Ancien prof de S.E.S dans un lycée rochelais, continuant à enseigner, volontairement et par passion, l'économie à l'Université de La Rochelle, je suis scandalisé par la
manipulation idéologique qu'induit le nouveau programme de Sciences Economiques et Sociales de l'option en Seconde pour la rentrée prochaine. Je soutiens mes collègues et leur
Association, l'APSES, qui critiquent ces programmes.
Cela concerne tous les citoyen(ne)s de ce pays
Les programmes scolaires ne sont pas des outils idéologiques!!!
Le chômage disparaîtra du programme d'économie de
seconde à la rentrée 2010. L'initiation aux sciences économiques et sociales, une matière optionnelle, consacrait
jusque-là un chapitre entier à « l'emploi, question de société ».
Il balayait notamment les notions de chômage, précarité, discrimination, contrats de travail, etc. C'est un éditeur de manuels scolaires qui a fait fuiter la disparition de ce chapitre auprès d'enseignants en sciences-éco. Vendredi 22/1, , des éditeurs étaient conviés au ministère de l'Education pour un briefing sur les nouveaux programmes.
Ces nouveaux programmes sont le fruit du travail d'un groupe d'experts qui
comprend :
Professeur de sciences économiques et sociales, Gérard Grosse déplore aussi cette suppression sur le site de l'IDIES :
« Retirer d'un programme d'initiation (“ d'exploration ” dans le vocabulaire ministériel) les sujets qui comptent dans le débat public (le chômage, les inégalités, etc.) et les remplacer par des “ outils ” techniques est déjà symptomatique d'une certaine vision de l'enseignement en général et des sciences économiques et sociales en particulier. »
Lire la totalité de l'information sur le site de RUE89:
http://www.rue89.com/2010/01/26/le-chomage-disparait-du-programme-deconomie-de-seconde-135580
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Sciences économiques et sociales au lycée :
la « rupture » au programme
Le ministère de l'Education nationale a dévoilé un projet de programme de sciences économiques et sociales de seconde. Un projet qui suscite la colère parmi les défenseurs des SES, car il élimine des sujets comme le chômage ou les inégalités.
Stupeur chez les professeurs de SES.
Le ministère de l'Education nationale vient d'envoyer le contenu des nouveaux programmes de Sciences économiques et sociales (SES) pour la classe de seconde à certains éditeurs. Notre bloggeur Gilles Raveaud a mis en ligne ce document ici.
° Sur la forme, le fait de dévoiler ce projet avant même la consultation des enseignants, prévue la semaine prochaine, est un procédé pour le moins cavalier.
° De plus ces programmes ont été concoctés de manière totalement contraire à tous les usages démocratiques : le cabinet du ministre s'est constamment immiscé dans le travail de la Commission en charge de la rédaction et lui a au final imposé ses choix qui correspondent pour l'essentiel aux vœux de l'Institut de l'entreprise présidé par Michel Pébereau.
Une rupture sur le fond avec les programmes traditionnels
° Sur le fond, ces nouveaux programmes constituent une rupture avec l'enseignement traditionnel de la discipline. L'Association des professeurs de SES (APSES) leur reproche de faire la part trop belle à l'enseignement de la microéconomie centré sur l'étude de mécanismes abstraits comme l'élasticité-prix, les courbes d'offre et de demande, le prix d'équilibre...
° A la trappe donc l'étude des enjeux sociaux comme le chômage, la précarité, les inégalités, le partage salaires / profits, les conditions de travail, etc. Bref, l'enseignement passe sous silence les sujets qui fâchent, au point que l'APSES parle d'une « économie bisounours », aseptisée, débarrassée de ses conflits sociaux et de ses débats scientifiques.° Sur son blog, Arnaud Parienty regrette le peu d'intérêt accordé à la simple « description » des faits économiques (Le chômage n'existe plus (le ministère l'a viré des programmes). Cette lacune reflète la réduction à la portion congrue des disciplines autres que l'économie, comme la sociologie, reléguée au rang de thématique en option.
° Dernier argument, relevé sur le site de l'IDIES par Gérard Grosse, ce programme est « infaisable » en 54 heures de cours pour des élèves de 15 ans qui découvrent tout ou presque de ces disciplines nouvelles pour eux.
En réponse, l'APSES organise une soirée festive de soutien aux SES vendredi 29 janvier à 18h30 au Café Rive droite (2 rue Berger 75001 - plus d'infos ici), et appelle à participer à la manifestation du samedi 30 janvier 2010.
Manuel Domergue
Alternatives Economiques
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L'importance de l'enseignement des Sciences Economiques et Sociales:
http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud
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