Mardi 9 décembre 2008
Publié le 05/12/2008 à 13:54 - Modifié le 05/12/2008 à 19:44 Le Point.fr

Fillon relance des projets autoroutiers gelés,
                                           les écologistes inquiets



Lors du Grenelle de l'environnement, il avait été décidé l'abandon de tout projet d'autoroutes nouvelles en France. 


François Fillon a annoncé vendredi le déblocage "sans tarder" de trois projets autoroutiers, lors de l'inauguration d'un tronçon de l'autoroute A 41 reliant Annecy à Genève. "En matière routière, nous allons engager sans tarder trois projets autoroutiers pour un peu plus de 800 millions d'euros de travaux" dans les Landes, en Seine-Maritime et dans le Bas-Rhin, a précisé le Premier ministre. Les projets autoroutiers concernés sont l'A 63, entre Salles et Saint-Geours-de-Maremne dans les Landes pour relier Bordeaux et la frontière espagnole, l'A 150 entre Ecalles-Alix et Barantin sur l'axe Rouen-Le Havre, et l'A 355 sur le contournement ouest de Strasbourg.

Outre les projets d'autoroutes sortis des cartons, le Premier ministre a mis en avant le milliard d'euros affecté en 2009 au réseau routier national, "soit 200 millions de plus que prévu". Il a également précisé que les travaux préparatoires au lancement de la ligne à grande vitesse (LGV) entre la Bretagne et les Pays de la Loire seront "accélérés" tout comme ceux de la ligne reliant Strasbourg et Paris. Autre exemple d'augmentation des enveloppes comprises dans le plan de relance : 250 millions d'euros supplémentaires vont aller à la maintenance du réseau ferré, qui a connu de graves avaries ces dernières semaines.


Surprise


Le déblocage des trois projets autoroutiers est révélé au lendemain de l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un plan anti-crise axé sur l'investissement, notamment dans le domaine des infrastructures . "Notre réponse à la crise, c'est l'investissement", a plaidé le chef de l'État. Dans ce plan, ce dernier mise notamment sur une accélération des programmes d'équipement comme les infrastructures routières ou la construction de lignes TGV. Ces mesures sont un des "leviers majeurs" du plan, a insisté vendredi François Fillon.

Une annonce qui a surpris puisque le Grenelle de l'environnement avait décrété l'abandon de tout projet d'autoroutes nouvelles en France. Nicolas Sarkozy avait lui-même souligné lors de la restitution des conclusions du Grenelle en octobre 2007 que la priorité ne serait plus au rattrapage routier, mais au rattrapage des autres modes de transport.


Aussitôt après l'annonce, les associations écologistes ont donc fait part de leur inquiétude, relevant la "contradiction" qu'il y a à relancer des projets favorables à la circulation automobile alors que la France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. François Fillon a alors mis les choses au point : il "n'est pas question à l'occasion" de ce plan de relance "de s'abstraire des règles qui ont été fixées au moment du Grenelle", a-t-il martelé en rappelant que le moratoire du Grenelle était "destiné à faire le tri entre les projets qui étaient conformes et ceux qui ne l'étaient pas".


Le déblocage des projets autoroutiers a été bien accueilli par Eiffage, troisième groupe français de BTP derrière Bouygues et Vinci et candidat à la réalisation de ces trois autoroutes. Vinci, qui possède les sociétés d'autoroutes Cofiroute, ASF et Escota, se félicite aussi "de cette décision qui va dans le bon sens". En revanche, le groupe Bouygues n'a pas souhaité réagir.


http://www.fne.asso.fr/fr/annonce-fillon-sur-les-autoroutes--non-a-une-relance-du-bitume-.html?cmp_id=33&news_id=248&vID=1


Annonce Fillon sur les autoroutes : non à une relance du bitume !

Selon Michel Dubromel, responsable du réseau Transports et mobilités à France Nature Environnement,

« ces trois projets sont très anciens. Le grand contournement ouest de Strasbourg a été conçu dans les années 60. Par ailleurs, si le gouvernement envisage d’aider au financement de montages partenariats publics / privés dans le domaine routier, il envoie un message incohérent avec les priorités annoncées à l’issue du Grenelle de l’environnement. » Il cite, en référence, cet engagement du Grenelle : « Il faut un changement drastique dans la politique des transports ».

France Nature Environnement comprend un financement pour la sécurisation de certains tronçons du réseau routier.

En revanche, FNE propose que les mesures en faveur des transports permettent de financer des infrastructures de transports collectifs qui répondent aux besoins sociaux et environnementaux.

par henri Moulinier publié dans : Préserver notre planète communauté : Les blogs citoyens
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