Lundi 22 juin 2009

La France, déjà endettée à plus de 70% de son PIB, se prépare à lancer à l'automne un emprunt pour financer les "priorités stratégiques" du prochain gouvernement, a annoncé ce lundi 22 Juin, Nicolas Sarkozy, sans en préciser les modalités. Cet emprunt sera préparé par le gouvernement remanié cette semaine, a annoncé le chef de l'Etat devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. "Son montant, ses modalités seront arrêtées une fois que nous aurons arrêté ensemble les priorités" du nouveau gouvernement, ce qui doit être entrepris avec les partenaires sociaux, dans les "trois mois".

"Nous le ferons soit auprès des Français, soit sur les marchés financiers" et ses ressources seront "affectées exclusivement à ces priorités stratégiques pour l'avenir", a seulement précisé le chef de l'Etat.


Elles sont bien vague ses "priorités stratégiques"!!!

"Pour préparer l'avenir, on doit être capables d'investir, même en ces temps difficiles", a justifié le ministre du Budget Eric Woerth sur France-Info. Selon lui, le déficit devrait atteindre les 140 milliards d'euros (entre 7% et 7,5% du PIB) et la dette devrait représenter 73,9% du PIB à la fin de l'année.


L’emprunt, ce n’est pas nouveau et ça se rembourse un jour !!!


De quoi créer des besoins budgétaires, mais aussi susciter quelques interrogations devant l'annonce d'un nouvel endettement. Combien va-t-on emprunter? Et qui va rembourser cet emprunt ? N’est-ce pas une fuite en avant, pour finir par augmenter les impôts du plus grand nombre ? Car chacun sait que les emprunts sont déjà, depuis longtemps,  le moyen « classique » de combler les déficits budgétaires ? Et qu’il faut bien les rembourser un jour, intérêts en sus !!!


L’exemple de l’emprunt Balladur de 1993


En 1993, alors que la dette française était déjà supérieure aux 60% du PIB fixés comme limite par le pacte de stabilité et de croissance européen, le gouvernement d'Edouard Balladur avait lancé un vaste emprunt auprès des Français. A l'époque, le gouvernement avait récolté 110 milliards de francs (environ 17 milliards d'euros), rémunérés au taux de 6%. Ils ont été remboursés en 1997.


Cet emprunt ne règle rien, car les racines de la crise sont toujours là !!


Nicolas Sarkozy veut continuer sa fuite en avant vers toujours plus de libéralisme économique.

° Il commence déjà à vouloir nous en faire payer l’addition avec sa volonté de mettre en cause le droit de partir en  retraite à 60 ans. Il n’y a pas d’argent pour les vieux ! Mais on en a trouvé pour les banquiers, pour les renflouer, eux qui continuent à s’enrichir !

° Et il veut casser le statut public de la Poste,
pour ouvrir la voie à sa privatisation.

°  Il n'augmente le SMIC que du bout des lèvres pour des millions de salariés qui vivent durement, alors que Mr Sarkozy se fait augmenter son train de vie élyséen.

° Les licenciements et suppressions d'emplois continuent dans le privé: silence radio! Et il appelle à la vigueur dans la suppression d'un emploi de fonctionnaire sur 2 partant à la retraite.

° L'Europe? On continue avec Barroso et les Chefs d'Etat, dont N Sarkozy, veulent imposer aux irlandais de revoter pour le Traité de Lisbonne,l'enfant de notre Président français!.

Il parle du voile intégral d'un petit nombre de femmes musulmanes pour éviter de parler de sa remise en cause radicale de la Laïcité qu'il prétend défendre


C’est cette politique économique libérale qu’il convient de faire reculer

C'est nécessaitre pour construire une autre orientation économique, qui réponde aux besoins sociaux et individuels, avec un souci majeur de justice sociale et de défense de notre planète. Mais pour Nicolas Sarkozy, le capitalisme, fut-il un peu verdi, n’a pas de prix
 ! Sinon le prix de la dissolution de l'Europe dans un grand marché transatlantique 


C'est cette politique libérale que nous propose N Sarkozy: il appelle cela "le mouvement" !!!

Le chef de l'Etat s'est employé à dépasser le clivage droite-gauche et a invoqué l'héritage du Conseil national de la Résistance et des Trente glorieuses pour appeler la classe politique, les partenaires sociaux et la société civile à inventer la France de demain, tout en avouant son incapacité à déterminer dans le temps la sortie de crise.  "Ce que je vous propose, c'est le mouvement. Ayons le courage de changer", a-t-il lancé en présence de l'ensemble du gouvernement.

Ramener le déficit structurel à zéro: l'austérité budgétaire qui ne dit pas son nom !


Dans cette seconde phase du quinquennat, le président a assigné au gouvernement, qui sera remanié mercredi, la mission prioritaire de ramener à zéro le déficit structurel - le "mauvais déficit" - et de consacrer l'intégralité des recettes de la croissance à la résorption du déficit dû à la crise.

Nicolas Sarkozy a de nouveau écarté pour remèdes l'augmentation des impôts et une politique de rigueur, qui ne dit toutefois pas son nom lorsque le chef de l'Etat appelle instamment à ne pas gaspiller un euro d'argent public.


Les dépenses de fonctionnement indues, les "niches sociales" qui pèsent sur le déficit de la Sécurité sociale seront traquées, ainsi que tous les "dispositifs inutiles" contre lesquels le Parlement est prié d'arrêter des mesures d'ici à la fin de l'année.

Le président a réaffirmé, nous l'avons dit,  que le gouvernement ne transigerait pas sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Face à l'urgence - le déficit public de la France dépassera les 7% du PIB en 2009 et 2010 -, il a assuré que le gouvernement irait "plus loin" dans la maîtrise des dépenses de santé et "jusqu'au bout" de la réforme de la carte administrative et de la refonte territoriale.

Vers la mise en cause des cantons ?

 "Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus régionaux et départementaux.". Il reprend le projet de la Commission Balladur de fusionner les conseillers régionaux et généraux, qui seraient élus sur une même liste, pour les transformer en conseillers territoriaux. La réforme aboutirait à la disparition des cantons, la diminution de presque la moitié du nombre d'élus ( 3 000 au lieu de 6 000) après les élections conjointes des régionales et des cantonales en 2014.

 

Par henri Moulinier - Publié dans : Economie - libéralisme - Communauté : Unissons nous à gauche...
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  • : henri Moulinier
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  • : Homme
  • : 18/01/1948
  • : France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • : politique europe écologie liberté économie
  • : Adjoint au maire honoraire de La Rochelle, écarté par des bureaucrates du PCF, sans AG. Démission du PCF. Rejoint le Parti de Gauche.Professeur en lycée retraité. Chargé de cours fac de droit. Etudiant en Master 2. Producteur de radio Responsab

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