rochelle), mais aussi Charron. Nous avons été
frappés par des inondations liées à la conjonction de vents violents et de fortes marées sur le littoral. Le Premier ministre François Fillon a qualifié l'événement de "catastrophe nationale".
http://www.mativi.fr/ocean-s-17/xynthia-au-coeur-de-la-tempete.html
Plus de 500.000 foyers étaient toujours privés d'électricité dimanche soir dans tout le pays, selon le réseau ERDF et il faudra "plusieurs jours pour rétablir l'électricité sur
tout le territoire", a précisé M. Fillon. Depuis le début de la tempête, les sapeurs-pompiers ont procédé à 25.000 interventions, selon la Sécurité civile.Vive les services publics, des pompiers aux
électriciens).
Vents violents, forte marée, pluies diluviennes et crues de rivières ont entraîné des ruptures de digues, des chutes d'arbres, des effondrements de toiture, des dégâts dans les
stations de ski pyrénéennes mais aussi des annulations de vols, des retards de train et la coupure de routes.
Des centaines de familles, proches de chez nous, ont tout perdu, et quelques-une la vie. Recueillement. Sentiment d'impuissance face au
déchainement des éléments "naturels". Mais aussi réflexion sur une nécessité, comme l'écrit un journaliste de "Sud-Ouest" du 1/3/10.
"Un nouveau pacte doit être signé avec notre planête"
Oui, écrit Yves Harté: "Pourtant, au-delà de ce terrible deuil, il est un signe qui apparaît. Non pas celui de la résignation, mais celui d'une nécessité. Un
nouveau pacte doit êtyre signé avec notre planête. C'est moins le climat qui change que la mesure des saisons et leur régularité d'horloge. Leurs assurances apaisantes se sont métamorphosées en
colères imprévisibles. Comme si le temps était venu pour nous, apprentis sorciers qui avons très certainement contribué à ce trop rapide déréglement naturel,
de comprendre que notre seule survie sera de jouer désormais avec les éléments. Il nous faudra réapprendre à les prévenir"
"Prévenir", oui, mais aussi combattre les déréglements climatiques
J'écoutais une météorologiste, sur une radio, qui expliquait la conjonction des éléments: fort vent Ouest/Sud-Ouest, forte marée, montée de eaux ramenées par le vent. Ce sont donc les parties les plus proches de l'Océan qui ont été les plus
frappées.
Moi, j'habite à 1 km du rivage à vol d'oiseau, mais le vent, très fort, n'a pas occasionné beaucoup de dégâts dans mon quartier rochelais de Villeneuve-Les-Salines, même si nous avons eu
très peur dans la nuit, à l'écoute de ces vents violents.
Cette météorologiste ajoutait une explication de cette tempête venue du large de l'Afrique: un fort vent froid porté par une couche d'air chaud en
dessous.
Cela ne ressemble-t-il pas à une des conséquences du réchauffement climatique de la planête,qui se ferait sentir au plus près de la terre, "en bas"?
Et n'y a-t-il pas, ainsi,
tendance au réchauffement des océans, porteur de ces "déréglements climatiques"?
Après l'échec de la Conférence de Copenhague, le problème ne
reste-t-il pas entier, pour ne pas dire aggravé?
Des mesures urgentes s'imposent aussi pour parer à d'autres tempêtes.
Le bilan commence à apparaître: il est très lourd. Sud-Ouest du 2/3/10 publie une carte de la région montrant les nombreux endroits où les digues sont rompues, des brèches
ouvertes dans la défense des côtes. Il serait question de 120 millions d'euros au moins pour "relever la grande muraille" sous-titre le Quotidien.
Le Président Sarkozy a annoncé une 1ère aide de 3 millions. Une petite goutte d'eau! Il a aussi annoncé la publication très rapide d'un arrêté de catastrophe naturelle, la nomination d'un
médiateur national ( relation avec les assureurs). Un plan digue sera élaboré avant l'été. Il est très attendu, avec les moyens à la clé. Enfin, il a demandé un rapport sous 10 jours sur les
causes de cette tempête. Ce rapport ne pourra se contenter de parler de la seule "conjonctioon" des éléments.
Se pose aussi la question des lieux de construction, des zones inondables aujourd'hui et demain (avec la montée des eaux). Des révisions majeures s'imposent aux Mairies et à l'Etat pour éviter de
nouvelles catastrophes.
Dans l'immédiat, la solidarité locale et nationale est très forte.
Elle doit s'amplifier envers
celles et ceux qui ont tout perdu. De nombreuses Associations humanitaires, les Télévisions (A2, ...), le Quotidien Sud-Ouest appellent au versement de dons.
N'hésitons pas. Car les dons en nature ont afflué (couvertures, vêtements, proposition de meubles, ...). Les élus ont été à la tâche. Je veux saluer la réactivité de Maxime BONO,
député-Maire de La Rochelle et Président de l'Agglomération.
Le vrai prblème est double, nous l'avons dit:
- reconstruire des protections cotière et revoir les zones de construction ( c'est l'affaire des pouvoirs publics, mais aussi des citoyen(ne)s d'être vigilant(e)s
- aider ceux qui ont perdu leur maison à reconstruire, ailleurs peut-être. Nous pouvons y contribuer. Les assurances doivent être en première ligne, très
rapidement
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En 2009, Sarkozy voulait « déréglementer » pour « construire en zones inondables
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4 mars 2010 14:24, Les mots ont un sens, par Napakatbra
Xynthia. Nicolas Sarkozy n'en démord pas, il veut « comprendre ce qui s'est passé ». La réponse tient peut-être dans certains de ses discours, dans lesquels
il appelait à "déréglementer" pour permettre de "rendre constructibles les zones inondables". "Il faut que l'on redevienne un pays où l'on favorise la prise de risques", déclarait-il aussi en
2008...
Lundi 1er mars, Nicolas Sarkozy a lancé une mission « pour comprendre ce qui s'est passé ». « Il faut qu'on s'interroge pour savoir comment en France, au 21ème siècle, des familles peuvent être
surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison [...] On ne peut pas transiger avec la sécurité. De mon point de vue, la sécurité est prioritaire ». Bien envoyé !
« Rendre constructibles les zones inondables »
Pourtant, le 29 avril dernier, le président de la République tenait un tout autre discours, à l'occasion de l'inauguration de l'exposition sur le Grand Paris : «
Quel est le problème ? C'est la réglementation. Il faut libérer l'offre. Pour le coup, il faut déréglementer. Il faut élever les coefficients
d'occupation des sols [...] Il faut rendre constructibles les zones inondables, mais par des bâtiments adaptés à l'environnement et au risque. Il faut utiliser les interstices, les délaissés
d'infrastructure, il faut changer nos procédures, il faut changer notre façon d'appliquer le droit. Allez, pour être plus clair, parce que j'ai conscience de ne pas l'être assez, il faut changer
notre façon de concevoir les choses, sortir du respect passif d'une réglementation de plus en plus pesante ».
Favoriser « la prise de risques et la prise d'initiatives »
Le Grand Paris n'est pas la côté Atlantique. Certes. Mais une inondation peut être mortelle en bord de mer, comme à Paris ou dans les Alpes. C'est le principe. Et Sarkozy en a d'ailleurs aussi
balancé, sur la loi littoral. En janvier 2008, à l'occasion de la remise du rapport Attali, notamment : « Je suis pour la loi littoral. Que personne ne
titre que je suis contre. Mais, en même temps, il faut que l'on redevienne un pays où l'on favorise la prise de risques et la prise d'initiatives » a-t-il déclaré.
Et c'est bien cette idéologie de "prise de risques et de prise d'initiatives" qui a amené près de 6000 maires à rendre constructibles des zones
inondables. Résultat : Début 2009, une étude de l'Insee et du Service de l'observation et des statistiques révélait que, entre 1999 et 2007, le nombre de logements construits a
augmenté plus fortement en zones inondables qu'en dehors : 5 à 6 millions de personnes résideraient aujourd'hui dans ces
espaces.
Et l'on
s'étonnera ensuite que des zones inondables soient... inondées?
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Après Xynthia, c’est un vent de polémique qui souffle sur les côtes de la région. À La Faute-sur-Mer comme à L’Aiguillon-sur-Mer, principales
villes touchées, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les causes d’un pareil désastre.
Si l’alliance funeste du vent violent et d’un fort coefficient de marée ne souffre d’aucune contestation, les regards se tournent à présent sur l’état des digues. Dans cette zone du littoral, leur construction peut remonter jusqu’au début du XIXe siècle. À la question de leur grand âge
se superpose aussi celle de leur entretien : certains habitants n’hésitent carrément pas à accuser les autorités de laxisme.
Madeleine, vaillante Fautaise de quatre-vingt-six ans, est formelle : « Cela fait des années que la digue devait être rénovée, vingt ans au
moins si ma mémoire est bonne. Et personne n’a rien fait. On en paye aujourd’hui le prix. » Un débat auquel René Marratier, le maire de la commune, refuse
de participer. « Arrêtons de dire qu’il y a eu rupture de digue à La Faute, ce n’est pas vrai. L’eau est passée par-dessus, par
“subverse” », confiait-il hier au matin au quotidien régional Ouest-France.
Toutefois, bien au-delà d’éventuelles responsabilités individuelles, semble poindre une critique du mode de gestion de ces barrières maritimes. En France, les propriétaires sont
multiples, l’État, des communes, des syndicats privés… Déjà, les inondations en Camargue, en 1993, avaient souligné ce fait. Depuis, un vaste recensement est toujours en cours.
Une mise en garde demeurée vaine
Autre pomme de discorde, l’urbanisation trop dense en zone inondable. Un mal français constaté, hier matin, sur France Info par
Chantal Jouanno : « 100 000 logements ont été construits en zone inondable », reconnaissait la secrétaire
d’État à l’Écologie, soulignant « la pression des intérêts économiques et immobiliers ».
Un constat auquel n’échappe pas la Vendée. En 2008 déjà, la direction départementale de l’Équipement alertait du danger potentiel avec
un rapport qui précisait « que la commune de La Faute-sur-Mer a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque » et qui
soulignait la vulnérabilité d’une zone densifiée « à l’arrière d’un réseau de digues vieillissantes ».
Pour Lucien, natif de Niort et retraité sur les
bords du Lay, « il n’y a pas doute : on ne maîtrise jamais tout à fait les éléments. Tout le monde le sait ici ». Car en pays chouan, la tradition a valeur de science et la
parole des aînés d’axiome.
Lionel Decottignies
L'Humanité - 3 mars 2010