Plus de 60 organisations, des partis politiques, des associations de solidarité, des syndicats, des organisations de l'immigration ont rassemblé 5000 personnes en cette fin d'année, à
Paris, dans une manifestation qui a témoigné de la colère et de l'indignation devant l'agression meurtrière d'Israël à Gaza.Notre département de Charente-Maritime a lui aussi rassemblé des
manifestant(e)s à Saintes et La Rochelle.
Les manifestants ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien et leur exigence de l'arrêt immédiat des bombardements israéliens.
Pendant ce temps les Ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, réunis au Quai d'Orsay, se contentaient d'un appel à
un cessez le feu et à un retour au processus de paix.
En agissant ainsi « les Vingt sept » veulent faire oublier, précisément, qu'il n'y a plus de processus de paix, ni dans le cadre engagé hier à d'Oslo, ni dans celui d' Annapolis.
La poursuite sans relâche de la colonisation, le refus d'Israël d'appliquer les résolutions de l'ONU et le droit international ont enterré ces tentatives de règlement. La responsabilité israélienne dans l'impasse politique et dans la crise tragique d'aujourd'hui est déterminante.
C'est ce que les « Vingt sept » choisissent surtout de ne pas voir.
Sous la présidence française, ils se sont même permis d'encourager Israël en rehaussant son statut privilégié dans le cadre de l'accord négociation Union européenne/Israël.
La complaisance des Européens vis à vis de la politique d'occupation et de colonisation israélienne est consternante. Elle entretient l'impunité d'Israël. Elle aggrave toutes les causes du conflit israélo-palestinien. Leur responsabilité est aussi directement engagée.
Cette énième crise majeure rappelle que c'est bien la question de Palestine qu'il faut s'engager à résoudre sur le fond, dans la justice et le droit, et dans la sécurité pour tous, par l' application des résolutions des Nations-Unies. Il n'y a pas d'issue hors de cette exigence.
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http://www.france-palestine.org/article10698.html
La question majeure des responsabilités dans la situation
actuelle à Gaza
AFPS
publié le mardi 30 décembre 2008
La question de savoir qui porte la responsabilité centrale de la situation actuelle à Gaza est absolument essentielle pour agir utilement aujourd’hui. Pour Georges W. Bush la question ne se pose tout simplement pas : Israël est, comme toujours, en « état de légitime défense ». Point. Pour l’Union européenne c’est l’affirmation d’un renvoi dos à dos apparent. Elle demande « l’arrêt des actions israéliennes contre Gaza et l’arrêt des tirs de roquettes ». Ce sont ces derniers qui seraient toutefois les responsables de la rupture de la trêve pour le « ministre » Bernard Kouchner.
Ces positions cachent mal, en vérité, un « feu vert » donné aux Israéliens pour la poursuite de leur insupportable politique de force qui ne mène ni à la paix ni à la fin des violences dont souffrent les deux peuples.
Pourtant, au vu des réalités, les choses sont claires. Elles ne prêtent à aucune hésitation et encore moins à un renvoi dos à dos des parties.
Il y avait une trêve décidée à Gaza par le Hamas et négociée avec Israël sous les auspices de l’Egypte.
Cette trêve durant laquelle aucun tir de Qassam n’a eu lieu a été clairement rompue par Israël qui a lancé contre Gaza une opération militaire meurtrière en novembre dernier. Cette opération n’a provoquée aucune réaction de condamnation de l’ONU ni du Quartet.
Cette trêve devait également s’accompagner d’une levée du terrible embargo total dont souffre à en mourir la population de Gaza. Mais la « communauté internationale » a totalement accepté et soutenu la stratégie mortifère israélienne de « punition collective » de la population de Gaza.
Pourtant, dès le mois d’août, Richard Falk, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens, stigmatisait cette politique menée à Gaza par Israël, les USA et l’Union européenne comme violant massivement et systématiquement la Quatrième Convention de Genève. Personne ne peut dire qu’il ne savait pas.
Dans le même temps, et le Hamas n’était pas concerné, aucune volonté politique réelle ne s’est manifestée dans les négociations engagées avec le Président de l’Autorité palestinienne pour aboutir à un accord global visant à créer un Etat palestinien fin 2008, suite au processus d’Annapolis qui s’en fixait explicitement l’objectif. Il est vrai que déjà la « Feuille de route » prévoyait un Etat palestinien pour la fin 2005. Et loin de reculer, l’occupation israélienne s’est faite plus ample et dure encore. Personne, en situation de responsabilité, ne s’en est ému.
L’Union européenne est particulièrement en cause dans cet ensemble de faits.
Elle a, d’une part, souscrit et participé au blocus de la bande de Gaza tout en « rehaussant » incroyablement ses accords de partenariat avec Israël malgré la position du Parlement européen et a, d’autre part, volontairement laissé Georges W. Bush être le seul « maître du jeu » dans les négociations résultant du processus d’Annapolis. A coup sûr, elle savait que sur un tel chemin il n’y aurait aucun accord global de paix fin 2008.
Dans ces conditions les responsabilités israéliennes des USA et du Quartet, dont l’Union européenne - encore présidée aujourd’hui par la France- est membre, sont écrasantes.
Il faut être net : on ne peut condamner les tirs de Qassam sur Israël et en même temps mettre en œuvre une folle stratégie qui cherche à les
provoquer.
Israël, en particulier, est responsable de la reprise des tirs de Qassam dont les dirigeants de ce pays souhaitaient la reprise pour mettre en œuvre leur opération militaire baptisée « plomb durci ». Une opération qui n’est pas terminée malgré le nombre de morts déjà enregistré. Cette stratégie meurtrière a été dûment calculée mais aussi avalisée et soutenue par les « grands ». Elle devait atteindre son paroxysme maintenant, c’est-à-dire à la veille des élections législatives israéliennes.
Dans ces conditions clairement établies, aucune politique de « renvoi dos à dos » des protagonistes n’est acceptable car contraire à la vérité. L’arbre ne peut cacher la forêt des responsabilités : celles d’Israël mais aussi celles du Quartet, dont trois pays sont membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
Ainsi, toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui ne prendrait pas en compte ces données et qui ne mettrait pas en évidence les responsabilités réelles serait, comme au moment de l’offensive militaire d’Israël contre le Liban en 2006, un simple trompe-l’œil particulièrement dangereux destiné à laisser se poursuivre l’offensive militaire israélienne qui est maintenant envisagée par voie terrestre.
Le Conseil de sécurité doit s’engager sur une autre voie, une voie responsable, qui permette la paix et non pas qui autorise la poursuite de la guerre. C’est son rôle fondamental selon le texte fondateur de l’organisation des Nations unies. Il doit, en urgence, décider de l’envoi de « casques bleus » pour s’interposer entre les belligérants et rechercher une solution politique immédiate prenant acte du fait que le Hamas se déclare prêt à un cessez-le-feu subordonné à la fin du blocus de Gaza. Ensuite, il devra faire appliquer, avec sanctions en cas de refus, les résolutions pertinentes votées dont il doit être le garant de l’ effectivité.
L’impunité dont bénéficie Israël depuis 40 ans a démontré qu’elle était en fait une « prime » à la guerre et aux souffrances endurées au Proche-Orient. Cette politique qui mène au chaos n’a que trop duré.
Dans cet esprit nous appelons les hommes et les femmes de progrès, de justice et de paix à se mobiliser, à se lever et à manifester partout pour obtenir l’arrêt des massacres et pour exiger que l’ONU, au titre du chapitre VII de la Charte, prenne enfin ses responsabilités. Elle doit « imposer » tout de suite un cessez-le-feu par l’envoi de « casques bleus » et imposer ensuite la paix sur la base de ses résolutions pertinentes adoptées.
Pour y parvenir nous entendons prendre nos responsabilités et rechercher toutes les convergences d’actions possibles en France ainsi qu’au niveau de l’Union européenne. De ce point de vue nous nous félicitons du mouvement inédit d’actions unitaires qui se développe en France. Nous appelons, enfin, les parlementaires à jouer tout leur rôle, en toute urgence, face à cette folie meurtrière qui contient en elle tous des risques majeurs pour la sécurité internationale et la cohésion sociale de notre pays.
Communiqué le Bureau national de l’AFPS. Le 30 décembre 2008.
Article imprimé à partir du site de
l'Association France Palestine Solidarité : http://www.france-palestine.org
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Gaza: Israël rejette la trêve réclamée par la communauté internationale
Par AFP, publié le 31/12/2008 à 13:20 - mis à jour le 31/12/2008 à 15:34
JERUSALEM - Israël a rejeté mercredi des propositions de trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza réclamée à grands cris par la communauté internationale, au cinquième jour de son offensive qui a fait plus de 390 morts dans ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste.
A l'issue d'une réunion de six heures, le cabinet de sécurité a annoncé qu'il refusait les propositions de trêve, formulées mardi par l'Union européenne et le Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU), affirmant sa détermination à "poursuivre l'offensive lancée samedi à Gaza contre le Hamas", selon un haut responsable israélien.
Le Premier ministre du gouvernement de transition Ehud Olmert, dont les propos ont été rapportés par ce responsable, a affirmé après les discussions que "l'opération n'a pas été lancée à Gaza pour la finir avec les mêmes tirs de roquettes que nous dénombrions au début de l'offensive".
"Israël a fait preuve de retenue pendant des années et a accordé une chance à la possibilité d'un cessez-le-feu. Mais le Hamas l'a violé", a-t-il poursuivi, toujours dans des propos rapportés par le responsable.
M. Olmert n'a pas ménagé ses critiques à l'encontre des partisans d'une trêve à travers le monde. "Réalisez-vous les conséquences que cela aurait pour le pays et pour la région ? Les conséquences sur la force de dissuasion d'Israël ?".
"Si les conditions s'y prêtent et que l'on nous propose une solution qui nous garantit une meilleure sécurité dans le Sud, nous pèserons à nouveau le pour et le contre. Mais nous n'en sommes pas encore là", a conclu le Premier ministre.
Peu avant, Israël avait aussi rejeté l'idée d'un cessez-le-feu provisoire, suggérée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.
Le Hamas a quant à lui critiqué les termes qui étaient proposés en vue d'une trêve. Il a estimé par la voix de son porte-parole Fawzi Barhoum que les médiateurs internationaux mettaient "la victime et le bourreau sur un pied d'égalité".
"Toute intervention arabe ou internationale doit avoir pour objectif l'arrêt de l'agression, la levée du blocus et l'ouverture de tous les points de passage", a ajouté M. Barhoum.
Réunis à Paris mardi soir, les ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient appelé à un "cessez-le-feu permanent" à Gaza, permettant une "action humanitaire immédiate" et une réouverture des points de passage de la bande de Gaza vers l'Egypte et Israël.
Entretemps, les raids israéliens et les tirs de roquettes palestiniennes se sont poursuivis, de même que les préparatifs en vue d'une offensive terrestre israélienne.
L'armée israélienne a lancé des dizaines de raids mercredi après avoir visé dans la nuit, par les airs et par mer, 35 cibles du Hamas, dont des bâtiments officiels, des tunnels de contrebande et des lanceurs de roquettes.
Dans l'un de ces raids, deux Palestiniens à bord d'une charrette tirée par un baudet ont péri, près de Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources médicales.
"Nos forces terrestres sont toujours déployées autour de la bande de Gaza et sont prêtes à agir si l'ordre en est donné", a indiqué à l'AFP la porte-parole militaire Avital Leibovitz.
Au total, 393 Palestiniens, en majorité membres du Hamas, ont été tués, et plus de 1.900 blessés dans les attaques israéliennes depuis samedi, selon les services d'urgence à Gaza.
Selon l'Agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), au moins 25% des victimes sont des civils.
Au moins 50 roquettes palestiniennes, selon la police israélienne, se sont abattues mercredi sur le sud d'Israël, dont quatre à Beersheva, capitale du Neguev, à une quarantaine de km de la bande de Gaza, une distance record. Ces tirs ont fait plusieurs blessés légers, notamment à Ashkelon.
Ces tirs de Gaza ont fait depuis samedi quatre morts en Israël, dont trois civils et un soldat, et plusieurs dizaines de blessés.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui n'exerce aucun contrôle sur Gaza d'où ses forces ont été délogées par le Hamas en juin 2007, en a appelé au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il adopte une résolution imposant un cessez-le-feu, a indiqué son porte-parole, Nabil Abou Roudeina.
M. Abbas doit s'entretenir mercredi en Jordanie avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui a dénoncé les opérations "impitoyables" d'Israël.
Le président syrien Bachar al-Assad et M. Erdogan se sont entretenus mercredi à Damas de "la situation dangereuse à Gaza".
Signe des temps: les festivités du Nouvel An ont été annulées dans plusieurs pays arabes par solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
En Cisjordanie, les célébrations seront essentiellement privées, tandis qu'en Israël, la défense passive a demandé aux habitants du sud du pays de ne pas sortir de chez eux à l'occasion de la Saint Sylvestre.