Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 13:50
 Ségolène Royal et les élections régionales
° Elle s'était dit "disponible" pour rencontrer François Bayrou avant les élections régionales, estimant que "l'alternance se fait forcément avec les centristes"  (Sud-Ouest du 9/9/09)Elle vient d'annoncer publiquement qu'elle réservait 5 places sur sa liste dès le 1er tour à des candidats du Modem
 
° A propos des "communistes" du Poitou-Charentes membres de sa majorité sortante, Ségolène Royal a  confié à Sud-Ouest du 14/9/09: "Qu'avec actuellement six élus, le PCF est sureprésenté"

   
Il faut bien faire de la place aux ... centristes du Modem!!!
 
Le PCF du Poitou- Charentes va -t-il se plier à cette stratégie centriste de Ségolène Royal et intégrer les places que voudra bien leur donner Ségolène Royal, ou bien va -t-il décider, au 1er tour, de participer à une liste autonome d'un Front de gauche écologique et social élargi?
Il sera temps, au 2e tour, de se rassembler pour battre la droite!

Ségolène confirme, lors de sa conférence de presse du 4/11/09 ( voir "Sud-Ouest" du 5/11/09 -p3) qu'elle "laisse sa porte ouverte aux communistes qu'elle a rencontrés dans la matinée, tout comme à des personnalités centristes". Elle confirme donc sa volonté de grand écart politique, pour faire l'ouverture aux gens du Modem

Les responsables communistes ont une réunion de leur Conférence régionale en ce mi-novembre. Les dirigeants communistes de Charente-Maritime, eux, sont pour l'alliance dès le premier tour avec le PS et Ségolène Royal. On peut comprendre pourquoi!

Vont-ils suivre Robert Hue qui vient de lancer son propre mouvement, le MUP ( Mouvement Unitaire Progerssiste), une "nouvelle formation politique" dont l'objectif, rapporte Sud-Ouest du 5/11/09, est de "rassembler" à gauche, dès le premier tour des régionales de mars!

Cela dit ça réagit au sein du PCF de Charente -Maritime. Nombre de militants ne partagent pas la stratégie d'alliance dès le 1er tour avec le PS et Ségolène Royal. C'est en particulier le cas de la Section du PCF du Sud-Saintonge, unanime ( voir position au bas de l'article)

Cependant, les dirigeants huitistes du PCF de Charente-Maritime ont pu, en Conférence Régionale, imposer une majorité pour une alliance dès le 1er tour des régionales en Poitou-Charentes ( 54 voix cotre 42 et 3 abstentions - pour l'essentiel, le vote des 3 autres Fédérations du PCF de la Région a été favorable à la proposition nationale du PCF, celle de listes autonomes au 1er tour. Notons que ce week-end, ce fut la seule région où la majorité des délégués du PCF s'est prononcée contre la position nationale du PCF. Mais rien n'est joué car ce qui compte c'est le vote des adhérent(e)s bientôt.

Une place (de plus) au chaud pour des dirigeants communistes de Charente-Maritime
Nous avons aussi appris le retrait d'un autre  Jean-François ... Mémain, conseiller régional Pcf. Aux dernières nouvelles, il a été recasé ... à la Mairie de La Rochelle ( DGST, programme de rénovation urbaine de Saint-Eloi). Cela lui a valu les honneurs d'un journal du Syndicat SUD de la Mairie. Pensez donc, la Municipalité avait annoncé qu'il n'y aurait pas de création d'emploi à la Ville cette année! Il est vrai que cet "emploi" ne semble pas beaucoup géner les collègues du service, qui ne l'avaient pas vu depuis son contrat de chargé de mission ( catégorie A) en Juin dernier.

Jean François Fountaine victime du devoir et de l'absolutisme .. Royal!

Nous venons d'apprendre le retrait de Jean-François Fountaine, 1er vice-président de la Région, qui achève son 3e mandat. Il était tombé "en disgrâce" aux yeux de Mme La Présidente Ségolêne Royal, qui lui avait retiré ses délégations. Bel exemple de "démocratie participative" chère à cette grande dame! Bon courage Jean-François pour tes autres activités.


Ségolène Royal contestée dans le PS du Poitou-Charentes.
La presse locale ( Sud-Ouest du 30/9/09) nous apprend qu'une militante socialiste, Marie-Christine Nicolas,  ose présenter sa candidature à la Présidence de Région contre Ségolène Royal! Je lui souhaite beaucoup de courage!
Mais par delà sa candidature ( qui risque d'être confidentielle, mais on verra le résultat), ce sont les raisons de sa candidature contre Ségolène Royal qui sont interessantes: "(...)Je veux faire passer un message, ayez du culot, prenez la rénovation de notre parti à votre compte, arrêtez de vous laisser manipuler (...)" ; " Au niveau régional, Ségolène Royal  fait du bon travail. Elle bosse. Par contre, son positionnement au sein du parti me gêne. Il y a aussi quelque chose de personnel chez elle qui ne me convient pas: elle utilise beaucoup trop le "je". Elle est tonique, énergique, attachante, mais, dans le même temps, ses histoires de prud'homme avec ses attachées parlementaires, ça m'embête. C'est de l'acidité. Elue à la tête du pays, je me demande si elle ne nous aurait pas fait du Sarkozy à l'envers. C'est quelqu'un qui blesse les gens (...)"

Ségolènea voulu imposer, elle-même,  la tête de liste PS de Charente-Maritime: Denis Leroy! C'est rapé! Mais quel autoritarisme.

C'est ce que Sud-Ouest du 5/11/09 nous apprend à la suite de la Conférence de presse de Ségolène Royal. C'est elle qui décide, au mépris de la démocratie interne à la Fédération du PS de Charente-Maritime, avant que ne se prononcent les adhérents de "son" parti!!!
Encore un bel exemple d'autoritarisme  marquée de cette chevronnée de la "démocratie participative"!
Affaire à suivre!
Ca suit! Denis Leroy fait macine arrière! Il laisse sa place à une autre élue de La Rochelle: Marie-Line Simoné. Son parachute offert par Ségolène Royal tombe en vrille§ Le pôvre: heureusement, celle qui a voulu le propulser sur le devant de la scène socialiste, je veux parler de Ségolène Royal, le remercie aujourd'hui  de "sa sagesse" et de sa "générosité" en se retirant. C'est celle qui l'a fait chuter se dédouane de son autoritarisme. Elle ne va pas jusqu'à le virer pour mauvaise mission, comme  ... Vincent Paillon!
Du coup, il y a 2 listes au sein du PS 17, avec des noms qui s'y retrouvent sans être au courant! Quelle pagaille. Quel vote vont pouvoir émettre les adhérents du PS 17 sur ces 2 listes mélangées?
Cela dit Ségolène ne rate pas une occasion de faire parler d'elle. En allant sur les terres de son ex-copain Vincent Paillon, mais aussi récemment devant un lycée de Poitiers pour promouvoir le Pass Contraception, pass qui par ailleurs ne manque pas de pertinence vis-à-vis des jeunes filles lycéennes. Cela dit l'acte sexuel est le fait de 2 être, une fille ET un garçon. cette démarche de promotion de 1 400 Pass pour tous les lycées du Poitou-Charentes, ne peut suffire: un travail au sein de la communauté scolaire, avec les personnels concernés, doit avoir lieu aussi en direction des garçons, pour considérer autrement le sexe féminin, respecter les filles, SE respecter eux-mêmes, et se protèger tous les 2.
 

Quant aux Verts, le débat vient sur la place publique!
Verts autonomes ou verts avec Ségolène Royal dès le 1er tour?
La stratégie de la nouvelle secrétaire régionale des Verts est celle d'une liste autonome. D'autre militants (et élus) "ne se sentent pas le coeur de s'en désolodariser ( de Ségolène Royal), ne serait-ce qu'au premier tour" ( Sud-Ouest du 30/9/09). "Et d'ajouter que "Ségolène Royal souhaite l'union dès le 1er tour et a fait des propositions qui montrent enfin que les Verts n'auront plus les strapontins que nos partenaires nous laissaient auparavent" disent Alain Bucherie, par ailleurs Maire-adjoint de La Rochelle, Didier Bodin, ancien porte parole et Pierre Frustier
L'Assemblée Générale des Verts a eu lieu le 17 octobre.
(ajout au 19/10) Les Verts ont décidé le 17/10/09, très majoritairement de promouvoir une liste autonome au 1er tour des régionales ( 92,9% des votants - soit 158 voix sur 170 votants et 250 inscrits). Ségolène Royal le regrette et s'est dite prête à ouvrir ses listes dès le 1er tour. "Je ne dis pas non" a répondu Alain Bucherie, en mal ...de mandat régional! Affaire à suivre!

La droite pointe son nez avec Dominique Bussereau
Dominique Bussereau va partir en service commandé ... par Nicolas Sarkozy! Il l'a annoncé, lui qui est Ministre et Président du Conseil Général de Charente-Maritime. De ce point de vue, Ségolène Royal n'a pas tort de traiter son futur adversaire aux élections régionales de "sommet du cumulard" (Sud-Ouest du 17/10/09). Et d'ajouter "que la morale veut qu'on garde le dernier mandat sollicité auprès des électeurs". "Donc, a-t-elle précisé, Mr Bussereau, quelle que soit l'issue de l'élection, devra rester au Conseil régional et démissionner du Conseil Général".

Cela dit, soyons clairs: cumulard ou pas, Dominique Bussereau sera surtout la tête de liste régionale du clan Sarkozy, éliminant Henri de Richemont, pourtant élu tête de liste par l'UMP de la Région Poitou-Chearentes. C'est lui qui portera les tristers couleurs de la politique de cet hyper-président de droite qu'est Nicolas Sarkozy. Le même qui veut imposer son fils, le Prince Jean 1er, à la tête de La Défense ( ce  jeune de 23 ans qui redouble à l'Université, débute la 2ème année de Droit. Tout cela montre les limites de cette hyperprésidentialisation , qui utilise en fait le texte de la Constitution Française actuelle. Une des enjeux des élections à venir est aussi là: refonder la démocratie dans ce pays, discuter d'une 6e République, réduire les pouvoirs du Président, redonner à l'Assemblée Nationale tout son pouvoir, ...

La démocratie a aussi besoin de souffler réellement au Conseil Régional, face à l'autoritarisme reconnu de Ségolène Royal, par qui tout doit passer, au nom, peut-être de sa fameuse (pour ne pas dire fumeuse) "démocratie participative"!

Vers des listes autonomes de la gauche de gauche au 1er tour?
Le débat s'engage dans les départements. Cette exigeance monte.

  ° Une rencontre régionale a eu lieu à Niort de tous ceux qui militent pour une telle liste autonome au 1er tour,
le Samedi 24 octobre de 9h à 12h, à l'initiative de la Fase: du monde, de la réflexion dans la diversité. Un première qui en appelle d'autres.

° Le NPA, à son tour, a invité à une
rencontre régionale, le Samedi 14 novembre, à Niort, "pour échanger et travailler ensemble sur un projet politique commun qui déclinerait au plan régional les mesures d'urgence en lien avec les mobilisations populaires (...).

 ° Le Parti de gauche 17 vient de désigner ses 2 chefs de file:  Annie Raimbaud et Jean-Yves Angst

° Les adhérent(e)s du PCF vont voter ce week-end partout en France. RV pour le dépouillement ce lundi 23/11.
Les dirigeants du PCF 17 continuent leurs magouilles pour tenter d'imposer aux adhérents de Charente-Maritime leur point de vue favorable au ralliement à la liste de Ségolène Royal dès le Ier tour, au mépris de la démocratie et du pluralisme des opinions au sein du PCF. Mais nombre de militant(e)s réagissent face à cette direction "stalinienne" du PCF 17. C'est aussi le cas des 3 autres fédérations départementales du Poitou-Charente!
A suivre!

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° Eléments de réflexion, ci-dessous,  pour promouvoir des listes autonomes de la gauche de gauche au 1er tour des élections régionales, en Charente-Maritime, comme partout en France

° Lire aussi les termes du débat national sur cette question: le point de vue de J L Mélenchon (P.G.) et celui de Filloche (P.S.) - sur ce blog
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Déclaration du Parti de gauche à l'issu de son secrétariat national ( 8/9/09): extraits

Pour un Front de gauche permanent et élargi

                                                pour l'action et les élections

Lire aussi  la réaction de Jean-Luc Mélenchon dans un article récent sur ce blog

L’université d’été du Modem et les commentaires qu’elle a suscité au Parti Socialiste ont accentué un peu plus ce week-end ( le dernier d'Aout) le glissement des socialistes vers le Centre.

Certes, des divergences sont évoquées de part et d’autres mais la discussion s’organise de fait sur les conditions quipermettraient cette nouvelle alliance. La formation d’un camp de «l’alternance» proposé parFrançois Bayrou et les primaires qui ont été au coeur des propositions du Parti socialiste en cetterentrée dessinent un paysage inquiétant pour toute la gauche : celui de sa disparition au profit d’une«opposition» réunie contre un épouvantail commun, Nicolas Sarkozy, mais incapable de proposerun programme alternatif à la politique de la droite. Cette construction politique, on en connaitl’issue: la victoire pérenne, électorale et idéologique, de la droite. La situation en Italie le prouveamplement.


Le Parti de Gauche veut construire un autre avenir pour la gauche et pour la France. C’est laraison
pour laquelle, dès notre création, nous avons mis en place le Front de Gauche avec le PCF afin de
proposer les contours d’un autre projet à gauche. Même incomplète, cette alliance de l’autre gauche
a prouvé sa pertinence lors des élections européennes
. A l’heure où le PS et ses possibles alliés
centristes ainsi qu’Europe Ecologie se projettent jusqu’aux élections nationales de 2012, le Front de
Gauche se doit de proposer un débouché politique à la hauteur des enjeux
.

C’est le sens de notre proposition de «paquet» : l’engagement à s’unir pour les élections régionales, présidentielles
et législatives, de toutes les forces désireuses de construire une alternative politique à vocation
majoritaire en rupture avec les logiques capitalistes et les modèles productivistes.
L’annonce
de la construction dans la durée d’un tel rassemblement politique au service du changement
serait un encouragement décisif à la bataille politique contre la droite ainsi qu’un formidable
soutien aux mobilisations sociales qui la contestent. (...)"

L’objectif du Front de Gauche depuis sa création est toujours aussi pertinent : contester le leadership social démocrateà gauche parce que c’est le seul moyen de transformer la gauche et donc de battre la
droite. Il appartient au suffrage universel, à tous les électeurs de gauche, y compris ceux du PS qui
ne se résignent pas à cette opposition molle et sans contours, de trancher entre deux lignes aussi
clairement différentes
.
Nous voulons permettre ce choix tout en rappelant qu’au second tour nous
ferons toujours le nécessaire pour battre la droite que ce soit sous forme d’alliance ou de
désistement.

Parce qu’il travaille à proposer une alternative cohérente, gouvernementale et majoritaire au pays, le
Front de Gauche ne peut se décliner au pluriel ni être à géométrie variable selon les élections.
C’est une discussion que nous avons avec notre allié privilégié qu’est le PCF. Engager le Front de gauche dans des «ateliers d’élaboration» qui laisserait supposer que son périmètre peut inclure le PS serait
source de confusion et d’illusion.
Nous ne changerons pas la gauche ni le PS dans un colloque, mais
dans une bataille politique, sociale et électorale permettant de bouleverser les rapports de force. (...)

Nous proposons donc de donner toute sa cohérence au Front de Gauche en l’installant dans la
durée jusqu’en 2012.
Un comité de liaison permanent du Front de Gauche pourrait travailler
dès maintenant sur cette voie. Il aurait également pour rôle d’engager des campagnes
d'urgences
(...)

A présent, les élections régionales constituent un rendez-vous incontournable. Les choix du Front de Gauche dans cette élection doivent être cohérents avec la méthode qu’il propose pour construire une alternative au plan national
Paris le 8 septembre

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  Sur le site du PCF: extraits du rapport de Pierre Laurent au Conseil National du PCF

" (...) QUELLES AMBITIONS POUR LES REGIONALES ?


" Evidemment, le travail de projet dont je viens de parler irriguera toute notre bataille des régionales mais il convient de décliner ce travail de manière spécifique sur les enjeux régionaux dans le même esprit. L’appel que nous pourrions lancer aujourd’hui à tous les communistes est la nécessité d’entrer maintenant au plus vite, dans les jours et les semaines qui viennent, dans une très grande bataille publique et populaire sur les enjeux de ce scrutin, une très grande bataille politique de dimension nationale pour faire émerger une offre politique nouvelle pour ces élections.(+)


Penser pouvoir entrer dans ce débat sans mener cette bataille, cela reviendrait en quelque sorte à accepter d’emblée le paysage politique tel qu’on cherche à l’imposer ces dernières semaines au peuple de gauche, et à se résigner pour ce nous qui nous concerne à prendre la place que certains nous ont déjà réservée, en supplétifs des recompositions politiques pour les uns, ou éjectés de toutes les majorités régionales dans lesquelles nous nous battons aujourd’hui dans l’intérêt des populations pour les autres. C’est un piège dans lequel nous n’avons évidemment pas l’intention de tomber.(...)

 

Alors que Nicolas Sarkozy, avec la direction de l’UMP, prépare activement le rendez-vous régional avec des ambitions de reconquête affirmées, et vient pour cela de présider en personne le comité de liaison de la majorité présidentielle rejoint cet été par Philippe de Villiers et le CPNT de Frédéric Nihous, l’offensive de recomposition politique lancée sur la gauche conduirait aux prochaines élections régionales à marginaliser le débat de projet pour mieux faire accepter dans les faits le renoncement à toute ambition de projet réellement transformateur. On ferait rentrer par la fenêtre ce que refuse d’accepter la grande majorité des électrices et des électeurs de gauche. Contrairement à ce qui est dit par les promoteurs de cette recomposition, emprunter cette voie ouvrirait la porte à la victoire de la droite dans de nombreuses régions, car c’est la voie d’une démobilisation populaire assurée.(...)

 

Le premier de ces enjeux est un enjeu de projet.
Les élections régionales vont se tenir à un moment crucial, en pleine crise et à mi-chemin du quinquennat Sarkozy. A la crise, à la politique Sarkozy, il s’agira donc de dire dans chaque région : stop ou encore ? Et si c’est stop, pour faire quoi à la place ? 

L’UMP n’aborde d’ailleurs pas ces élections comme des élections intermédiaires. La reconquête des pouvoirs régionaux est considérée par la droite comme un moyen de relancer l’adhésion à son projet politique, de se donner de nouveaux moyens de le mettre en oeuvre, comme un tremplin pour accélérer le remodelage économique, institutionnel et politique de notre société. Si elles veulent gagner, les forces qui combattent sa politique doivent lui opposer des projets régionaux qui dessinent une vraie alternative, un autre chemin pour l’avenir des régions et de notre société.

 

Autrement dit, fou celui qui pense pouvoir éluder le débat de projet ou le renvoyer à 2012. 2010 sera un choc de projets et personne ne pourra éluder cette question : quelles politiques seront demain mises en oeuvre dans les régions ?(...)

 

 

Le second des enjeux de ces élections régionales est un énorme enjeu démocratique.
Nicolas Sarkozy veut tous les pouvoirs et les régions en ont. Il veut des majorités de droite pour les mettre au service de sa politique. Est-ce le moment de lui donner de nouvelles armes ? Poser la question, c’est y répondre. 

Mais le problème est plus sérieux encore. La réforme des collectivités locales que le gouvernement a lancée pour cet automne est extrêmement grave et largement méconnue, sous-estimée à l’heure qu’il est. Ce projet et les élections régionales sont pour le gouvernement une étape décisive de la restructuration de l’Etat, des pouvoirs et des territoires.

L’attaque contre la démocratie locale, qui une force de notre République, est cette fois globale. Il s’agit d’une recentralisation et d’une mise au pas générale de tous les échelons : communes, départements, régions, au profit d’une subordination autoritaire et centralisée aux exigences d’un remodelage libéral de toute la société.(...)

 

Le troisième enjeu des élections régionales concerne l’avenir de la gauche.
Je l’ai déjà largement évoqué. On nous somme de choisir, il faudrait soit renoncer à l’ambition d’un projet transformateur, soit renoncer au pouvoir.

Tout notre politique de rassemblement, à commencer par celle que nous avons mise en oeuvre avec le Front de gauche pour changer d’Europe, vise à refuser cette alternative mortifère.

Notre ambition est d’avancer en toutes circonstances vers la construction de majorités capables de porter des projets de transformation sociale. Renoncer à cette ambition aux élections régionales, ce serait offrir aux libéraux de tous poils le pouvoir dans la plupart des régions.


Notre ambition est donc claire : travailler à des projets régionaux utiles à combattre la crise et les logiques financières capitalistes, utiles à notre peuple, au monde du travail, et travailler dans le même temps à la construction des rassemblements et des majorités susceptibles de porter ces projets. Pourquoi par exemple décréter aujourd’hui que nous ne serions capables que de fusions techniques au second tour ?

 

 

C’est cette bataille politique de projets, de contacts et de constructions politiques qu’il faut engager dès maintenant. Il est trop tôt pour préjuger des configurations auxquelles nous pouvons aboutir. (...)


 

(+) Faire émerger une "offre politique nouvelle"? Cela veut-il dire autre chose que le Front de Gauche? Rien n'est dit dans le rapport sur les relations avec le Parti Socialiste (HM )

 

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"Le Front de gauche a vocation à être majoritaire pour porter un projet de gauche"

LEMONDE.FR | 10.09.09 | 17h14  •  Mis à jour le 10.09.09 | 18h14


ulianito : Allez-vous ouvrir le Front de gauche au NPA ou préférez-vous continuer à gérer les régions avec le Parti socialiste?

Marie-George Buffet : Le Front de gauche n'est pas figé une fois pour toutes. On est parti à trois, avec le PC, le Parti de gauche, la Gauche unitaire. Et pour ma part, je pense qu'à chaque étape, d'action ou électorale, il faut qu'on cherche à s'élargir. Car pour moi, le Front de gauche a vocation à être majoritaire pour porter un projet de gauche.

Je suis donc ouverte à ce que d'autres forces de gauche nous rejoignent, si c'est sur la base d'un accord programmatique, et si l'on est bien d'accord sur le fait que demain, on est prêt à créer les conditions d'une majorité politique. Pour gérer les régions, et le pays demain.


Loustal : Vous déterminerez-vous en fonction du projet dans chaque région pour décider de vos alliances ou comptez-vous établir une stratégie nationale valable pour toutes les régions ?

Marie-George Buffet : Nous ferons une offre politique nationale, car je pense qu'il faut donner un sens à notre décision. Cette décision se basera en effet sur notre capacité à créer ce rassemblement sur la base d'un projet pour les régions.

 

Colonel Fabien : Ne craignez-vous pas qu'en s'alliant au PS aux prochaines élections régionales, le PCF soit considéré comme un parti privilégiant ses élus plutôt que ses convictions et accélère ainsi tout bonnement sa disparition, considérant que pour la gestion du capitalisme il y aura le PS et pour le combat le Parti de gauche, voire le NPA ?

Marie-George Buffet : C'est une conception de la lutte des classes que je ne partage pas. Je pense que nous avons besoin d'avoir – et c'est le positionnement du PC – un projet en rupture non seulement avec les logiques libérales, mais également avec le système capitaliste. Mais ce projet, je pense que nous devons avoir la volonté de le faire vivre, donc d'avoir des élus qui, dans des majorités, des exécutifs, traduisent ce projet dans des actes.(...)

Il faut de la contestation. Mais il faut aussi se donner des élus qui, quelque part, donnent raison à cette contestation, en mettant en œuvre, dans la loi, dans les mesures, les revendications populaires.(...)

 

Sylvia Zappi


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Eléments de réponse de Jean-Luc Mélenchon (11/9/09)

          «Pas d’alliances à la carte aux régionales»

Questions à Jean-Luc Mélenchon Président du Parti de Gauche

La Fête de l'Humanité débute aujourd'hui à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Président du Parti de gauche (PG), l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon, presse le Parti communiste de s'engager dans un Front de gauche «durable» et «indépendant du PS».

Pourquoi le PG refuse-t-il de participer aux «ateliers sur le projet» proposés par le PCF si le PS est de la partie ?

Selon Marie-George Buffet, ces ateliers sont censés déboucher sur des «plateformes partagées pouvant donner à voir des rassemblements possibles». Si les communistes veulent s'allier avec les socialistes aux régionales au premier tour, c'est leur droit. Mais si l'autre gauche n'assume pas sa compétition avec le PS, ses électeurs s'abstiendront. La droite en profitera.

Vous mettez la pression sur les communistes...

Non. Je veux savoir à quoi je dois m'attendre. Franchement, ce serait un crève-cœur de ne pas partir avec le PCF aux régionales après notre score aux européennes [6,5 % et 5 élus, ndlr]. Le Front de gauche a été mis en place pour être autonome et indépendant du PS. Il continuera de l'être. Si le PG doit en assumer la responsabilité, nous le ferons.

Vous refusez tout accord avec le PS aux régionales ?

Nous sommes pour des listes autonomes au premier tour et pour un rassemblement au deuxième tour face à la droite.

Même le NPA [d'Olivier Besancenot, ndlr] est d'accord. Je fais aussi deux autres propositions : un «paquet» élections régionales-présidentielle-législatives et un «comité de liaison permanent du Front de gauche», pour travailler à notre programme et assurer notre présence dans les luttes sociales. Nous pourrions soumettre cette proposition aux votes de nos adhérents.

Une alliance PCF-PG-NPA aux régionales est toujours «vraisemblable» selon vous ?

Oui. Même si la question des exécutifs n'est pas encore réglée. Mais ce ne doit pas être un préalable à l'union. Une position qui pourrait nous rassembler serait de décider en fonction du rapport de force, du programme et du système
d'alliance de nos partenaires du second tour.

Et si le PCF propose des alliances à la carte ?

Le Parti de gauche n'ira pas. Notre crédibilité repose sur notre cohérence. Les alliances à la carte avec du Modem par-ci par-là qui dissuade nos électeurs, en face d'une droite unie, c'est la confusion à gauche. Nicolas Sarkozy doit se friser les moustaches d'avance !

Recueilli par Lilian Alemagna

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Eléments d'analyse de Patrick Braouezec sur son blog

 

http://www.patrickbraouezec.net/patrickbraouezec/

 

     Le PCF semble tiraillé sur ses alliances. Comment vous situez-vous ?


C’est vrai qu’au dernier conseil national, le 4 septembre, on a eu droit à l’énoncé de toutes les options, sans trancher : la volonté de la reconduite d’une alliance avec le Parti socialiste au premier tour, l’idée de listes estampillées PCF, et, ce qui est sans doute l’option majoritaire, la poursuite du travail avec le Front de gauche entamé lors des Européennes, en l’élargissant.


Pour ma part, je suis clairement partisan de cette dernière option. (...)


Après avoir géré bon nombre de régions avec le PS, qu’est-ce qui motive un changement de stratégie ?


   Il y a une différence notoire entre 2004 et aujourd’hui, c’est l’arrivée de Nicolas Sarkozy. Face à cette rupture politique de droite qui met à mal les acquis sociaux, on a besoin d’une rupture à gauche. Je suis persuadé que les régions peuvent constituer le niveau institutionnel pour résister à la politique de Sarkozy, et être aussi un lieu d’innovation permettant de mener des politiques publiques qui soient en rupture avec la logique libérale.

 


 

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Pas de temps à perdre ! Avançons.


Communiqué de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (10 / 09 / 2009)

FASE:  http://lafederation.org


La Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), souhaite depuis des mois qu’un regroupement de toutes les forces à la gauche du PS soit possible. Constituée depuis décembre 2008 par des forces et des citoyens convaincus de la nécessité de rassembler toute la gauche de transformation, elle entend prendre une part active dans le passage de la colère sociale à la politique

 

Toute l’actualité montre qu’il y a là un fossé qu’il est urgent de combler. Dans ce cadre elle cherche à bâtir des listes d’union, indépendantes du PS, à l’occasion des échéances électorales.

 

Face au recentrage d’une partie de la gauche et pour une part d’Europe écologie, quand le PS est de plus en plus résigné à accompagner l’ordre existant, il est plus que jamais nécessaire d’affirmer une autre orientation à gauche, porteuse de ruptures avec la logique capitaliste et consumériste et soucieuse de créer les conditions de l’émancipation individuelle et collective. Celle-ci ne peut être crédible et audible, et donc utile, que si toutes les forces qui se réclament d’une gauche de transformation sociale et écologique s’unissent. C’est à cette condition que nous pourrons renouer avec l’espérance à gauche et rendre tangible la possibilité d’autres majorités politiques.(...)

 

Ainsi, nous pourrons ensemble bâtir un Front de gauche social et écologique durable, capable de riposter aux attaques du gouvernement comme d’être présent aux élections régionales et au-delà, présidentielle et législatives. Il s’agit de disputer l’hégémonie à la ligne de résignation social-libérale qui domine aujourd’hui à gauche.

 

 

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Main tendue au Modem...

 

Main tendue au Modem, le Poitou-Charentes comme laboratoire et les présidentielles en ligne de mire... Depuis hier, les dés sont officiellement jetés. Ségolène Royal met le cap à droite, déterminée à placer le citoyen de gauche face à un choix qui relève plus de la tambouille politicienne que de la politique : beurre doux ou beurre salé, Bayrou ou Sarkozy... Citoyens de gauche, nous voilà bien avancés...


A partir de là, nous avons deux options possibles.
La politique de l'autruche ou celle du chêne qui se refuse à plier. La première option revient à prendre le citoyen pour un imbécile en faisant mine de jouer à « si tu ne viens pas à la droite, c'est la droite qui vient à toi ».  La ritournelle est bien connue et les candidats à la « Poitou-Charentes Academy » ne manqueront pas. Au nom d'un désormais très hypothétique strapontin, on entonne le refrain du projet qui soudainement nous laverait de nos péchés comme une sorte d'absolution pour toutes nos trahisons à venir... Le Modem serait alors plus à gauche que la gauche et le programme plus révolutionnaire que la révolution... Après tout, les miracles n'engagent que ceux qui y croient...

La seconde option est certes plus risquée mais ô combien responsable si l'on veut bien admettre que la politique n'a rien à voir avec la course en sacs... Disons donc les choses clairement... Hier, le Rubicon a été franchi et rend désormais impossible tout accord avec Ségolène Royal... Soit, prenons-en acte et tirons-en toutes les conséquences pour l'avenir. Il nous faut donc bâtir une liste de gauche en capacité de sortir en tête au soir du 1er tour. L'objectif peut paraître délirant mais il est le seul qui soit à la hauteur de l'enjeu : conserver la Région à gauche.
 

C'est donc une gauche de front qui doit se concevoir en région ;
gauche qui devra certes compter le PCF, le PG, le NPA, la FASE, les Alternatifs mais aussi tous les militants socialistes et écologistes, syndicaux ou associatifs conscients que les questions posées aujourd'hui en Région ne seront pas sans conséquences sur les réponses trouvées demain à l'échelle de la Nation. La bonne nouvelle, c'est que nous voilà conduit par la force des choses à abandonner la rhétorique stérile et confuse de l'autre gauche. La moins bonne, c'est qu'il nous faut très rapidement incarner la gauche de transformation sociale, lucide et révolutionnaire à la fois.


Il va donc falloir avancer très vite des propositions très concrètes...
Débattre publiquement de la gratuité des transports publics régionaux, d'un plan d'urgence pour la formation professionnelle, d'une priorité donnée à la reconversion des entreprises en difficultés en sociétés coopératives... Dans le même temps, il va falloir tenir un discours clair si l'on ne veut pas se faire les relais dociles d'une politique gouvernementale qui vise à transférer sur les ménages, les cadeaux fiscaux faits aux détenteurs du capital. A moyens constants, cela suppose de couper dans certains budgets... Supprimer toute aide publique aux organismes privés de formation, de tous les cache-sexe du capitalisme vert que la Région a démultiplié ces dernières années, de toute communication politique qui n'ait pas un caractère institutionnel. Réinterroger le budget de la démocratie participative n'aurait à ce propos rien d'incongru...

Le défi est conséquent et la tentation sera grande de trouver mille prétextes pour s'y soustraire. Et pourtant, ce défi n'est rien au regard du combat qu'il nous faudra mener demain dans le cadre de la Réforme des collectivités territoriales... Ce jour là, la question du contre-pouvoir régional n'aura rien d'anecdotique.
                                                                    Nicolas MARJAULT

                                                                                 Sur le blog des élus communistes de Niort

 

Par henri Moulinier - Publié dans : Elections régionales et Poitou-Charentes - Communauté : Nouvelle force à gauche ?
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  • : henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • : Homme
  • : 18/01/1948
  • : France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • : europe politique écologie liberté économie
  • : Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Démission du PCF. Rejoint le PG.Professeur de lycée retraité. Chargé de cours fac de droit et IUT La Rochelle.Etudiant en Master2.Président LDH La Rochelle. V.P. Collectif des Assocs de mon quartier.

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