Il s'agit à ses yeux d'une "affaire complètement banale qui prend un tournant polémique surprenant".
Les policiers ont selon lui agi avec "discernement", conduisant les deux enfants au commissariat pour être entendus en compagnie d'une mère.
Il a aussi rappelé qu'une personne avait déposé plainte et que les policiers "ont des comptes à rendre au parquet".
Albert Doutre a enfin précisé que l'enfant de six ans avait "reconnu avoir emprunté le vélo". Pour le deuxième, "l'enquête se poursuit", a-t-il ajouté.
Ce n'est pas un hasard, à mon avis!
Une enquête s'impose, mais aussi la protestation, car ce n'est pas un hasard si cette démarche policière a eu lieu et si elle est couverte à un haut niveau.
C'est l'expression d'une volonté politique de N Sarkozy et de ses Ministres, dont Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, d'imposer des policiers à l'école, comme en Grande-Bretagne
et aux Etats-Unis. D'ailleurs, Darcos s'est contenté de se dire "pas enthousiaste".
Mais il surfe sur cette démarche tout sécuritaire relancée recemment par N. Sarkozy lors de son déplacement à Nice. II a annoncé, à La Rochelle, devant le Congrès de la
Peep, qu'il proposait une police scolaire spéciale. Il a déclaré le 21 mai: " Il faut que des policiers, en tout cas ceux qui ont l'autorité de police judiciaire, se trouvent dans l'établissement et que cela se règle dans le cadre de la
communauté éducatives" (Sud-Ouest 22 Mai 09).
Façon, à la fois, de persister dans son idée de policiariser les lieux d'enseignement, mais de reconnaître aussi que l'intervention
de policiers (6!) devant une école pour arrêter des enfants de 6 et 10 ans, ça fait tâche et provoque surtout un tollé.
Voilà, entre autre, le résultat de la suppression des surveillants dans le secondaires et des emplois-jeunes dans les écoles. Les enfants ont besoin d'un encadrement éducatif renforcé, pas de flics dans les cours et entrées d'école !!!
Un quadrillage et un gazage policier autour du Congrès de la Peep lors de la venue de Darcos
Et nous avons eu droit à une présence policière forte quadrillant tout le secteur de l'Encan, à La Rochelle, lieu où se tenait le Congrès de
la Peep, lors de l'intervention du dit Ministre Darcos.
Et nous avons eu droit à des gaz dans les yeux et les bronches de la part des C.R.S lors de notre manifestation à proximité. Et un collègue en
retraite s'en est trouvé traumatisé et à terre; le Smur a dû intervenir. Ces gaz des CRS sont une belle saloperie
"Puisqu'il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile
d'agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle", a-t-il déclaré lors de l'ouverture du 90e Congrès de la Fédération des
parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), à La Rochelle
.
Selon l'entourage du ministre, il ne s'agirait pas d'agents de police mais "de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs,
susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire".
Une police des écoles
Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés "les moyens
juridiques et matériels d'agir", en leur octroyant "le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l'élève qu'ils suspectent de vouloir introduire des armes".
Interrogé par des journalistes Xavier Darcos a indiqué: "pour que le contrôle et la fouille se fasse à l'intérieur des établissements on pourrait imaginer que des chefs d'établissements, ou
tout simplement peut être l'inspecteur d'académie, puisse être officiers de police judiciaire de sorte de commander ces actes qui ont un caractère juridique", rappelant "que c'est une piste"
de réflexion.
Dans un communiqué le syndicat lycéen Fidl s'est indigné de la proposition du ministre estimant que cela revenait à "mettre en place une police des
écoles".
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Communiqué de presse du vendredi 22 mai 2009
La FSU 17 dénonce une fois de plus les
violences policières
qui ont eu lieu à La Rochelle, le jeudi 21 mai 2009, à l’encontre d’une centaine de personnes qui manifestaient pacifiquement, à l'appel des
organisations syndicales, à l’occasion de la venue de Xavier Darcos au congrès national de la PEEP
.
Alors que les manifestants étaient réunis symboliquement à la faculté de lettres et sciences humaines, devant une
passerelle menant au lieu du congrès, la dizaine de CRS qui en gardait l’entrée n’a pas hésité a empoigner puis à traîner parterre une manifestante qui tentait de rejoindre le cortège.
Face aux huées des personnes rassemblées, les forces de l’ordre ont immédiatement (et sans prévenir) aspergé les manifestants de gaz lacrymogènes à
plusieurs reprises alors que des enfants étaient présents parmi eux. Un homme d’un certain âge qui se trouvait au plus près, a fait un malaise et a dû être pris en charge par les
pompiers.
Au même moment, le ministre de l’Education Nationale expliquait au sein du congrès de la PEEP qu’on pouvait lutter
contre la violence en milieu scolaire par la mise en place de portiques détectant les armes, en permettant aux enseignants de procéder eux mêmes à des fouilles à corps ou en donnant à la
hierarchie les prérogatives des officiers de police !Outre le fait que si les enseignants avaient voulu devenir policiers ils auraient choisi le concours approprié, il est évident que de
telles pratiques stigmatiseront encore plus les établissements difficiles qui souffrent de la ghettoïsation sociale .
On notera de plus que de telles annonces coïncident avec la volonté du président Sarkozy de jouer de nouveau la corde sécuritaire dans la campagne électorale des
européennes.
Ces choix illustrent avec cohérence les orientations budgétaires du gouvernement qui entend ,
d'un côté, développer ce genre de mesures et d'un autre côté supprimer les emplois d'enseignants et de spécialistes de la difficulté
scolaire.
L'idéologie ministérielle, comme celle du gouvernement sur d'autres dossiers, consiste à lutter contre la violence par la violence, à faire taire la contestation par la force. La multiplication, ces
temps derniers, des garde-à-vue prononcées contre des manifestants, ou celles d’élèves de 6 et 10
ans, préfigurent de façon inquiétante une société aux dérives policières.
La FSU 17 dénonce de telles pratiques qu’elle considère comme autant d’entraves à la libre expression , elle
dénonce la violence de ces méthodes qui se substituent à un dialogue social véritable qui seul permettrait d’avancer. Elle appelle tous les
personnels à persister dans l’expression de leur juste mécontentement.
Pour la FSU 17, F.de Lasa.
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Témoignage de Véronique Bonnet, Prof d'EPS - La Rochelle
Manifestation contre Xavier Darcos à l'appel des organisations syndicales enseignantes le 21 mai à la Rochelle un
cortège de 150 personnes environs s'est déplacé du parvis de la Fac de Lettres (FLASH) vers l'Encan à 10h30. Les forces de l'ordre bloquaient l'accès par la passerelle pour l'encan,
lieu du congrès de la PEEP qui avait invité Darcos pour l'ouverture.
1ère agression:
Nous faisions face aux policiers lorsque 5 minutes plus tard, sans aucune raison, sans sommation, sans le
moindre scrupule le policier le plus en vue sur les photos et tenant en main un vaporisateur de lacrymogène, l'a utilisé contre nous, il l'a dirigé sur nos visages et à bout
portant. Il y avait des enfants dans la manif et des personnes âgées mais cela n'a pas semblé l'émouvoir.
2ème agression:
Une manifestante (avec un dossard jaune sur les photos) ayant emprunté la passerelle pour nous rejoindre, passe près des policiers, ils l’empoignent, la gaze et la jette très
violemment à terre. Une dame se baisse pour l'aider à se relever, elle se fait gazer à son tour à bout portant.
3ème agression.
Alors que nous sommes proche des barrières, le policier en question en a profité pour vider sa bouteille de gaz sur nous toujours à bout portant (voir photo avec le jet de gaz et
les mains encore sur la barrière). Nous nous dispersons le temps de reprendre notre respiration et de calmer la violente douleur aux yeux. Lorsque je reviens je vois un homme de 72
ans à terre, pris d'un malaise après le gazage, je lui prends son pouls qui est rapide et irrégulier. Les pompiers sont appelés, nous le plaçons en PLS en attendant leur
arrivée ils le conduisent à l’hôpital (voir photo). Il en ressortira heureusement en début d'après midi une fois le malaise
passé.
Nous sommes tous profondément choqués par cet excès de violence, de zèle, d'agressivité face une manifestation très pacifique composée
majoritairement d'enseignants et de professeurs des écoles en formation.
Un dispositif vertigineux de policiers, de cars de CRS, armés jusqu' aux dents nous accueillaient à chaque carrefour munis ou non de lacrymogène.
Aujourd'hui nous constatons que ce sont les policiers qui provoquent les manifestants y compris lorsque ceux ci sont calmes et pacifistes.
Ce type de pratique remet en question nos droits et notamment celui de manifester. Certains policiers n'hésitent pas à mettre nos vies en danger en nous attaquants de la sorte. Le sentiment
d'impunité qui est le leur doit nous alerter et nous obliger à renforcer notre vigilance. Ne les laissons surtout pas prendre le dessus, soyons toujours plus nombreux à nous faire entendre
pour la sauvegarde de nos droits républicains et de notre système démocratique.
Les mensonges du Ministre Darcos au Congrès de la Peep
Un de nos collègues était dans la
salle du congrès et a pu entendre le discours de Darcos emprunt de haine et de mépris pour les manifestants. Il n'a pas hésité à utiliser le MENSONGE pour discréditer notre manifestation.
Il a affirmé que nous manifestions pour empêcher le congrès de la PEEP de se tenir, que nous étions des centaines, que le mouvement de Ségolène Royal"
désir d'avenir" avait affrété des bus pour nous rejoindre et que la FCPE avait appelé à cette manif. TOUT EST FAUX !!!
Nulle volonté d'empêcher la tenue du congrès, Personne du PS, pas de FCPE, et juste au plus gros de la manif environs 200 personnes.
Honte à eux, Honte au gouvernement, Honte à Sarkozy et aux policiers aux ordres, aveuglément, jusqu'où ?
Continuons à nous mobiliser pour défendre la liberté d'expression et la démocratie, A bientôt dans la rue !
Véro Bonnet
Professeur EPS- La Rochelle
Depuis que l’Education Nationale ne fait plus la police, les forces de l’ordre font la leçon.
Quand la rue, l’école et la crise jouent un vaudeville, personne n’est trompé, tout le monde est débiteur.
Entre les parents démissionnaires et le corps enseignant sclérosé, il reste la bavure policière.
Quand les exceptions construisent les exemples, le législateur transforme l’épiphénomène en cas d’école.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/05/21/post-it-police-scolaire/Certains parents ( pas tous loin de là) sont démissio...nés face à la crise sociale et morale que vit notre société, travaillée par le chacun pour soi, au nom du libéralisme économique agissant depuis 2 à 3 décennies et à cause de la pauvreté et du chômage structurel
Quant aux enseignants scérosé, ils le son tellement qu'ils courent après des réformes de l4EN qui changent constamment, après des critiques qui démotivent ( depuis le Allègre, ex-futur Ministre de sinistre mémoire
Et ce n'est pas l'Education nationale qui ne fait plus "police", mais un Etat qui réduit le nombre d'adultes à l'école, au Collège, au Lycée ( suppression du pionnicat, ...).