Partager l'article ! L'effet Besancenot s'essouffle: le prix du refus de l'union: Je vous propose de lire cet article issu du blog: http://ilyaura.20minutes-blo ...
Même en temps de crise, dur, dur, d’être un « gauchiste ». Besancenot croyait que la crise
« systémique » du capitalisme allait lui donner des ailes. Quand Mélenchon et Buffet lui proposèrent une alliance, il repoussa l’offre : Nous ne nous
présentons pas aux Européennes pour faire un « coup », expliqua-t-il en substance, et puis, précisa-t-il, vous vous refusez à rompre durablement avec le PS. Ajouté à ça
que vous persistez à croire au nucléaire et à une « rupture avec le capitalisme » par les urnes.
Bref, le NPA choisit d’y aller seul, pour rassembler les anticapitalistes européens.
Ça eut pu marcher, du moins sur le papier, mais l’explosion sociale attendue à l’horizon et qui aurait « boosté » le vote, ne vint
pas.
Deux
sondages illustrent l’erreur fatale de la direction du NPA.
Le premier national (Le Parisien et Aujourd’hui en France) donne désormais le NPA à… 5 %, le Front de gauche (PC et Parti de gauche) à 4 % (les deux
étant à égalité, 6% chacun dans un autre sondage pour Libération) et LO à 2 % : donc entre 11 % à 13 ou 14 % au total pour la « gauche de
gauche ». Ce qui n’est guère brillant. Le second (Europe 1), qui concerne la région parisienne, est pire encore, surtout pour le NPA : 3 % pour la liste où
Besancenot est le troisième candidat contre 5,5 % pour le Front de gauche. Ce qui est remarquable, pour cette circonscription, c’est que l’UMP culmine à 33 % et que la liste
menée par Cohn-Bendit arrive en 3e position, dépassant le MODEM.
Les sondages ne sont pas l’élection,
certes. Mais l’absence d’unité de la « gauche de gauche », alors que les programmes des uns et des autres se ressemblent étrangement, assorti à un mécontentement social sans
débouché, a brisé l’élan anticapitaliste et antilibéral.
Désormais, c’est toute la gauche, d’Aubry à Besancenot, qui courent à l’échec,
...tandis que Sarkozy, dont on peut douter de la popularité, va, contre toute attente, s’en tirer avec tous les honneurs. Impensable il y a un mois, mais prévisible.
La constitution au sein du NPA, ce
weekend à Paris, d’un courant intitulé « Convergences et alternative » vient ainsi à point nommé. Rassemblant en partie ceux qui s’étaient au congrès de fondation
du NPA retrouvés sur une proposition de listes unitaires pour les Européennes, mais désormais bien au-delà, tous ceux qui doutent désormais du bienfondé d’une orientation politique axée
pour l’essentiel sur une prévision « d’explosion sociale » à court terme, ce courant a fait un premier bilan de l’état du parti.
Le NPA marque le pas
Ce que certains subodoraient il ya déjà plusieurs mois s’avère exact. Après un départ sur les chapeaux de roue, le NPA marque le pas, se recentrant sur un noyau militant de quelque 6.000 à 7.000 membres, bien que nous ne disposions pas à l’heure actuelle de chiffres vérifiables. Surtout la campagne électorale mobilise peu. Enfin, le climat commence à se tendre entre ceux qui croyaient que tout était possible et ceux qui en doutaient. L’heure d’un premier bilan approche.