Partager l'article ! Union de la gauche de gauche au 1er tour des régionales: on n'attend plus que le NPA: J'apprécie le processus de rapprochement des formations d ...
J'apprécie le processus de rapprochement des formations de la gauche de gauche. J'appelle de mes voeux leur union, au 1er tour, pour les prochaines élections
régionales.
Cette démarche se situe juste après les avancées électorales de Die Linke en Allemangne et de BE et de la CDU au Portugal. Puisse en France, comme dans d'autres pays d'Europe, s'unir, se lever, se développer une force antilibérale et anticapitaliste unitaire et large, du PCF au NPA, en passant par le PG, la G.U., la Fase, ...!!!
Les choses avancent: une dynamique unitaire est lancée!
Le Conseil National du PCF du 25/10 vient de se prononcer pour la constitution d'un Front de gauche élargi ( lire cette offre politique du PCF ci-après). La décision appartient, cependant, aux adhérents dans chaque région. La dynamique nationale doit l'emporter!
° Reste que le NPA ne veut pas participer aux exécutifs des régions avec le PS, dans tous les cas ( voir sa déclaration du 22/10 ci dessous). ILécrit dans la Déclaration de son Comité exécutif national du 22/10 que: " Il faut bien enregistrer qu'existent deux gauches dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble les régions". Cettre "interdiction" s'adresse-t-elle à lui même ( au Nps), ou bien est-ce une position que le NPA veut voir partager par les autres partenaires? En clair:
- s'agit-il de laisser libre-choix à chaque formation de participer ou pas aux exécutifs de gauche (si les conditions sont réunies, en premier lieu sans le Modem et sur des propositions clairement à gauche)
- ou bien le Npa a-t-il la volonté d'imposer cette 'interdiction" a tous ses partenaires, comme condition d'un accord du NPA? Doit-on laisser les mains libres au PS dans la direction des régions et jouer les "opposants" internes? N'y a -t-il pas moyen de s'entendre sans s'imposer ce genre d'attitude?
Lors de la réunion du 28/10/09, "le NPA a expliqué sa déclaration refusant la gestion dans des exécutifs «
dirigés par le PS tel qu’il est », et non pas le refus de toute participation à des exécutifs. Cependant la délégation ne
pouvait pas préciser plus sa démarche, en attente de son CPN des 7 et 8 novembre" ( compte-rendu ci-après).
° Reste aussi le vote des adhérents du PCF dans chaque région. Cela est particulièrement vrai pour le Poitou-Charentes! Le PCF y est devant ses responsabilités. Les militants des 4 fédérations départementales du Pcf du Poitou-Charentes vont-ils se prononcer dans le même sens que leur direction nationale et contribuer à cette dynamique nationale qui se lève, ou vont-ils choisir de se rallier à Ségolène Royal dès le 1er tour, comme le souhaitent les dirigeants du PCF de Charente-Maritime?
Ci-joints des documents interessants pour ce débat:
° L'offre politique nationale du PCF du 25/1
°La position du Comité excécutif du NPA du 22/10
° La réaction du NPA à l'offre politique nationale du PCF (
26/10)
° La déclaration du Conseil National du Parti de Gauche du 24/10
Et ci-après:
- un compte-rendu de la réunion unitaire du 28/10
- la déclaration du Front de gauche lors de
cette réunion
- une pétition pour appuyer cette démarche
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Déclaration du Front de Gauche 28-10-2009
Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui tout en n'étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs.
Dans ce but, nous nous adressons aux organisations présentes dans ce groupe de travail pour conclure un accord national.
Nous avons déjà des acquis. Nous avons dressé un certain nombre de considérants qui nous ont permis de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.
La plupart des mouvements réunis ici ont fait des déclarations et des offres politiques. Nous pensons que le moment est venu de nous prononcer sur des propositions très concrètes à même de constituer les bases de cet accord national :
· La constitution de listes au premier tour différentes de celles présentées par le PS et Europe écologie.
· Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d’un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd’hui. En particulier autour des mesures que nous pourrions porter ensemble. Elles s’engageront à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de le mettre en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en situation de le faire. Il doit s’agir d’une politique de rupture cohérente, applicable dans le champ de compétences des régions, changeant réellement la vie des citoyens en donnant la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques contres les logiques capitalistes, libérales et productivistes.
· Nos listes s’engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l’exclusion de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.
· Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s'agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.
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Déclaration unitaire FASE, GU, Alternatifs, NPA, PCF, PCOF, PG, le 28 /9/09 (point de départ du processus de discussion - HM)
Les partis et mouvements réunis le lundi 28 septembre, dans le cadre d’un groupe de travail sur les Régionales ont fait la déclaration suivante :
Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la perspective d'une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le patronat. L’enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir réactionnaire. Les sujets ne manquent pas : la privatisation de la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche, la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du droit aux études pour tous et toutes, l’augmentation du forfait hospitalier, la mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs immigrés… Beaucoup de manifestations, d’initiatives sociales et politiques, se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l’emploi, contre la précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet « climat » de Copenhague…
La crise du capitalisme, économique et écologique, continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards d’euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l’addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise écologique s'accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens d'existence de millions d'être humains et menace gravement la biodiversité. Il y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies d'actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la population.
Face à un capitalisme de plus en plus brutal et sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques, rien ne doit détourner de la nécessaire construction d’une alternative à logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de combat. Voilà nos priorités.
Or, Face à la détermination du pouvoir Sarkozyste, nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche d’accompagnement avec la tentative de construction d’une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie et le projet de primaires. C’est à dire d’une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve malheureusement la situation italienne.
Dans ce
contexte, les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie :
un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme.
Il s’agit, ensemble, non seulement de contrecarrer l’offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes.
A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n’avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre. Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis.
Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.
C’est pourquoi les partis et courants politiques réunis ce jour se sont mis d’accord pour une prochaine réunion de notre groupe de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première tache d’élaborer un calendrier qui permettra d'organiser les discussions sur tous les points à régler afin de trouver un accord
C’est un premier pas mais il est important car les enjeux de ces élections sont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble, nous pouvons contribuer à inverser le rapport de force entre la droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les urnes.
Signataires : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG).
On également assisté à cette réunion au titre d'observateurs, des délégations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) et de Lutte ouvrière (LO).
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Ripostons.
Ensemble.
Maintenant.
Extrait de la déclaration ci-dessus:
"(...) A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n’avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre.
Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis.
Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d’aller ensemble aux régionales.