Partager l'article ! Un remaniement gouvernemental de combat pour faire passer de nouvelles mesures réactionnaires: Nicolas Sarkozy a procédé mardi 22 Juin à ...
Nicolas Sarkozy a procédé mardi 22 Juin à une redistribution des postes beaucoup plus large
qu'attendu au sein du gouvernement, afin de tenir compte des priorités qu'il a fixées lundi devant le Parlement réuni en Congrès
La première tâche de ce gouvernement, qui se réunira pour la première fois mercredi, sera de définir dans les trois prochains mois les "priorités
nationales" qui seront financées par le grand
emprunt dont le chef de l'Etat a annoncé le lancement.
Il aura à gérer les conséquences d'une crise économique, financière, et sociale dont Nicolas Sarkozy a admis
qu'elle n'était pas finie et qui a creusé les déficits publics à un niveau sans précédent - au moins 7% du PIB. Aussi le chef de l'Etat n'a-t-il pas touché au binôme de Bercy - la ministre de
l'Economie Christine Lagarde et le ministre du Budget Eric Woerth.
Un gouvernement de combat dévoué à Nicolas
Sarkozy
Ce nouveau gouvernement Fillon n'en ménage pas moins des surprises, après avoir été présenté comme un simple aménagement après des élections européennes
gagnées par l'UMP. Nicolas Sarkozy s'est taillé un gouvernement qu'il veut capable d'affronter les conséquences de la crise sur le plan social en imposant de nouvelles mesures socio-économiques libérales( chômage, remise en cause des retraites, suppression d'emplois
publics, .mise en cause de la Poste, ..)
° Nicolas Sarkozy a ainsi nommé un ministre de la Culture hautement
symbolique en la personne de Frédéric Mitterrand, neveu du président socialiste défunt, dont le nom est toujours vénéré par une grande partie de la gauche. Mais qui a voté pour J Chirac en 1995
° Fort du succès (relatif compte tenu du fort taux d'abstention) de l'UMP aux européennes et de l'émiettement de l'opposition, il a également enfoncé le clou de
l'ouverture vers le "centre" avec une autre "prise » : le sénateur Michel Mercier, trésorier du Mouvement démocratique (Modem) de François Bayrou, nommé ministre de
l'espace rural et de l'aménagement du territoire.
Hormis Rachida Dati et Michel Barnier, qui quittent le gouvernement pour aller siéger au Parlement européen, le chef de l'Etat et le Premier ministre François Fillon ont gardé tous les poids lourds mais procédé à des promotions spectaculaires.
° Michèle Alliot-Marie, qui remplace Rachida Dati au ministère de la Justice, devient ainsi le deuxième ministre d'Etat avec son collègue de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
° Luc Chatel, jusqu'ici secrétaire d'Etat à l'Industrie, le p'tit jeun loup de l'UMP qui monte, hérite du portefeuille de l'Education nationale tout en restant porte-parole du gouvernement.
° Autre promotion express : celle de l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, Bruno Le Maire, nommé il y a à peine plus de six mois secrétaire d'Etat aux Affaires européennes et désormais ministre de l'Agriculture et de la Pêche à la place de Michel Barnier. Un portefeuille élargi à l'alimentation. Le périmètre des principaux autres ministères a également été élargi.
° A six mois du sommet de Copenhague sur la lutte contre le réchauffement climatique, Jean-Louis
Borloo est aussi chargé des négociations sur le climat et des technologies vertes, dont Nicolas Sarkozy espère un coup de pouce à la croissance "verdie", sans remettre en
cause, bien au contraire, le capitalisme..
° Brice Hortefeux, nommé il y a seulement six mois au poste stratégique des Affaires sociales et du Travail, remplace Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, auquel est adjoint le portefeuille
des collectivités territoriales.
En nommant ce fidèle parmi les fidèles à ce
poste, Nicolas Sarkozy se prive d'un négociateur avec les syndicats mais confirme, à destination de l'électorat de droite, la priorité qu'il entend toujours accorder à la sécurité
intérieure.
° Brice Hortefeux aura aussi la mission délicate de conduire avec Michel Mercier la réforme des collectivités
territoriales, dont Nicolas Sarkozy attend notamment une réduction du nombre d'élus locaux et des économies substantielles, sans compter une remise en cause de l'importance des élus de
gauche dans les Conseils Généraux et Régionaux..
° C'est Xavier Darcos, un autre ministre de confiance de Nicolas Sarkozy, jusqu'ici chargé de l'Education nationale, qui hérite du portefeuille des Relations sociales et du Travail, élargi
à la Famille et à la Solidarité. Après avoir bataillé contre les syndicats enseignants et lycéens, il devra à la fois gérer les conséquences sociales de
la crise et préparer une nouvelle réforme potentiellement explosive des retraites.
Au total, le départ de huit sortants est compensé par l'arrivée de huit nouveaux ministres et secrétaires d'Etat, dont le très atlantiste et pro-américain député UMP Pierre Lellouche (Affaires européennes) et
un autre sarkozyste, le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi (Industrie).
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Le CNRS aura vécu 70 ans
Le 25 juin,
réfugié en territoire étranger, le Conseil d'Administration du CNRS <http://www.cnrs.fr/> (Centre National de la Recherche Scientifique)
français a adopté par 15 voix contre 6 le projet de contrat d'objectifs avec l'Etat rejeté par les personnels et qui équivaut à une mise à mort de l'établissement.
Trois jours après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès, ce passage en force témoigne de la réalité de
la politique du nouveau gouvernement.
L'événement peut choquer d'autant plus, qu'il ne semble pas que l'actuel gouvernement des Etats-Unis pratique à l'égard de sa recherche fédérale une politique
analogue à celle appliquée en France par Valérie Pécresse contre le CNRS, l'INSERM, l'INRA, l'INRIA et l'ensemble des organismes publics de recherche. A qui profitera le démantèlement de la
recherche publique française ?
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/25/le-cnrs-aura-vecu-70-ans.html ]
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Suppression programmée de milliers de postes
d'assistants
pour l'accompagnement éducatif
Après avoir annoncé (à grands renforts médiatiques) la création de 150 postes d'assistants d'éducation pour l'accompagnement éducatif l'an
dernier, le rectorat, prévoit la suppression d’une centaine de postes à la rentrée prochaine, dans notre académie. La décision, au moment où les problèmes
de vie scolaire sont évidents pour tous, rend le sujet très sensible... Elle montre une fois de plus l'obstination du pouvoir à saboter le service public d'éducation.
Le rectorat et les inspections académiques mènent l'opération « en catimini », à la veille des vacances... Cependant, notre
insistance force IA et Rectorat à « se découvrir ». Nous avons ainsi pu obtenir la liste des établissements concernés en Charente Maritime (voir doc 3 : http://www.poitiers.snes.edu/spip/spip.php?article314) mais rien d’équivalent, pour
l’instant, dans les trois autres départements, nous y travaillons.
Cette mesure n’est pas spécifique à notre académie, le ministère annonce 30 000 fins de fonction pour des AVS, EVS et AED au niveau
national (voir http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/30/30-000-postes-d-emplois-aides-dans-l-educationnonrenouveles_1213316_3224.html#ens_id=1115932).
Rien ne dit qu'ils seront même partiellement remplacés.
Nous savons que les chefs d'établissement sont au courant, ceux qui sont concernés savent que leur établissement sera « spolié », n'hésitez pas à les
interroger, tenez nous au courant.
Nous avons envoyé à la Rectrice un courrier au nom des élus au CTPA (voir doc 1 : http://www.poitiers.snes.edu/spip/spip.php?article314) et une autre au nom des élus en CCP (voir doc 2 :
http://www.poitiers.snes.edu/spip/spip.php?article314). Bien sûr nous vous
informerons de la suite des événements. N’hésitez pas à nous contacter (tél . : 05.49.01.34.44, mail : s3poi@snes.edu).
Les discours sur la « rentrée réussie » ne sont d'ores et déjà plus crédibles, ceux qui les tiendront sont dès aujourd'hui ridicules !
José DUPUIS – Magali ESPINASSE Co-secrétaires académiques du SNES-FSU