Partager l'article ! Non, la crise globale, systémique, n'est pas finie!: La crise était finie ! Une "reprise" de l'activité est annoncée en Août: croissance pos ...
La crise était finie ! Une "reprise" de l'activité est annoncée en Août: croissance positive au 2e trimestre pour la
France, l'Allemagne, la Norvège (+ 0,3%), et du Japon (+ 0,9%). Le PIB de la zone OCDE - regroupant les 30 pricipaux pays industrialisés du monde- s'est
stabilisée à 0,002%, alors qu'il accusait une baisse de 2,1% au 1er trimestre 2009.Si la dépression semble aujourd'hui évitée, de nombreux risques peuvent entraîner une rechute de l'activité.
En août dernier, la surprise a été générale: nous ne nous en doutions pas, mais en fait l'économie française était sortie de la récession depuis plusieurs mois déjà. La production repart en effet un peu, tirée en particulier par l'automobile grâce aux primes à la casse. La consommation des ménages, qui n'avait pas fléchi, a légèrement accéléré. Mais c'est surtout une amélioration des comptes extérieurs, que personne n'avait anticipée, qui explique la sortie de la récession: elle a gonflé l'économie française à hauteur de 0,9 point de produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre. L'action des banquiers centraux et les plans de relance des gouvernements sont donc parvenus à empêcher que la récession ne se transforme en dépression . Même si dans le cas de la France et de l'Europe, c'est pour une part non négligeable les relances des Américains et des Chinois - beaucoup plus massives que la nôtre - qui a soutenu les exportations.
Ceci étant, cette - modeste - hausse du PIB intervient à la suite d'une récession sans précédent depuis les années 1930: entre le deuxième trimestre 2009 et la même période de 2008, le PIB est toujours en recul de 2,6%, une baisse plus de deux fois supérieure à celle qu'on avait connue lors de la récession précédente, celle de 1993. Les exportations, même en légère hausse, sont toujours 12% plus faibles qu'il y a un an. Quant à l'investissement des ménages comme des entreprises, il diminue encore. Sans oublier que la production industrielle, si elle se redresse un peu, était toujours, fin juin, à l'indice 86, alors qu'elle se situait à 104 en janvier 2008, soit un recul de 17%...
Bref, il n'y a pas encore de quoi pavoiser.
D'autant que les risques de rechute sont non négligeables. Ce ne serait pas la première fois, en effet, qu'une reprise ferait long feu: tant aux Etats-Unis dans les années 1930 qu'au Japon dans les années 1990, de multiples épisodes de ce type avaient par la suite rapidement avorté.
° D'abord parce que le marché du travail continue et va continuer de se dégrader, plongeant dans le chômage une part croissante de la population et démoralisant les autres.
° De plus, bien que les banquiers aient déjà repris leurs mauvaises habitudes en matière de spéculation et de rémunérations, la pompe du crédit n'est pas vraiment réamorcée et le système bancaire reste très fragile. Surtout en Europe, où le ménage n'a pas été fait.
° Enfin, les plans de relance vont cesser de produire leurs effets, alors que les gouvernements risquent, là aussi surtout en Europe, de vouloir resserrer
trop vite le robinet budgétaire.
Bref, l'heure n'est pas du tout à la démobilisation face à la crise.
Crise systémique : le trou noir
par Gilles Bonafi Le 5 aout 2009
Mondialisation.ca <http://www.mondialisation.ca>
Nous sommes plusieurs à vous le dire, le répéter, insister lourdement, nous ne sommes pas en 1929, c’est bien plus grave ! Il s’agit ici d’une crise systémique, un système
de captation du capital par quelques-uns, basé sur la consommation à partir de dettes et donc, parler seulement de dettes revient à occulter le problème de la consommation.
Or, il faut le rappeler, sans consommation il n’y a pas de travail. De plus, l’histoire nous apprend que ce n’est pas en 1929 que la crise a touché le fond mais
en 1932 soit 3 ans plus tard.
Nous sommes très peu à informer sur l’ampleur du désastre (Paul Jorion, le LEAP, Abderrahmane Mebtoul moi même ou Pierre Jovanovic entre autres). Ce dernier, avec humour résume notre avenir : Koh-Lanta pour tous ! Paul Jorion, plus sobre indique que c’est la fin du capitalisme. Stiglitz, Krugman et Roubini avaient peut-être prévu la crise mais sont passés à côté de son ampleur. Le LEAP parle de 3 vagues scélérates, il faudrait plutôt parler de tsunami. Voici donc un petit tour d’horizon qui devrait vous éclairer. Le 24 juin 2009, « Lepoint.fr » indiquait que les exportations japonaises ont baissé de 40,9 % sur un an. Le commerce mondial est sinistré et l’on assiste à l’effondrement du secteur du transport maritime (- 21 %) et du fret aérien (-28 %) : FOCUS/Panalpina en baisse après résultats semestriels. <http://www.romandie.com/infos/news2/200908051205080AWPCH.asp>
Pour le secteur aérien, on est au bord du gouffre (voir le blog de Pierre Jovanovic : www.jovanovic.com <http://www.jovanovic.com/> , truffé d’infos à ce sujet) avec selon l’ IATA (l'Association internationale du transport aérien )
une baisse de 16,5% pour le fret et de 7,2% pour les passagers en juin par rapport à l'an dernier et donc neuf milliards de dollars de pertes estimées pour 2009.
On le voit ici, 16,5 % déclarés et 28 % réels, voilà comment on triche avec les chiffres. Si l’on prend en compte, les accidents récents (impact
psychologique), la hausse du carburant, la grippe et l’aggravation de la crise, il faudra multiplier par 3, voire 4 ce chiffre. De très nombreuses faillites sont pour bientôt, ce
que j’avais annoncé l’année dernière, le 23 octobre 2008 dans mon article Cessation de paiement <http://www.alterinfo.net/Cessation-de-paiement_a25189.html> .
L’industrie automobile est dans un état encore pire. Par exemple aux USA, les ventes de voitures se sont effondrées en juin 2009 :
Ford: - 10,9 %, General Motors: - 33,6 %, Toyota: - 31,9 %, Chrysler: - 42 %, Honda: - 29,5 % - Nissan: - 23,1 %. C’est vrai, j’oubliais, la crise est terminée !
Bien sûr, mon calendrier a été repoussé de quelques mois car on a injecté dans l’économie des sommes faramineuses. En effet, la Fed la (banque centrale US), le 18 mars
2009 (le jour où le dollar est mort), a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette, et, le 29 avril 2009, a confirmé qu’elle se portait
acquéreuse de 1700 milliards de dollars soit 12,5% du PIB de titres émis par le privé et d’obligations : http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/20090429a.htm Ils
devraient d’ailleurs écrire plus petit pour mieux cacher la réalité ! Sélectionnez le texte et copiez-le, le chiffre exact apparaîtra. Pour les retraites, par
exemple, 15 millions de britanniques n’auront pour vivre que 560 livres par mois et pour le reste de l’Europe, l’exemple Letton sera le modèle avec 20 à 30 % de baisse des
pensions.
Mais le pire concerne le chômage qui explose et le moment est venu de vous démontrer comment les chiffres sont tronqués. Jacques
Freyssinet, économiste français né en 1937 dont les travaux font autorité sur l'emploi et le chômage a démontré que le chômage réel était plus de 1,5 fois supérieur à celui déclaré
par le BIT (Bureau International du Travail) car le calcul ne tient pas compte des demandeurs d’emploi en formation, des cessations anticipées d’activité et de ceux qui sont
dans l’absence de recherche d’emploi: 2.5Le halo du chômage <http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage#Le_halo_du_ch.C3.B4mage> .
Par exemple, en France, le chômage a augmenté de 18,7 % sur un an et l'Insee prévoit un taux de chômage de 10,5 % à la fin de l’année (9,1 % au premier trimestre) ce qui
signifie, si l’on tient compte de la réalité que nous aurons un taux réel de chômage de 16 % en décembre. Pour les États-Unis, on atteindra aussi 10,5 %
et donc là aussi un taux réel de chômage de 16 % en décembre.
En fait, c’est bien simple, tous les chiffres sont totalement faux et je vous invite à lire ou relire Crise systémique – Les solutions <http://www.legrandsoir.info/Crise-systemique-Les-solutions-no5.html> (n°5 : une constitution
pour l ... concernant la recapitalisation des banques à l’aide de magouilles comptables. Vous comprendrez ainsi pourquoi tout va mieux. Cette crise est donc bien
une crise systémique, un système basé sur le travail (dont l’essentiel des revenus sont captés par quelques-uns) qui dépend de la consommation, qui elle-même dépend de
dettes.
Selon Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988 « L'économie mondiale tout entière repose
aujourd'hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. »
Pour rappel, depuis 2000, la dette totale des ménages américains a augmenté de 22 %, une catastrophe !
Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en
novembre 2008 : « L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour
l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de Corée, du Vietnam, la débâcle de S&L, la NASA et la course à la lune réunis.
» En effet, le montant total des dérivés (des produits financiers qui lors d’une crise majeure ne valent plus rien), est évalué par la BRI (Banque des règlements
internationaux) à 591 963 milliards de dollars au 30 décembre 2008, ce qui représente plus de 10 fois le PIB mondial : http://www.bis.org/statistics/derstats.htm cliquez sur « Amounts outstanding of over-the-counter (OTC)
derivatives by risk category and instrument » en pdf ou directement sur http://www.bis.org/statistics/otcder/dt1920a.pdf.
Pour ceux qui croient que ces chiffres sont du vent, voici les preuves du crime.
Essayez d’emprunter 10 fois la valeur de votre maison ! La finance, elle, contrôlant l’ensemble de la classe politique du monde, peut tout se permettre.
Or, il faut le rappeler, les entreprises, la finance, les banques sont interconnectées et littéralement infectées par ces produits financiers
que Paul Jorion nomme « les métastases ». Les premières grosses défaillances ont commencé (Chrysler, General Motors par exemple) et nous assistons en ce moment, par effet
domino, à l’implosion du système. Les sommes en jeu sont tellement énormes que tel un trou noir, elles font disparaître l’ensemble des Etats-nations et au passage, nos
emplois, nos retraites et toutes nos protections sociales.
D’ailleurs, Laurent Carroué, directeur de recherche à l’Institut français de Géopolitique, Expert du groupe Mondialisation du Centre d’Analyse Stratégique (ex Commissariat
Général au Plan), en mai 2009 a estimé le coût de la crise à 103 % du PIB mondial soit 55 800 milliards de dollars : La crise mondiale : une ardoise de 55 800 000 000
000 de dollars américains <http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1596> .
C’est vrai, tout va mieux ! J’ai donc encore une fois de plus essayé de vous informer, de vous donner des preuves irréfutables de l’ampleur du
désastre à venir et j’espère qu’une prise de conscience collective est en train de naître. Un autre modèle économique est à bâtir, qui ne doit pas être celui de la Banque Mondiale
ou du FMI, une constitution pour l’économie (ecce - home <http://www.ecce.name/> ) car l’origine de tous les problèmes est là.
Pour conclure je vous laisse méditer sur ces paroles qui résument à elles seules la façon dont les choses se passent.
« D’abord nous décidons quelque chose, ensuite on le lance publiquement. Ensuite nous attendons un peu et nous regardons comment ça réagit. Si cela ne fait pas scandale ou
ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons, pas à pas, jusqu’à ce qu’aucun retour ne
soit possible... ». Premier ministre, ministre des finances luxembourgeois, gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995 ancien gouverneur de la BERD et du FMI président actuel
de l'Eurogroupe. Jean-Claude Juncker dans une interview Der Spiegel n°52/1999 p136 : Wikipedia <http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=de&u=http://de.wikipedia.org/w/index.php%3Ftitle%3DJean-Claude_Juncker&prev=/search%3Fq%3DDer%2BSpiegel%2Bn%25C2%25B052/1999%2BJean-Claude%2BJuncker%26hl%3Dfr%26sa%3DG&rurl=translate.google.fr>
ou Democratie . Nu - Witte Werf januari 2000 <http://democratie.nu/bibliotheek/witte_werf/witte_werf_januari_2000.html> .
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Extrait de l'article publié le 24 Aout 09 dans INFAME POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires
Je vous renvoie à la totalité de cet article sur ce site
Nous vivons une époque extraordinaire, où la méthode Coué, a été instauré comme, comme outil de gouvernance international ( en matière économique) et la grippe H1N1 comme le dernier rempart pour sauvegarder la paix sociale pendant la tempête.
Bien évidemment, les médias et les gouvernements ne vous servent pas la vison du monde comme je viens de vous la présenter.
La méthode Couet!
Et pourtant, en fouillant bien, les médias et déclarations de gouvernements ou d’économistes il est indéniable que tous proclament la méthode Coué : "la
crise est finie la croissance repart ! ", mais vous vous apercevez rapidement que personne n’est dupe, et que tous s’attendent à une fin d’année
2009 et 2010 catastrophique.
Merci de suivre les liens pour faire votre idée sur la réalité de l’info que mes médias et gouvernements nous servent.
Pour commencer les USA
où les premières cartes du château se sont effondrées ! ( cela continue, et ils se demandent encore comment enrayer la chute ! ) voir ici les mesures prises en Californie pour éviter la Faillite, les saisies immobilières qui continuent de plus belles (et qui engendrent le paradoxe de faire remonter les ventes immobilières, le chômage qui est reparti à la hausse en Aout ( mauvaise pioche).
Maintenant l’Europe : le palmarès de la récession en Europe
Soudain embellie merveilleuse en Allemagne et en France avec des 0,1 % et 0,3% de croissance du PIB, bien sur aussitôt mis sur le piédestal par les Gouvernements dans les Médias, mais fortement modéré en coulisses, avec une Espagne elle, catastrophique, "chute de 4,1% du PIB au 2e trimestre."
....La principale interrogation des analystes porte sur les causes de la dynamique constatée en Allemagne et en France, qui tient notamment à la bonne tenue de la consommation. Jusqu’à quand les ménages vont-ils tenir ? Comme l’explique Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis, s’ils ont continué à consommer, c’est « d’abord grâce à la désinflation, liée essentiellement à des effets de base » (le pétrole était très cher un an auparavant). Un phénomène qui ne va pas tarder à toucher à sa fin. Autre soutien manifeste de la consommation : les primes à la casse dans le secteur automobile. Pour salutaires qu’ils aient été, ces coups de pouce sont appelés à disparaître. Quant aux ménages, la perspective d’une hausse persistante du chômage devrait tôt ou tard les inviter à la modération.
Et la Chine dans tout ça qui annonce + de 8% de croissance en 2009 :
"...pour retrouver une croissance à deux chiffres, les Chinois ont un besoin impératif d’une reprise forte de leurs exportations. Rappelons qu’en juillet elles baissaient toujours de 23 % sur un an. Je ne vois pas comment un redémarrage de la demande des pays industrialisés pourrait se produire à brève échéance.(...)"
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