Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 23:08

Communiqué de presse du Parti de Gauche

Paris, le 8 juillet 2009


Martine BILLARD, députée de Paris, a annoncé ce jour, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, en présence de Jean Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche (PG), sa décision de quitter le parti des Verts (voir ses raisons ci-dessous) et de co-organiser le Congrès fondateur du Parti de Gauche qui aura lieu en décembre
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Le Parti de Gauche se félicite de cet événement politique majeur et inédit.

Dès le meeting de lancement du PG le 29 novembre 2008, Jean Luc Mélenchon avait appelé les « écolos de gauche » à contribuer au projet du PG en plaçant l'écologie politique au coeur des orientations du Parti de Gauche et en consacrant son tout premier Forum à la planification écologique.

Face aux menaces que fait peser la droite sur la démocratie, la justice sociale et les libertés publiques, face aux urgences écologiques, face à la crise dans laquelle nous plonge le système capitaliste et à l'incapacité de la social-démocratie à y répondre, il faut une nouvelle gauche synthétisant les apports de lécologie politique, du socialisme et de la république émancipatrice.
 Dans la crise de civilisation où se trouve l'humanité, la gauche doit se réinventer.

Parti creuset, le PG veut être au service de ce dessein.


Dans ce cadre, le Parti de Gauche avait annoncé qu'il ouvrait le comité de co-organisation de son Congrès fondateur, chargé d'adopter son programme, qui se tiendra en décembre 2009, à toutes les forces et personnalités désireuses de travailler ensemble à l'émergence d'une alternative crédible, fondée sur un projet ambitieux et radical de rupture avec le capitalisme et la logique productiviste.

C'est donc cette main tendue que Martine Billard a accepté de saisir, en indiquant que « l'heure n'est pas au repli ni à la négation du clivage gauche-droite prônée par Europe Ecologie mais au regroupement de tous ceux qui n'acceptent pas la logique du système capitaliste et du productivisme. »

Paul Aries, objecteur de croissance et directeur du Sarkophage, a indiqué suivre la même démarche.


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Pourquoi j'ai démissionné des Verts

Martine Billard


J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :

 

1/ l’incompréhension des réalités du monde du travail

Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l’informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie, les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes.

 A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d’appels à mobilisations ou de déclarations de soutien mais, concrètement, sont très peu impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux.



2/ un parti de plus en plus institutionnel


J’ai rejoint les Verts en 1993 pour l’écologie, le féminisme et la politique autrement. C’était un parti bouillonnant, parfois imprévisible mais toujours vivant.

 Ce n’est plus le cas aujourd’hui où tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à l’opportunisme.


La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie. La démocratie interne s'est réduite à une peau de chagrin et le fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d’éclaircissements y compris au sein des instances de délibération des Verts (Conseil national interrégional) restent lettre morte.

 

3/ l’effacement du clivage droite/gauche

J’ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C’est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et incapables de comprendre les enjeux du 21ème siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkzy est porteur d'un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d’être de gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c’est la droite dure et populiste qui occupe l’espace politique, et non le centre ou l’écologie.

J’ai été élue députée en 2002 sur la base d’une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l’ensemble des forces de gauche au second tour. J’ai été réélue en 2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second).

Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu’aucune force de gauche n’est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale, écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l’échelle de la planète.

 

Mes convictions écologistes n’ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l’urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d’accompagnement.


Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l'écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d'Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite.

J’ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l’écologie pour laquelle je me suis battue pendant 16 ans chez les Verts. C'est pourquoi, avec Paul Ariès, objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d'oeuvrer à l'évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la préparation de son congrès programmatique de fin d'année.

 

Face à l’hégémonie de la droite en Europe, c’est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.

Martine Billard

 ° Blog de Martine Billard: www.martinebillard-blog.org

   ° Site officiel de Martine Billard: http://martinebillard.org

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Paul Ariès,

 né le 11 mai 1959 à Lyon (France) est un politologue et écrivain. C'est un spécialiste des phénomènes liés à la mondialisation (mal-bouffe, sectes, pédophilie, etc). Il est également partisan de la décroissance économique.

Biographie [modifier]


Paul Ariès fut durant sa jeunesse l'un des dirigeants de l'Union nationale des comités d'action lycéens (UNCAL) puis de l'UNEF, il a participé à des actions de soutien aux dissidents des pays de l'Est (notamment par le transfert clandestin de matériels militants pour l'opposition tchécoslovaque et d'Allemagne de l'Est).

Pendant treize ans, il est l'un des acteurs de la lutte anti-sectes, cherchant en particulier des liens entre celles-ci et la mondialisation capitaliste mais aussi avec l'extrême droite[1]. Il expose notamment dans "la Scientologie laboratoire du futur", la proximité entre ce groupe et le fonctionnement des grandes sociétés transnationales (site UNADFI, Paul Ariès, révolution et décroissance. Il considère que les sectes sont autant un danger pour la démocratie que pour les individus. Il condense sa pensée en expliquant que les sectes ne sont pas un cancer sur un corps sain mais les métastases d'une société malade. Son ouvrage La scientologie, une secte contre la république fut préfacé par Alain Vivien, ancien ministre, président de la « Mission interministérielle pour la lutte contre les sectes » (MILS). Ses travaux nourrissent largement les rapports parlementaires et ceux de la MILS qui le citent directement. Il dénonce à cette époque en reproduisant des documents originaux des liens entre la scientologie et les multinationales de la mondialisation telles que McDo et Coca Cola [2].

Ces œuvres, tant sur la scientologie[3] que sur le satanisme[4] se voient néanmoins reprocher par une partie de la critique un manque de rigueur au profit du sensationnalisme alarmiste notamment par Nathalie Luca, membre de la MIVILUDES laquelle quittera, peu après, cet organisme jugé, lui aussi, trop offensif (le Monde 20 décembre 2005). Paul Ariès poursuit ses relations avec les grandes associations anti-sectes comme le CCMM et l'UNADFI. Il collabore largement avec Mathieu Cossu responsable du principal site de lutte contre les sectes. Il assurera également des interventions au sein de l'Ecole nationale de la magistrature, de L'Ecole Nationale de Santé Publique et même du Centre national de formation de la police nationale (les préfaces de ces livres). Suite à ces travaux, il affirme avoir reçu des menaces de mort et déposera plainte à plusieurs reprises. Le journal le Monde et Libération en feront notamment état. [1]. Il lança en 2005 un trimestriel, L'Immondialisation, dont le premier numéro était consacré à « la guerre perdue contre les sectes » et à une dénonciation de l'attitude gouvernementale depuis le 11 septembre 2001. Il affirme que depuis cette époque, pour la France, « l'islamiste a remplacé la Scientologie dans l'échelle des ennemis » [1]. Son dernier texte sur ce sujet est paru sous le titre "sectes, la guerre perdue" au sein de la revue de stratégie militaire dirigée par le général de la Maisonneuve (septembre 2007).

Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages concernant les « méfaits de la mondialisation ». Il est l'un des acteurs des grands mouvements sociaux de ces quinze dernières années : lutte contre la « malbouffe » et la « McDonaldisation », lutte contre le harcèlement au travail, lutte contre l'« agression publicitaire », lutte contre le Disneylandisation, lutte contre la TV-réalité, lutte contre les sectes et contre l'extrême droite, etc. Parmi ses livres, on trouve aussi Libération animale ou nouveaux terroristes ? (paru chez Golias en 1999), où il accuse le mouvement antispéciste de « saboter l'humanisme », de faire du « terrorisme », tout en critiquant les sévices subis par les animaux.

Il a été Président du Centre Europe Tiers-Monde (ONG habilitée à la commission des droits de l'homme de l'ONU) pour la France. Paul Ariès fut l'un des « grands témoins » lors du procès de José Bové à Millau (« démontage » du restaurant McDonalds). Il est aussi en juin 2006 témoin au procès des « déboulonneurs » (antipub) de Montpellier. Paul Ariès lance en octobre 2006 un Manifeste pour une grève générale de la consommation (in No Conso, Golias, 2006) conçu comme un mouvement social. Il oppose à la figure du consommateur celle de « l'usager maître de ses usages » et du citoyen. Cette campagne est relayée par plusieurs mouvements et réseaux tant en France qu'à l'étranger.

Paul Ariès enseigne la science politique mais aussi l'histoire et la sociologie de l'alimentation (prix littéraire de l'Académie nationale de cuisine). Il a été membre du jury international de l'association Slow Food.

Paul Ariès est membre de plusieurs comités de rédaction dont le journal La Décroissance dont il assume depuis janvier 2007 la responsabilité des pages « politiques » et « internationales » et la revue catholique de gauche Golias (lui-même est athée[5]). Il collabore régulièrement avec Le Monde diplomatique, « Alternatives non violentes » et est l'auteur de la notice « scientologie » et « enfants : les nouveaux droits » de l'Encyclopædia Universalis. Il est avec le journal La Décroissance, l'un des co-organisateurs du contre-Grenelle de l'environnement qui s'est tenu à Lyon le 6 octobre 2007 en réaction au Grenelle lancée par le ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durables. Un second contre-Grenelle est organisé à Lyon le 2 mai 2009 sur le thème Contre le capitalisme vert.

Il lance le 14 juillet 2007 un nouveau journal d'analyses politiques vendu en kiosque « Le Sarkophage, contre tous les sarkozysmes[6] » qui se donne pour objectif d'analyser l'imaginaire, la théorie et la politique du sarkozysme et de travailler à l'émergence d'une véritable alternative en lui opposant un autre imaginaire, d'autres théories, d'autres politiques. Ce journal comprend les signatures de représentants des milieux gaullistes de gauche, des gauches historiques, de la gauche de la gauche, de l'écologie, de la décroissance.

Paul Ariès est l'un des porte-parole du Mouvement pour une rentrée sans marques. Il est aussi l'un des principaux animateurs du « Mouvement pour une décroissance équitable ». Il avait lancé en 2006 des États Généraux de la décroissance équitable (EGDE) en vue d'une participation des Objecteurs de croissance à l’élection présidentielle de 2007 sur le modèle de ce que fut la candidature René Dumont à l’élection présidentielle de 1974. Il a annoncé avoir renoncé à ce projet en raison de l'immaturité théorique et politique du mouvement. Il s'inscrit dans le cadre d'un accompagnement critique de la campagne de José Bové auquel il reproche d'être « seulement antilibéral » et de choisir une sur-médiatisation plutôt que la force des idées (in Politis du 10 mars 2007).

Le 8 juillet, Martine Billard, députée démissionnaire des verts annonce, à l'occasion d'une conférence de presse, son ralliement au Parti de gauche en même temps que celui de Paul Ariès et de plusieurs militants écologistes[7].

Œuvres

  • Le Retour du diable, éditions Golias, 1996.
  • La Fin des mangeurs, éditions Desclée de Brouwer, 1997.
  • Les Fils de MacDo, éditions L'Harmattan, 1997.
  • Déni d'enfance, éditions Golias, 1997.
  • La Scientologie, laboratoire du futur ?, éditions Golias, 1998.
  • Petit Manuel Anti-McDo à l'usage des petits et des grands, éditions Golias, 1999.
  • La Scientologie, une secte contre la république, éditions Golias, 1999.
  • José Bové, la révolte d'un paysan, éditions Golias, 2000.
  • Libération animale ou nouveaux terroristes ?, éditions Golias, 2000.
  • Les Sectes à l'assaut de la santé, éditions Golias, 2000.
  • Avec Gong Gang, Le Goût, éditions Desclée de Brower, coll. « Proches Lointains », Paris et Shanghai, 2000, 122 p. (ISBN 2-22004-405-X).
    Collection publiée dans le cadre de l’Alliance des éditeurs indépendants
     
  • Anthroposophie : enquête sur un pouvoir occulte, éditions Golias, 2001, ISBN 2-914475-19-5
  • Disneyland, le royaume désenchanté, éditions Golias, 2002.
  • Harcèlement au travail ou nouveau management, éditions Golias, 2002.
  • Putain de ta marque, éditions Golias, 2003.
  • Satanisme et vampirisme, le livre noir, éditions Golias, 2004.
  • Décroissance ou barbarie, éditions Golias, 2005.
  • Misère du sarkozysme, éditions Parangon, 2005.
  • No Conso, manifeste pour une grève générale de la consommation, éditions Golias, 2006.
  • Le Mésusage, essai sur l'hypercapitalisme, éditions Parangon/Vs, 2007.
  • José Bové, un candidat condamné, la décroissance dans la campagne, éditions Golias, 2007.
  • Pour repolitiser l'écologie: le contre-Grenelle de l'environnement, éditions Parangon, 2007
  • La Décroissance : un nouveau projet politique, éditions Golias, 2008
  • (avec Bernadette Costa-Prades) Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus", éditions Milan, 2009
  • Desobeir et grandir - Vers une société de décroissance, éditions Ecosociete, 2009
Par henri Moulinier - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : Les antilibéraux
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  • henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • Homme
  • 18/01/1948
  • France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • europe politique écologie liberté économie
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. Chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Doctorant en histoire. Président LDH La Rochelle.

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