Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 11:42

ultimatum climatique


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
 Note personnelle:

je partage complétement ce appel. Les prévisions des scientifiques ( ceux du GIEC) sont alarmantes: nous sommes dans le pire scénario du réchauffement climatique. Le niveau des mer pourrait augmenter de 1 à 2 mètres d'ici à l'an 2100 ( et non 30 à 60 cm précedemment prèvus)

Le protocole de Kyoto s'achève en 2012. Il est temps de prévoir une suite, plus forte, plus large, qui réduise radicalement les émissions de gaz à effet de serre. Nous avons besoin de solutions urgentes, pour agir dans les 10 ans qui viennent. Après il sera trop tard et nous n'aurons pas les moyens de faire face aux conséquences catastrophiques majeures. C'est maintenant ou jamais, affirme Jean SIREYJOL, Président de TACA, dans Sud-Ouest du 15 Juin, ... maintenant ou jamais!!!

     Association TACA, site Web: http://taca.asso-web.com

     Bilan carbone personnel: http://www.bilancarbonepersonnel.org

     L'analyse du M'PEP concernant "Europe Ecologie":

                                  http://www.m-pep.org/spip.php?page=imprimer&id_article=1470

Voir aussi, en fin de colonne,  l'analyse d'attac en date du 29 Juin vis -à-vis de la position de l'OMC: édifiant et scandaleux! Le libéralisme économique contre des mesures efficaces sur la plan climatique !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Monsieur le Président,


Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon,

«
nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague.

 Au regard du l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous.

Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

° Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

° Mais cela ne sera pas suffisant
. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.


Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Antoine Bernard, FIDH                                                           
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

       Site Copenhague-2009 : http://www.Copenhague-2009.com


 Voir aussi l'article "Appel de 36 économistes pour le Front de Gauche
Et la réponse de 4 d'entre eux à Alain Lipietz




°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

EMBALLEMENT CLIMATIQUE
QUAND L’OMC PRETEND RÉGULER LE CLIMAT…


http://www.france.attac.org/spip.php?article10143

À quelques mois de la conférence sur le changement climatique, qui se tiendra à Copenhague sous l’égide de l’ONU, l’OMC rappelle à la communauté internationale qu’aucun accord ne saurait être conclu qui ne soit compatible avec les règles du libre-échange.

Pour que les choses soient claires, l’OMC prévoit de réunir une conférence ministérielle pendant la semaine précédant la conférence de Copenhague, et elle publie aujourd’hui, en collaboration avec le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), un rapport : « Commerce et changement climatique ». Celui-ci envisage une éventuelle « autorisation » pour la mise en place d’une taxe carbone aux frontières des pays qui auraient pris des mesures contraignantes pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre et qui pourraient être désavantagés dans la concurrence internationale.

Face aux échecs manifestes des politiques radicales de libéralisation des échanges qui ont eu cours depuis trente ans et à leur impact avéré sur l’accélération de la crise climatique, les discours sont brouillés et la fuite en avant dans les mêmes politiques se pare des vertus du changement.

En bonne gardienne de l’ordre, l’OMC réaffirme sa vigilance à l’encontre de tout protectionnisme, et donc à l’encontre de normes et de réglementations qui altéreraient la concurrence internationale : il s’agit bien de promouvoir « l’élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et services environnementaux ». Or, en matière environnementale, les normes contraignantes et réglementations strictes, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre à la source, devraient s’appliquer aux firmes transnationales qui ont fait de l’exploitation des ressources naturelles leur nouvel eldorado et du marché du carbone un nouveau compartiment de la finance mondiale.

Au contraire, l’OMC privilégie la mise en place de marchés du carbone pour réguler la crise climatique et fixer un prix du carbone. Les « exceptions » annoncées en matière de taxes aux frontières, présentées comme changements importants, ne sont en fait que des mesures d’accompagnement pour permettre la mise en place de tels marchés, sans nuire à la compétitivité des firmes.

 Rien de bien nouveau sous le ciel du néolibéralisme, si ce n’est le rappel que les marchés ne sont pas des institutions naturelles !

Le rapport s’échine à montrer que l’objectif de croissance qui nécessite le libre-échange et l’intensification des échanges internationaux ne nuit pas finalement au climat, notamment parce que les transports se réalisent par voie maritime (sic) et à condition de permettre des innovations techniques et des transferts de technologie « propres ». D’où l’utilité réaffirmée du renforcement des droits de propriété intellectuelle sur les nouvelles techniques, qui sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’OMC et que dénoncent les pays du Sud, privés d’accès à ces technologies brevetées par les grandes firmes.

Attac-France préconise fermement l’établissement, au niveau international, de taxes globales qui doivent compter parmi les instruments de régulation publique et permettre les transferts de richesse nécessaires au financement de l’adaptation au changement climatique et à la transition vers des économies pauvres en carbone. L’ONU est le cadre d’un nouvel accord international sur le changement climatique, qui doit être conforme à la Déclaration universelle des droits de l’homme, à la Charte des Nations unies et à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et non au dogme libre-échangiste de l’OMC.

Tout se tient donc : au moment où le système se lézarde de tous côtés, les grandes puissances se sont efforcées de museler l’ONU, lors de la dernière conférence de son Assemblée générale, dans sa tentative de proposer une nouvelle régulation mondiale, tandis que l’OMC tente de verrouiller à l’avance les possibilités d’action contre le changement climatique par une nouvelle fuite en avant libérale.

Attac France,
Montreuil, le 29 juin 2009

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


Elise Buckle, coordinatrice du programme énergie climat de WWF


"La fonte des glaces pourrait menacer

                         un quart de la population mondiale"

LEMONDE.FR | 03.09.09 |

 

Alors que se tient, jusqu'au 4 septembre, à Genève, la Conférence mondiale sur le climat, le WWF a publié, mercredi 2 septembre, une étude sur les conséquences du réchauffement de l'Arctique.

L'étude conduite par le WWF s'est penchée sur le rôle de l'Arctique en matière de changement climatique. En quoi l'Arctique est-il déterminant pour le climat ?


L'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la terre. C'est quelque chose qui est observé aujourd'hui et à propos duquel on n'a pas forcément tous les éléments d'explication. On sait nénamoins que du fait de l'inclinaison de la terre, c'est une zone particulièrement exposée au soleil, surtout pendant la période d'été. Elle se réchauffe plus vite parce que, jusqu'à présent, les glaces avaient un rôle de miroir et réfléchissaient les rayons solaires. Or maintenant que la glace se réduit comme peau de chagrin au profit de l'océan Arctique, ce dernier, de par sa couleur plus sombre, n'a plus ce rôle de réflexion des rayons solaires. De plus, la raréfaction des glaces, du permafrost et des glaces sous-marines provoque un rejet accéléré du méthane et du gaz carbonique qu'ils contiennent. Cela joue aussi comme un accélérateur du changement climatique. Enfin, l'océan Arctique a lui aussi un rôle de régulateur climatique, qui est remis en cause dès lors que la fonte des glaces modifie sa salinisation, parce qu'il contient de plus en plus d'eau douce. Cela perturbe complètement le fonctionnement des écosystèmes et les grands courants marins, comme le Gulf Stream, qui permet notamment d'adoucir le climat en Europe. Si le Gulf Stream ralentit de 25 à 30 %, comme cela se profile, les hivers pourraient devenir beaucoup plus froids en Europe.

 

Les données scientifiques que le WWF a collectées indiquent qu'une hausse des océans de plus d'un mètre est à craindre. Quelles en seraient les conséquences ?


Sous une hypothèse de hausse des températures de quatre degrés d'ici la fin du siècle, les océans pourraient monter de plus d'un mètre et menacer jusqu'à un quart de la population mondiale. Une hausse des températures de quatre degrés est le pire des scénarios envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec) en 2007. Tout montre que c'est ce scénario qui se profile si rien n'est fait. L'augmentation du niveau de la mer ne sera pas la même partout à la surface du globe mais variera d'un continent à l'autre, d'une ville cotière à l'autre. Seront particulièrement menacées les populations des grandes mégalopoles des zones cotières, sur le sous-continent indien – le Bangladesh étant l'exemple le plus connu –, en Asie du Sud-Est, en Chine, en Indonésie, mais aussi en Amérique latine, où une grande partie de la population vit sur les côtes, en Amérique centrale. Or ces grandes mégalopoles ne sont pas forcément préparées comme en Europe, où, par exemple aux Pays-Bas, on a les moyens et la technologie nécessaires pour construire des digues pour protéger la population. De plus, dans les grandes mégalopoles des pays pauvres, beaucoup de gens vivent dans les bidonvilles. Ces populations seront les plus vulnérables aux innondations.

 

Un autre phénomène à prendre en compte est qu'il y a des terres qui ont tendance à s'enfoncer, ce qui accentue les risques d'innondations dans les zones cotières. C'est notamment le cas dans les îles du Pacifique comme Tuvalu ou Vanuatu où les populations locales vont devoir quitter leur pays d'origine pour s'installer ailleurs. L'eau salée commence déjà à s'infiltrer à l'intérieur des terres, les rendant de plus en plus difficiles
à cultiver.

 

Comment empêcher cette "spirale du réchauffement" ?


Le WWF a revu ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Nous demandons aujourd'hui des objectifs beaucoup plus ambitieux pour le sommet de Copenhague [qui, en décembre, doit parvenir à un accord sur la suite à donner au protocole de Kyoto qui prend fin en 2012], à savoir une baisse de 80 % des émissions d'ici 2050, au niveau mondial, pour tous les pays.

 

Les pays industrialisés ayant une responsabilité historique, il faut qu'ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici 2020 et qu'ils stoppent la croissance de ces émissions dès 2015. Le réchauffement climatique de toute façon a déjà lieu. Il y a une forte concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère et le CO2 qui y est stocké va y rester pendant plusieurs années.

 

L'objectif, désormais, est de limiter l'ampleur du réchauffement climatique à deux degrés sur l'ensemble du siècle. Car au-delà, il risque d'y avoir des impacts irréversibles. La France s'est engagée à une réduction de ses émissions d'au moins 30 % d'ici 2020. Nous estimons donc que ce n'est pas assez. D'autant que cet objectif, comme celui que s'est fixé l'Union européenne, est conditionnel. Il est lié à l'obtention d'un accord jugé satisfaisant lors du prochain sommet de Copenhague. Un des critères étant que la Chine s'engage elle aussi à une baisse de ses émissions chiffrée et ambitieuse. Sans quoi l'objectif de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2020 ne sera plus que de 20 %.

 

Propos recueillis par Hugo Lattard

  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Par henri Moulinier - Publié dans : Préserver notre planète - Communauté : Nouvelle force à gauche ?
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Profil

  • : henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • : Homme
  • : 18/01/1948
  • : France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • : europe politique écologie liberté économie
  • : Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Démission du PCF. Rejoint le PG.Professeur de lycée retraité. Chargé de cours fac de droit et IUT La Rochelle.Etudiant en Master2.Président LDH La Rochelle. V.P. Collectif des Assocs de mon quartier.

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés