Samedi 19 décembre 2009
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A chaud, la déclaration du Secrétaire général de l'ONU et la réaction de 2 responsables d'Attac, après l'annonce d'un "accord" au rabais à Copenhague .
L'action doit continuer!
* Voir aussi, ci-dessous, un article qui m'a interpellé, en cette période de Sommet de Copenhague. Cet article conteste le
phénomène de rechauffement climatique ou du moins les bases scientifiques de son analyse. J'avoue que ma réaction a été d'ecarter cet article, qui heurte mon engagement militant dans le
Collectif La Rochelle-Copenhague, pour que cette conférence prenne des dispositions fortes.
Cependant, je vous le livre tel quel
Qu'en pensez- vous???
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Ban évoque un « début essentiel » à Copenhague
19 December 2009 –Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est félicité samedi de l'accord obtenu par les dirigeants de la
planète au Sommet sur le changement climatique de Copenhague, parlant d'un « début essentiel » mais ajoutant qu'il restait à faire de cette
déclaration d'intention un traité légalement contraignant.
Les Etats membres ont « pris note » à Copenhague de l'accord auquel sont parvenus cinq d'entre eux – Etats-Unis,
Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud – après deux semaines de négociations marathon dans la capitale danoise.
M. Ban a noté que des pays qui se trouvaient en marge du Protocole de Kyoto sur la limitation des émissions de gaz à effets de serre étaient « désormais au coeur de » l'action mondiale
sur le changement climatique. Il a toutefois averti qu'il restait un important travail à accomplir pour transformer l'Accord de Copenhague en un traité légalement contraignant. M. Ban a dit son
intention de travailler étroitement en ce sens avec les dirigeants de la planète.
« Nous avons les fondations du premier accord vraiment mondial qui limitera et réduira les gaz à effet de serre, soutiendra l'adaptation des plus vulnérables et
lancera une nouvelle ère de croissance verte », a déclaré M. Ban devant la presse. Il a reconnu que « l'Accord de Copenhague n'était peut-être pas ce que chacun avait espéré mais cette
décision de la Conférence des parties est un début, un début essentiel ».
Il a souligné que des résultats avaient été obtenus sur les quatre critères de succès qu'il avait énoncés lors du sommet sur le changement climatique en septembre à
New York.
« Tous les pays, a-t-il affirmé, ont accepté de tendre vers un objectif commun à long terme pour limiter à moins de deux
degrés Celsius l'augmentation de la température. De nombreux gouvernements ont pris d'importants engagements en vue de réduire ou de limiter les émissions. Les pays ont fait des progrès
significatifs sur la préservation des forêts. Et ils se sont mis d'accord pour fournir un soutien global pour aider les plus vulnérables à faire face au changement
climatique ».
Le Secrétaire général a souligné que ces engagements étaient soutenus par des promesses d'un montant de 30 milliards de dollars aux fins de mettre en oeuvre des
mesures d'adaptation et d'atténuation en faveur des pays les plus pauvres. D'autres engagements prévoient de consacrer des sommes plus importantes entre maintenant et 2020 pour atteindre ces
objectifs.
Le Fonds vert pour le climat lancé à Copenhague, destiné à aider les pays pauvres à s'adapter et à atténuer les effets du changements doit être lancé dès que
possible, a-t-il estimé.
Ban Ki-moon a concédé que les engagements pris par les Etats en matière de réduction des émissions ne répondaient pas au minimum réclamé par la communauté
scientifique. « Nous risquons toujours de sérieuses conséquences. Ainsi, tout en étant satisfait du fait que nous soyons parvenus à un accord ici à Copenhague, je suis conscient qu'il ne
s'agit que d'un début. Il en faudra plus pour régler le changement climatique, a-t-il conclu, mais il s'agit d'un pas dans la bonne direction
«Le plus
grand rendez-vous de l’histoire de l’humanité» selon Jean-Louis Borloo se solde par un échec politique historique, un déni du réel et des savoirs scientifiques, une honte
morale, une insulte aux plus pauvres.
Alors que sous la pression des opinions publiques, plus de cent chefs d’État ou de gouvernement étaient réunis, aucun accord digne de ce nom n’a
pu être conclu. Les pays riches, en refusant de prendre des mesures qui reconnaîtraient leur responsabilité historique dans le
changement climatique, ont précipité l’échec. Soumise aux lobbies du green business et enfermée dans des logiques diplomatiques héritées des périodes coloniales,
la tribu des pays riches n’a pas su voir que le chaos climatique, subi déjà par nombre de pays du Sud, rendait dérisoires leurs tentatives de division.
Les manipulations néocoloniales de Nicolas Sarkozy en direction de l’Afrique n’ont pas suffi !
Ils n’ont pas su voir, eux qui se pensent toujours les maîtres du monde et de la nature, qu’une nouvelle configuration des relations entre le Nord, à bout
de souffle, et le Sud est en train de se dessiner et qu’on ne négocie pas avec la nature, comme le scandaient de nombreux manifestants.
Après avoir expulsé des négociations les ONG qui contestaient le fiasco en gestation, après avoir
concocté des textes dans des salles obscures au mépris des règles multilatérales minimales, ils s’en
prennent désormais à l’ONU, où il est vrai, la Bolivie, les pays de l’ALBA, Tuvalu, et tant d’autres peuvent s’exprimer en principe à égalité avec des pays dont la
superpuissance s’avère dérisoire face aux enjeux.
Pourtant le texte final a été concocté, en dehors de toute procédure onusienne, par le MEF (Major Economies Forum), équivalent du
G20. Un texte qui ne mentionne pas d’objectif de réduction des émissions à court, moyen et long terme, un texte dont le
principal motif est de refuser tout traité international contraignant pour les pays riches. Un texte qui met à nu la logique des intérêts privés.
Après avoir tenté de criminaliser les multiples mouvements sociaux présents à Copenhague par des
techniques policières d’arrestation de masse, ils ne sont pas venus à bout d’un mouvement pacifique,
déterminé, massif et imaginatif, un mouvement international, porteur d’un nouvel espoir et conscient de
ses responsabilités.
Desmond Tutu a déclaré : « il est préférable de ne pas avoir d’accord plutôt qu’un mauvais
accord. Nous y sommes"
Et Copenhague n’est qu’une étape pour que la déclaration des peuples, issue du forum alternatif et lue dans l’enceinte de l’ONU, devienne la base d’un
accord entre les peuples.
À Copenhague, une convergence inédite entre mouvements sociaux, mouvements écologistes,
mouvements de solidarité internationale a fait naître un nouvel espoir et constitue un tournant du
mouvement altermondialiste.
Plus que jamais, nous avons à poursuivre partout sa construction, à nous engager dans des initiatives locales, à faire pression sur les élus, et nous serons
présents aux prochains rendez-vous jusqu’à Mexico, fin 2010.
C’est leur échec, ce n’est pas le nôtre !
Attac France,
le 19 décembre 2009
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Réchauffement: un grand physicien brise le consensus
Olivier-Postel Vinay -
Books | Jeudi 17 Décembre 2009 à 14:01
Climato-sceptique
Le vilain néologisme « climato-sceptique », qu’on écrira bientôt « climatosceptique », sans trait d’union, fait désormais la manchette
des moins mauvais journaux. Comme tous les mots véhiculant des idées chargées d’émotion, il prête à malentendu.
Pour simplifier, je dirais qu’il existe quatre catégories de climatosceptiques.
* Il y a ceux qui sont payés ou instrumentalisés par les compagnies pétrolières, gazières, charbonnières et autres grandes entreprises ayant intérêt à calmer le jeu, avec la complicité passive ou
active des Etats qui leur sont liés.
* Il y a ceux, citoyens ordinaires, que leur bon sens porte à douter (à tort ou à raison) et à penser que la planète connaît peut-être des priorités plus urgentes que le global
warming.
* Il y a les climatologues qui en toute bonne foi pensent que le beau consensus présenté par ce machin nommé GIEC ou IPCC, sorte d’ONU de la science climatique, masque trop de failles et
d’insuffisances pour justifier ce bruit et cette fureur.
* Et puis il y a ceux, les plus rares et les plus intéressants, qui, scientifiques de haut niveau sans être climatologues à part entière, formulent des objections
relevant à la fois de l’épistémologie (science de la science) et de la psychologie individuelle et collective.
L’un d’eux est le physicien américain Freeman Dyson. Au soir de sa vie, cet immense esprit, qui fut l’un des grands physiciens de son temps et, incidemment, l’un des premiers à
modéliser le climat, écologiste convaincu, s’est résolu à élever la voix. Le dernier numéro de Books, encore en vente pour une dizaine de jours, présente le portrait
magistral de cet éléphant de la science <http://www.booksmag.fr/magazine/a/effet-de-serre-un-sceptique-encombrant.html> et du combat « citoyen »
(autre néologisme). Il y exprime les vraies raisons de douter.
Ces raisons sont profondes.
Elles tiennent pour l’essentiel à deux types d’arguments.
* Le premier relève de l’épistémologie. Simplifions-le en essayant de ne pas en dénaturer l’esprit. Il consiste à dire qu’en dépit des progrès réalisés ces trente dernières années, les
climatologues savent pertinemment qu’ils ne connaissent pas toutes les variables à prendre en compte pour modéliser l’évolution du climat, et, à plus forte raison, qu’ils ne savent pas comment
pondérer celles qu’ils connaissent.
Un exemple entre mille ou davantage : révisant les observations faites sur la circulation des eaux océaniques, une équipe de climatologues sérieux a prévu en 2008 une stabilisation de la moyenne des températures à la surface du globe au cours des dix prochaines années. Par la force des choses, cette prédiction n’a pas été prise
en compte dans le dernier rapport du GIEC, sur lequel repose le fameux consensus à propos du réchauffement climatique, puisque ce rapport date de 2007.
L’été dernier, la même équipe a fait savoir que son point de vue avait évolué : elle pense désormais que nous allons assister à un refroidissement global au cours
des vingt prochaines années. Peut-être a-t-elle raison, peut-être pas. Nul ne le sait. L’essentiel est dans cette question : qu’est-ce donc qu’une
équation dans laquelle le nombre de variables est inconnu et dans laquelle les variables connues ne peuvent être affectées d’aucun coefficient crédible ?
Ce type de soupçon ne remet pas forcément en cause la thèse principale selon laquelle nous sommes confrontés à la menace d’un réchauffement planétaire
substantiel, mais en bonne rigueur scientifique, cette thèse n’est pas vérifiée. Pour dire les choses autrement, le point de vue développé par
Dyson est que les climatologues auteurs et défenseurs du « consensus » en savent beaucoup moins qu’ils le prétendent.
L’attitude de Dyson est typiquement socratique : vous dites que vous savez, vous prétendez savoir, mais en réalité vous ne savez pas. Ici Dyson quitte l’épistémologie stricto sensu pour
faire valoir des arguments de nature psychologique. Sous la forme d’un syllogisme, cela donne : c’est un vieux penchant de l’homme que de prétendre savoir alors qu’il ne sait pas vraiment.
Or, les experts sont aussi des hommes. Ils ne sont donc pas exempts de ce penchant.
* Il y a même de bonnes raisons de penser que beaucoup de climatologues ont intérêt à survaloriser ce qu’ils savent.
Il est de leur intérêt objectif de surestimer un risque, car c’est une façon bien répertoriée d’attirer l’attention à la fois des médias et des bailleurs de fonds. Surtout si la majorité des
chercheurs participent de cette attitude.
Aller à contre-courant, dans le monde de la recherche scientifique comme ailleurs, c’est prendre un risque personnel, celui d’être plus souvent barré par les comités éditoriaux des revues
scientifiques, d’avoir plus de difficulté à décrocher des crédits et, au bout du compte, de compromettre sa carrière. Cela ne veut pas dire que beaucoup de chercheurs modifient consciemment les
résultats de leurs travaux pour aller dans sens du vent, mais il ne fait guère de doute que beaucoup le font inconsciemment. D’autant qu’ils y sont poussés par un autre facteur, également souligné
par Dyson : l’adhésion idéologique.
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APRÈS L'ÉCHEC DE LA CONFÉRENCE DE COPENHAGUE, LA MOBILISATION DOIT CONTINUER !
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Le résultat désastreux de Copenhague ne doit pas faire oublier que des millions de citoyens se sont mobilisés en amont de
cette conférence derrière un seul et même message : pour sauver la planète, il nous faut un accord international équitable, ambitieux et juridiquement contraignant,
qui permette de maintenir l'augmentation des températures en dessous de 2° C.
C'est cette mobilisation citoyenne extraordinaire qui a fait venir ces chefs d'État si nombreux à ce rendez-vous essentiel pour
l'avenir de la planète et de l'humanité.
Nous assistons à un échec de la communauté internationale. Malgré quelques beaux discours, le manque de courage et d'ambition de certains pays, les égoïsmes et intérêts
nationaux, les enjeux de court terme ont prévalu... Mais la mobilisation doit continuer.
Prochaine étape : la conférence de Mexico, en 2010.
Quand exactement ? Comment ? Tout reste à caler. Mais une chose est sûre : nous aurons besoin de vous ! A nous, les citoyens, de prendre en
main notre avenir et de continuer à pousser les politiques pour qu'ils parviennent au plus vite à un véritable accord ambitieux et contraignant.
Les solutions existent.
Des centaines d'organisations de la société civile du Nord au Sud sont en marche. Profitons de ces dynamiques, valorisons-les, amplifions-les pour prouver aux politiques que les
citoyens sont prêts.
Continuez à vous tenir au courant et à participer aux actions de la société civile et en particulier à celles des ONG qui ont lancé l'Ultimatum climatique. Retrouvez
leur actualité en vous inscrivant à leur newsletter sur http://copenhague-2009.com/confirmation_appel...
On compte sur vous !
A bientôt
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Solar Generation
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L'Ultimatum climatique est aussi soutenu par de très nombreuses collectivités, syndicats, entreprises et partis politiques
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A la grande époque du communisme, il était mal vu, dans les milieux intellectuels, de mettre en avant les faits susceptibles de porter atteinte à la vulgate.
Il en va
de même à la grande époque de l’écologisme, qui est la nôtre.
Le message de Dyson n’est pas seulement de nous inviter à prendre nos distances à l’égard des professionnels de la rhétorique climatique. Il est aussi de nous inviter à engager une réflexion qui
est à peu près complètement absente des débats actuels :
où peut-on raisonnablement situer le risque dans la hiérarchie des dangers que nous avons à prendre en
compte ? Pour ne prendre qu’un exemple, la question du climat est plus médiatique que celle de la pauvreté, mais en quoi serait-elle plus urgente ?
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