Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 11:10
Comme beaucoup, j'ai pris le sondage du Parisien en pleine figure! Le spectre de 2002! La peur des fachos!
Conséquences de événements qui touchent les pays arabes et de la "menace immigrée"? Rejet de la politique de Sarkozy et de Sarkozy lui-même? Crise sociale (emploi, pouvoir d'achat)? Incapacité à gauche d'offrir une perspective crédible, claire?
Ces questions me taraudent: pourquoi cette "montée" annoncée de Marine Le Pen?
 
Cela dit, ne sommes-nous pas manipulés par des médias et des "instituts " de sondages ? Et cela au moment où vont avoir lieu des élections cantonales que l'on dépolitise et passe sous silence
 
 Cette question trouve ici, dans un article publié par Mediapart et dans celui  de Jacques Le Bohec,  publié par Rue 89, des éléments dinformation qui méritent notre lecture et notre réflexion.
Je vous en livre des extraits 
L'IFOP sort un sondage différent, assez différent mais qui souligne cependant la "poussée du FN", inquiètante ( voir ci-dessous)      
H Moulinier
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Sondage loterie:

        les sondés de l'institut Harris sont payés!

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Tribune (extrait) 

Sondage : Marine Le Pen à 23% au premier tour ? Peu probable

Le sondage publié le 5 mars par LeParisien.fr, et donnant Marine Le Pen en tête des intentions de vote, illustre bien l'importance de la proposition de loi adoptée en première lecture par le Sénat, défendue par Jean-Pierre Sueur et Hugues Portelli. On ne les laissera pas faire car les sondages rendent trop de services à trop de gens dominants.

Une nouvelle loi limiterait grandement, en effet, les sondages peu sérieux et répondant à des tentatives de manipulation politique à l'approche de l'élection présidentielle.

Mais l'habitude s'est installée dans les rédactions des grands médias, parmi les politologues, de ne pas mettre en cause fondamentalement des agrégats qui sont avant tout des produits commerciaux fabriqués par des firmes privées qui s'octroient la désignation fallacieuse d'« institut » alors qu'elles sont soumises aux lois du marché.

Certes, les journalistes prennent quelques précautions rhétoriques (emploi du conditionnel, question sans relance permettant au sondeur invité de rassurer) mais elles ne font que renforcer l'importance de l'événement.

 

Sondages frelatés, journalistes complices

Il semblerait bien que, malgré leur importance politique, les journalistes ne connaissent rien des critiques scientifiques drastiques à leur égard et les valident sans coup férir. Les leaders du Parti socialiste, quant à eux, n'ont rien trouvé de mieux que de s'alarmer des résultats du sondage… La croyance dans les sondages est bien intériorisée.

Il est significatif que les journalistes n'invitent presque jamais des sociologues politiques (Alain Garrigou, par exemple) qui disposent d'arguments massue montrant l'inanité scientifique de l'activité sondagière actuelle ; ils cèdent au chantage frileux et suspect des sondeurs (« c'est lui ou moi »). Si les politistes critiques étaient si incompétents comme ils le prétendent, pourquoi ont-ils peur de débattre avec eux ? !

Mais on sait combien journalistes et politologues ont besoin des sondages, même frelatés, comme boussole pour couvrir l'actualité et la commenter à chaud dans des émissions qui sont réservées à ceux qui y croient mordicus (et pour cause : ils n'auraient pas grand-chose à dire sinon). Quitte à essuyer une humiliation de temps à autre, comme Pascal Perrineau (directeur du Cevipof) en 2002, qui n'a pas du tout vu venir l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour alors qu'il passe pour un expert du FN…

 

Sondage par Internet : la pire des techniques

C'est donc encore une fois le cas pour ce sondage Harris Interactive réalisé via Internet, c'est-à-dire en recourant à la pire des techniques qui existent puisqu'elle ne permet pas de s'assurer de la sincérité des réponses (d'à peu près rien d'ailleurs). Cette technique n'est là que pour pallier les contacts par téléphone (déjà plus que limites) et par face-à-face au domicile (plus fiables), qui atteignent des taux de refus de la sollicitation tels (90%) que les coûts de fabrication en deviennent exorbitants.

Ainsi, rien ne laisse penser que Le Pen soit réellement en tête des intentions de vote, même avec l'« hypothèse Aubry » – un choix montré du doigt qui conduit Louis Harris Interactive a annoncé, dimanche soir, son intention de refaire le sondage, cette fois en y incluant Dominique Strauss-Kahn et François Hollande. Il ne s'agit pas, comme sondeurs, journalistes, politologues et politiciens veulent le croire, d'une « photographie » ni d'une « enquête d'opinion. » Depuis quand faire cliquer des internautes peut-il être qualifié d'enquête (aucun déplacement sur place) ? En quoi ce procédé paresseux permettrait-il de s'assurer de la sincérité et de la représentativité des répondants ?

 

Il est peu crédible que Marine Le Pen dépasse les 16%

Lire la suite sur le site de Rue 89:

http://www.rue89.com/2011/03/06/sondage-marine-le-pen-a-23-au-premier-tour-peu-probable-193620

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Blog de Jean-Luc Mélanchon:

"Sondages et bidouillages

Encore une manip pré-électorale..." 

Lire la suite:

http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/03/sondage-et-bidouillage/#more-6111

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AFP - 06/03/2011 à 21:50

Mauvaise humeur des Français contre Sarkozy, selon les politologues

Le sondage détonant plaçant Marine Le Pen (FN) en tête du premier tour de la présidentielle devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (PS), à égalité, traduit surtout la "mauvaise humeur" des Français à l'égard du chef de l'Etat, et leur "malaise profond" face aux deux principaux partis, selon des politologues interrogés par l'AFP.

 
Photographe : Charles Platiau :: Le Président Nicolas Sarkozy lors de ses voeux à l'Elysée le 6 janvier 2011 photo : Charles Platiau, AFP

Si tous s'accordent à penser qu'un sondage à 14 mois est "surréaliste", puisque, comme le souligne Philippe Braud, "on ne (sait) quelle sera l'offre politique", tous relèvent une "vraie hausse" de la présidente du Front national dans les différentes enquêtes.

"Les sondés disent leur humeur ou plutôt leur mauvaise humeur, mais on peut penser qu'ils adopteront un comportement plus responsable et choisiront (au moment du scrutin) quelqu'un d'autre que Marine Le Pen", souligne M. Braud.

Pour Jean-Yves Camus, il "faut replacer ce sondage dans le contexte, c'est-à-dire au moment où le président s'est adressé aux Français en remettant au centre de sa politique des thèmes du Front national, comme l'immigration". "Cela prouve une fois de plus que la stratégie choisie par l'UMP risque de nuire au candidat de l'UMP".

"En mettant en avant les thèmes que le FN traite depuis plus longtemps, M. Sarkozy donne aux Français l'occasion de dire qu'ils préfèrent l'original à la copie", ajoute-il.

Pour Philippe Braud, le sondage Harris Interactive "renforce la probabilité d'une éventuelle rébellion des caciques de l'UMP contre une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy". "Si ce sondage était confirmé par plusieurs autres, dit-il, il y a une probabilité que le chef de l'Etat soit acculé à se retirer" (...)
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AFP - 09/03/2011 à 22:26

2012: Le Pen derrière Sarkozy et le candidat PS, sauf si c'est Royal, selon l'Ifop

Marine Le Pen serait reléguée en 3e position après le candidat PS et Nicolas Sarkozy si le premier tour de la présidentielle devait se dérouler dimanche prochain, sauf si Ségolène Royal était en lice auquel cas la présidente du FN serait 2e, d'après un sondage Ifop pour France Soir à paraître jeudi.

Photographe : Fabrice Coffrini :: Ségolène Royal à Genève le 9 mars 2011 photo : Fabrice Coffrini, AFP

A la question suivante "si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l'élection présidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chance que vous votiez?", Dominique Strauss-Kahn vient en tête s'il est investi par le PS, avec 29% des intentions de vote, suivi par Nicolas Sarkozy (23%) et Mme Le Pen (21%).

François Bayrou recueillerait 6% des voix, Eva Joly 5,5%, et Jean-Luc Mélenchon 5%. Les autres candidats testés en auraient moins de 5: Olivier Besancenot (4%), Dominique de Villepin (3%), Nicolas Dupont-Aignan (1,5%), Nathalie Arthaud (1%), Hervé Morin (1%). 

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Pourquoi Marine Le Pen monte
Philippe Frémeaux

Alternatives Economiques 
Article Web - 07 mars 2011

L'ascension de Marine Le Pen dans les sondages s'explique en partie par les désillusions des électeurs de Nicolas Sarkozy, qui avaient cru dans sa promesse de protéger l'économie française des effets de la mondialisation. Refusant de remettre en cause son agenda libéral interne, il en est réduit à courir après le Front national sur de nombreux sujets de société, sans résultat.

 

 

Le grand succès de Nicolas Sarkozy, en 2007, avait été de faire reculer le Front national.  Son grand échec, aujourd'hui, est de le faire remonter. Contrairement à ce qui a été souvent dit, notamment à gauche, le candidat Sarkozy n'avait pas marginalisé le parti de Jean-Marie Le Pen en adoptant son programme. Il promettait certes de mettre la « racaille » hors d'état de nuire, mais il dénonçait aussi les discriminations subies par les jeunes issus de l'immigration.

 

 Nicolas Sarkozy avait surtout réussi à convaincre une partie de l'électorat populaire qu'il allait gagner la bataille de l'emploi, notamment de l'emploi industriel, et celle du pouvoir d'achat

 A la différence de ses prédécesseurs, de droite et de gauche, qui invoquaient l'Europe ou la mondialisation pour justifier leur impuissance, Nicolas Sarkozy affirmait son volontarisme, sa capacité d'agir pour défendre l'économie française.

 Souvenez-vous : il dénonçait la pensée unique, critiquait les technocrates de Bruxelles, attaquait Jean-Claude Trichet responsable d'une surévaluation de l'euro nuisible à la croissance et à l'emploi. Enfin, cette protection promise vis-à-vis de l'extérieur permettait de se dispenser d'une forte solidarité interne, avec l'idée que les baisses d'impôts, en récompensant le travail, allaient « booster » la croissance et l'emploi.

 

La promesse s'est brisée sur le mur de la réalité.

 Nicolas Sarkozy, sitôt élu, a fait adopter le paquet fiscal qui a essentiellement profité aux plus aisés et dont les effets sur la croissance et l'emploi ont été nuls.

 En revanche, il s'est bien gardé de faire quoi que ce soit qui puisse fâcher nos partenaires européens, ou déstabiliser une économie française profondément insérée dans la mondialisation. Le recul de l'emploi industriel s'est poursuivi. La Banque centrale européenne est demeurée indépendante.

 Et, quand la crise est arrivée, Nicolas Sarkozy n'a pas rompu les amarres avec le capitalisme.

Il a choisi, sagement, d'agir avec nos partenaires européens et au sein du G20. L'économie française est demeurée ouverte au grand vent de la mondialisation. Ce revirement aurait pu être compris, si, en contrepartie, et compte tenu des conséquences de la crise, des mesures fortes de solidarité avaient été adoptées sur le plan interne. Il n'en a rien été.

 

En résumé, Nicolas Sarkozy, bien qu'il n'ait pas tenu sa promesse de protection, totalement irréaliste, s'est refusé à en tirer les conséquences en renonçant à son agenda libéral interne

  Il ne faut pas chercher plus loin le désamour dont il est l'objet. Rattrapé par la réalité, il ne peut plus promettre une rupture illusoire sur le plan économique, et se trouve réduit, pour tenter de se refaire une popularité, à courir après le Front national comme en témoignent ses dérapages répétés sur l'identité nationale, les Roms, ou encore l'Islam, des dérapages qui profitent surtout au Front national.

 

Or, que fait Marine Le Pen, dans le même temps ?

La nouvelle présidente du Front national a rompu avec l'ultralibéralisme de son père et c'est elle, désormais, qui occupe la posture adoptée par Nicolas Sarkozy en 2007, la radicalité en plus.

  Elle tient un discours à la fois national et socialiste, dénonçant la finance cosmopolite, les technocrates de Bruxelles, et qui attend la fin du chômage de la fermeture des frontières et de la mise au pas de l'immigration. De quoi séduire une partie des déçus du sarkozisme.

 

Que faire ?

Rappelons tout d'abord que la France ne pourrait se replier sur elle-même sans catastrophe majeure. Il faut donc continuer d'agir patiemment, au niveau européen comme au niveau mondial, pour assurer une meilleure régulation du capitalisme. Mais cela impose, au plan interne, de conduire parallèlement des politiques de solidarité fortes, pour réduire la précarité subie par les couches populaires et la peur de l'avenir éprouvée par les classes moyennes. La percée de Marine Le Pen doit faire comprendre aux partis de gouvernement, et aux couches sociales les plus aisées, qu'il est temps d'agir autrement qu'en paroles pour rétablir la cohésion sociale du pays, si nous voulons continuer à vivre dans une société libre et ouverte.


Philippe Frémeaux
Article Web - 07 mars 2011
 
Par henri Moulinier - Publié dans : 2012: quelles perspectives à gauche? - Communauté : Les blogs citoyens
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  • henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • Homme
  • 18/01/1948
  • France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • europe politique écologie liberté économie
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche.Professeur de lycée retraité. Chargé de cours fac de droit et IUT La Rochelle.Master 2 histoire ((9/2010)Doctorant histoire.Président LDH La Rochelle.

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