Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 18:35
Le modèle de développement de l'Amazonie mis en cause par l'ONU

Mercredi 18 février, 18h14
AFP Emmanuel ANGLEYS







L'ONU met en cause le modèle de développement économique de l'Amazonie en pointant ses conséquences environnementales et sociales désastreuses pour le plus vaste massif forestier de la planète, dans un rapport présenté mercredi à Nairobi.


L'Amazonie est  à cheval sur huit pays - Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam et Venezuela


L'Amazonie est menacée par la colonisation et la course à l'exploitation
de ses ressources
.

 En 2005, la déforestation accumulée avait déjà affecté plus de 857.000 km2, soit une réduction de 17% du couvert végétal, avertit le Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE).

Une surface équivalente aux deux tiers du Pérou ou à la quasi totalité du Venezuela, souligne le PNUE dans cette vaste étude (Geo Amazonia) réalisée avec l'organisation du traité de coopération amazonienne (Acto) à laquelle ont contribué plus de 150 experts.



 Le développement des activités économiques, la construction d'infrastructures industrielles et de transport et l'augmentation de la population sont en cause.

Depuis une quarantaine d'années, la population de l'Amazonie a bondi de plus de 570%, mettant l'environnement de la zone sous pression, rappelle le PNUE.

Ainsi dans la seule Amazonie brésilienne, la construction de routes a été multipliée par dix en 30 ans (1975 - 2005), accélérant l'urbanisation du territoire, précise-t-il.

Dans l'ensemble de la "grande Amazonie", définie selon des critères à la fois hydrographique, écologique et politique, environ 21,3 millions de personnes sur une population de 38,7 millions de personnes, soit 63,6% du total, habitent désormais dans des zones urbanisées.

"Le modèle de production dominant, qui ne prend en compte aucun critère de développement durable, conduit à la fragmentation des écosystèmes et à l'érosion de la biodiversité", s'alarment les auteurs de l'étude.


Or, les forêts vierges abritent une faune et une flore 70% plus riche que celles des massifs fragmentés par les activités humaines.

De plus en plus d'espèces endogènes à l'Amazonie sont menacées d'extinction, dont 38% rien qu'au Brésil, précisent les experts.

Et si la déforestation dépasse 30% du couvert végétal, la pluviométrie va commencer à diminuer dans la région, amorçant ainsi un cercle vicieux néfaste pour le climat, provoquant feux de forêts et augmentation des émissions de fumées dans l'atmosphère, avertit le PNUE.


En outre cette colonisation n'est pas non plus sans conséquences pour la santé humaine. Le bouleversement de l'écosystème s'accompagne d'une redistribution des virus. Des maladies comme la malaria, la fièvre jaune, la dengue et le paludisme progressent, s'inquiète le PNUE, qui se préoccupe également de la survie des cultures locales.

Geo Amazonia estime qu'il est pratiquement impossible de conserver intégralement l'ensemble des écosystèmes amazoniens mais insiste sur la nécessité d'un "compromis entre dégradation environnementale et développement socio-économique".

Par henri Moulinier - Publié dans : Préserver notre planète - Communauté : Les blogs citoyens
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  • henri Moulinier
  • Henri MOULINIER
  • Homme
  • 18/01/1948
  • France Europe Monde Charente-maritime la rochelle
  • europe politique écologie liberté économie
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche.Professeur de lycée retraité. Chargé de cours fac de droit et IUT La Rochelle.Master 2 histoire ((9/2010)Doctorant histoire.Président LDH La Rochelle.

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