Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 15:02
Ces résultats de Die Linke, en Allemagne, me réjouissent. Dans un contexte national spécifique, cette foce radicale de gauche, 2 ans après sa création, devient incontourable, à côté d'un Parti social-démocrate (SPD) qui a viré de bords et gouverne avec la droite (la CDU).

 N'est-ce pas, pour la France,  cette démarche de création de Die Linke ( La Gauche) qui a inspiré l'Appel de Politis pour une "nouvelle force à gauche", porteuse d'une démarche de transformation sociale, économique, politique et écologique?

 N'est-ce pas le sens de la création du Parti de Gauche ( le PG auquel j'ai adhéré),et celle du Front de gauche pour les élections européennes ( avec le PCF et la Gauche Unitaire)?

 Front de gauche que le PG, et Jean-Luc Mélanchon, proposent aujourd'hui de "perenniser", pour affronter, ensemble, les élections régionales, présidentielles et législatives à venir, afin de créer une dynamique citoyenne de la gauche de gauche sur un projet de transformation sociale et écologique, à côté d'un PS anglué dans sa démarche sociakl-libérale, sa bataille des égos, que Martine Aubry a du mal à maitriser, et d'ouverture possible au Modem.

Toute proportion gardée, et dans des contextes et histoires nationales différentes, les résultats de Die Linke en Allemagne, ne peuvent que nous encourager à pérenniser le Front de Gauche et à l'élargir ( avec le NPA et d'autres).                                                            HM

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Un blog sympathique:

         
http://lerouetacoeurouvert.blogspot.com/2009/08/un-arc-unitaire-pour-le-front-de-gauche.html

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LE MONDE | 31.08.09 | 08h32    Mis à jour le 31.08.09 | 08h32
Berlin, correspondante

Triomphal Oskar Lafontaine ! Le chef de file de la gauche radicale allemande, Die
Linke (La Gauche) et ancien patron des sociaux-démocrates (SPD) avait plus d'une
raison de se réjouir dimanche soir. En Thuringe et en Saxe, deux Länder
d'ex-RDA, son parti s'est imposé comme deuxièm
e force politique. Derrière la CDU
d'Angela Merkel et loin, très loin, devant le SPD
.

Mais c'est surtout vers la Sarre que M. Lafontaine avait le regard tourné. Dans cette petite région sise à la frontière française où il se portait lui-même candidat, et qu'il avait dirigée entre 1985 et 1998 sous les couleurs du SPD, Die Linke a engrangé 21,3 % des voix. Bien au-delà de ce que lui prédisaient lessondages.

Le résultat est inédit à l'ouest de l'Allemagne : il y a cinq ans, le PDS, ancêtre du Linkspartei, avait écopé d'un très modeste 2,3 %

"Die Linke a le vent en poupe", a martelé le tribun devant ses troupes, en
liesse à l'annonce des résultats. Assurément, la gauche radicale est la grande
gagnante de ces scrutins qui ont égratigné aussi bien la CDU que le SPD
.
"Nous
sommes aujourd'hui l'un des trois grands", a pavoisé Dietmar Bartsch, le
secrétaire général du parti.

STATUT PARTICULIER

A un mois des élections générales, les scores obtenus par Die Linke ne sont,
bien sûr, pas transposables au niveau fédéral. En ex-Allemagne de l'Est, ce
parti, qui rassemble les déçus de la social-démocratie et les anciens
communistes de RDA, jouit d'un statut particulier. Dans ces régions, toujours
frappées par un taux de chômage parfois deux fois supérieur à la moyenne de
l'Ouest, le vote pour La Gauche est surtout identitaire. Les résultats en
Thuringe (27,4 %) et en Saxe (près de 21 %) ont prouvé une nouvelle fois son
ancrage.


En Sarre, la situation est toute autre. Ancien ministre-président et ancien
maire de Sarrebruck, Oskar Lafontaine jouit toujours d'un capital de sympathie
très élevé dans son Land natal. C'est sa personne ˆ le "Napoléon de la Sarre" ˆ
et moins son parti que les électeurs ont plébiscité.

Les sondages pour le 27 septembre parlent d'ailleurs un langage très différent :
Die Linke y est crédité de 9 % des voix
. Prudent, l'état-major du parti s'est
fixé comme objectif "10% et plus". Il n'empêche. Un peu plus de deux ans après
sa création, Die Linke démontre une nouvelle fois sa capacité à bouleverser le
jeu traditionnel des coalitions.


Dimanche soir, une grande question préoccupait commentateurs, analystes et
personnalités politiques réunis sur les plateaux de télévision : le SPD, en
Sarre, va-t-il s'allier aux Verts et surtout à la gauche radicale, une première
dans l'ouest de l'Allemagne, pour mettre fin à un gouvernement dominé par les
chrétiens-démocrates ? Pour l'heure, le flou demeure et les négociations
s'annoncent longues et compliquées.

En Thuringe aussi, Die Linke pose un cas de conscience aux sociaux-démocrates
qu'elle dépasse de près de dix points
. Ensemble, les deux frères ennemis
pourraient renverser le ministre-président sortant, le conservateur Dieter
Althaus. Des coalitions dites "rouge-rouge" ne sont pas un tabou dans les Länder
d'ex-RDA. Mais voilà, les Linke exigent de pouvoir nommer eux-mêmes le nouveau
chef du gouvernement. Un véritable camouflet pour le SPD.

A 66 ans, le charismatique Lafontaine tient sa revanche sur ses anciens
camarades : il titille sur sa gauche ce parti devenu trop centriste à son goût.
Dimanche, le "vieux lion" s'est même payé le luxe d'exclure une coalition avec
les sociaux-démocrates au niveau fédéral, arguant des trop grandes différences
idéologiques entre les deux partis.

Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 01.09.09

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L'Edito de "Cerise", journal des Communistes Unitaires


Aux régionales de dimanche, le parti de gauche allemand Die Linke a remporté un franc succès. 20,6 % en Saxe et 27,4 % en Thuringe, deux länder de l’Est de l’Allemagne. Et surtout, 21,3 % (contre 2,3 % en 2004) en Sarre, fief d’Oscar Lafontaine à l’ouest du pays.

° Cette percée phénoménale du parti de gauche en Sarre alimente les débats : charisme de Lafontaine, chef de file de die Linke au Bundestag et ancien du SPD ? Avancée confirmée de die Linke à l’Ouest de l’Allemagne?

Une question d’autant plus décisive à l’approche des élections au Bundestag : dans quelle mesure les résultats aux régionales influenceront-ils le vote des Allemands lors des législatives, le 27 septembre prochain ?

° Autre thème de grandes spéculations : les relations entre le parti de gauche die Linke et le parti social-démocrate SPD.

Que ce soit en Thuringe ou en Sarre, une coalition rouge-rouge entre les deux partis n’est pas exclue. Dès le lendemain des résultats, le message de Lafontaine était clair : le Sarrois se réjouit « sans la moindre réserve » d’offrir de nouvelles perspectives de pouvoir au SPD. Même esprit d’ouverture de la part du secrétaire général de die Linke, Dietmar Bartsch : « Nous avons l’intention de sonder les points de coopération possibles avec le SPD et de mener à bien une politique commune. »

Côté SPD, les démonstrations d’enthousiasme envers une coalition rouge-rouge manquent à l’appel. Le chef de file SPD en Thuringe, Christoph Matschie, compare déjà les différentes options : grande coalition SPD-CDU ou coalition rouge-rouge-verts. Même son de cloche en Sarre, où les ressentiments de plusieurs sociaux-démocrates envers Lafontaine joueraient presque en faveur d’une grande coalition. En Thuringe, la logique arithmétique des urnes serait également méprisée : en cas de coalition rouge-rouge-verts, le SPD (18,5 %) refuserait de céder le poste de ministre-président à Bodo Ramelow, chef de file régional de die Linke (27,4 %).

° Et pour les législatives, le message du SPD est clair : aucune coopération avec die Linke, les divergences sont trop grandes, que ce soit sur l’engagement militaire en Afghanisthan ou l’Agenda 2010 (1).

L’antipathie du chef du SPD, Franz Müntefering, pour son ancien camarade Lafontaine ne semble pas non plus négligeable. Un paradoxe, le pragmatisme de Lafontaine suscitant maintes discussions à l’intérieur même de son parti !

Le parti de gauche allemand die Linke reste toutefois fort de son dernier succès et serre les rangs : pas de dissensions internes avant les législatives semble être le mot d’ordre, selon l’expert des partis politiques Jonas Rugenstein. Il sera temps d’aviser au moment de déterminer la position du parti, une fois les résultats tombés.

Charlotte Noblet (depuis berlin)

1. Ensemble de réformes (retraite, politique de santé, marché du travail) du gouvernement rouge-verts de Schröder qui a provoqué la rupture avec l’aile gauche du parti et le départ d’Oscar Lafontaine.
Par henri Moulinier - Publié dans : Quelle alternative à gauche? - Communauté : Nouvelle force à gauche ?
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  • henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • Homme
  • 18/01/1948
  • France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • europe politique écologie liberté économie
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche.Professeur de lycée retraité. Chargé de cours fac de droit et IUT La Rochelle.Master 2 histoire ((9/2010)Doctorant histoire.Président LDH La Rochelle.

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