Samedi 15 novembre 2008

° Le PCF nationala lancé un appel ( ci dessous)à faire listes communes pour les élections européennes de Juin 2009.


  ° Déjà, auparavant, les signataires de l'Appel à gauche de Politis, avaient lancé un tel appel le 11/10.


  °  JL Mélanchon et M Dolez et le Parti de Gauche affirment la même démarche.

 Les choses bougent.


Mais qu'attend la LCR-NPA pour rejoindre cette démarche de rassemblement pour faire bouger la construction européenne. Lors de la récente réunion nationale des Comités NPA -( le 9/11- voir ci-dessous un extrait du compte-rendu sur le site de la LCR nationale), Olivier Besancenot et ses amis ont dit Non. Ils sont seulement pour des "listes de rassemblement ...anticapitalistes".


Est-ce sérieux?


    (ajout au 26/11/08) Extraits de l'interview d'Oivier Besancenot dans l'Express ( voir en fin d'article) il confirme son refus personnel d'un Front de Gauche Alternative pour les élections européennes de Juin 09, et envisage bien d'être candidat tête de liste  -NPA-LCR- en Ile de France). Alors qu'un rassemblement le plus large serait un événement et une perspective politique forte face à cette Europe libérale, antisociale et peu démocratique, Besancenot veut faire cavalier seul, mais il veut être élu. Ce me semble être une attitude irresponsable, de barroudeur "révolutionnaire", dans le contexte actuel de crise sociale, économique et écologique, mais aussi politique, à gauche ( crise du PS). Tel Don Quichotte!!!

 
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  1-  Le PCF national et les élections européennes


°°°°°°°°°°°°°( je dis national, car la Fédération du PCF de Charente-Maritime, fidèle à sa ligne solitaire de "grand parti d'avant-garde" a décidé de rejeter majoritairement cette démarche de Front pour les élections européennes pourtant adoptée par le Congrès national, position nationale dont je me félicite, moi qui ne suis plus au PCF. Puissent la raison l'emporter dans les rangs de cette Fédération du PCF 17, qui change de Secrétaire fédéral pour mieux continuer une peiu glorieuse politique d'isolement politique, ou plutôt de "racrochage" au PS pour tenter d'exister encore en ayant eu des élus municipaux sur des listes conduites par le PS. ) °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°   

Position nationale du PCF°°°°°°°°°La crise financière et systémique qui déferle sur l’économie mondiale place toutes les forces de gauche européennes face à un défi : celui de se hisser à la hauteur des enjeux de l’heure, en produisant les idées et en rassemblant les forces à même de disputer aux dirigeants en place les choix stratégiques à faire pour s’attaquer aux racines du mal et changer radicalement de cap.

L’expérience -jamais encore vécue dans cette mesure par les générations actuelles- des développements récents de cette crise conforte ce que nous avons appelé la « crise de légitimité » du modèle de société actuellement mis en œuvre dans l’Union européenne. Les élections européennes de 2009 se dérouleront dans « un contexte sans précédent ».

Cette situation valide en tous points l’ambition que nous avons pour cette échéance électorale : celle de faire en sorte qu’une part significative de cette vague de contestation s’exprime à cette occasion par un vote pour des candidates et des candidats porteurs d’un réel projet de transformations profondes, de refondation, de la construction européenne, et non se perdre dans l’un des multiples exutoires qui lui seront vraisemblablement proposés.


Cet objectif est réaliste : trois ans et demi après le vote de rejet du projet de traité constitutionnel, le sentiment de révolte contre l’« économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et la Banque centrale européenne n’a fait que s’exacerber, et la volonté de voir émerger un autre type d’« Europe » que s’affirmer. Cette volonté de changement se nourrit, jour après jour, des puissantes luttes sociales qui se multiplient dans notre pays ; des salariés de l’automobile aux enseignants, des agents et usagers de la Poste à ceux des hôpitaux. Luttes nationales et actions pour changer l’Europe sont, de nos jours, indissociables. Elles peuvent, aujourd’hui s’ouvrir un nouvel espace.


Mais pour autant, rien n’est acquis !

Les opérations politico-médiatiques qui s’annoncent, tout comme la perversité du mode de scrutin, ne joueront évidemment pas en faveur de la campagne citoyenne, large et sérieuse qu’appelle l’ambition que nous nourrissons de faire de ce scrutin un moment majeur du combat pour changer l’Europe. De plus, l’activisme de Nicolas Sarkozy pour sauver le système lui permet d’entretenir, pendant un temps, l’image mystificatrice de quasi-opposant à l’ordre libéral, au moment même où il l’applique en France avec une brutalité inouïe ! Dans ces conditions, beaucoup va, en fait, dépendre de la stratégie que nous saurons mettre au service de notre ambition politique. Elle doit répondre en particulier à trois exigences : promouvoir des idées réellement transformatrices ; réaliser autour d’elles le rassemblement le plus large possible ; donner à la campagne une forte dimension européenne.


Les idées.

À partir de tous les apports dont nous bénéficions, il s’agit de dégager quelques axes structurants, rompant avec les dispositions des traités que nous avons combattues en 2005, et dont l’expérience vient de confirmer la portée désastreuse : interdiction de toute entrave à la libre circulation des capitaux ; « concurrence libre et non faussée » ; libéralisation des services publics ; pacte de stabilité rationnant les dépenses publiques et sociales ; statut, missions et politique monétaire de la Banque centrale européenne au service de la domination des marchés financiers... Ces axes doivent, plus généralement dessiner les contours d’une vision alternative de la construction européenne et comporter des éléments précis, cohérents, opérationnels qui rendent cette vision pleinement crédible. Une vision dans laquelle le plus grand nombre soit en mesure de se reconnaître, car on ne peut envisager de changer l’Europe dans l’indifférence, voire l’hostilité d’une majorité de citoyennes et de citoyens.

C’est naturellement le cas de l’exigence d’un nouveau modèle social européen, fondé notamment sur la sécurisation de l’emploi, la formation et la qualification, de bons salaires ainsi qu’une protection sociale de haut niveau et des services publics modernes. C’est le cas - aujourd’hui vraisemblablement plus que jamais - de la mobilisation de toutes les institutions et de tous les instruments pertinents - BCE et Banque européenne d’investissement grâce à un système de « crédit sélectif » ; pôles publics financiers ; taxe sur les mouvements de capitaux ; fonds structurels... - pour réorienter l’argent vers l’emploi et la production de richesses utiles à la société, avec des critères d’efficacité économique et sociale opposés à la rentabilité.

La même ambition doit s’appliquer à la réponse aux défis écologiques ; à la promotion d’une vraie dynamique démocratique - revalorisation des parlements nationaux et du Parlement européen par rapport à la Commission ; démocratie participative, droits des salariés et des citoyens ; droit à l’égalité effective des genres ; droits des migrants… - ainsi qu’au rôle de l’Union européenne sur la scène internationale. Sa raison d’être, aujourd’hui, est de rompre avec les logiques du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC. Elle est d’agir pour un nouvel ordre économique et financier, y compris une authentique monnaie commune mondiale au service du développement. Elle est, dans le même temps, de s’engager en faveur d’un monde de paix, et notamment de la démilitarisation des relations internationales, du bannissement des rapports de domination, et de la construction d’un réseau de coopérations internationales le plus large possible pour en finir avec les inégalités criantes de développement et conjurer les menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète.

Des formes de consultation et de co-élaboration publiques de ces grands axes, en prise avec les luttes sociales, avec celles et ceux qui s’inscrivent dans ces objectifs, permettraient d’assurer leur meilleure adéquation aux attentes.

Le rassemblement.

Prenant toute la mesure de la gravité des conséquences de cette crise systémique pour notre peuple comme pour l’ensemble des peuples si des transformations profondes ne commencent pas, d’urgence, à être entreprises, le Parti communiste français prend l’initiative de lancer un appel aux forces politiques et sociales, aux femmes et aux hommes représentatifs des courants politiques progressistes, comme du mouvement syndical, social et associatif, dans toute leur diversité, qui partagent de tels objectifs et se reconnaissent dans cette démarche. Il s’adressera dans la plus grande transparence aux interlocuteurs concernés : travaillons ensemble à favoriser auprès de nos concitoyennes et de nos concitoyens l’expression des convergences les plus larges autour de ces exigences de changements ! Travaillons ensemble à créer la dynamique politique de gauche qu’appelle aujourd’hui la situation faite à notre peuple et aux peuples en général ! Ces convergences devraient se refléter tant dans des propositions communes audacieuses, dans des initiatives publiques, que dans la composition des listes - jusque et y compris dans le choix des têtes de listes. Il s’agit de créer les conditions de l’élection du maximum de député-e-s en faveur d’une réorientation profonde de la construction européenne, avec, parmi eux, des députés communistes, notamment dans les deux circonscriptions où le PCF a un élu sortant. La campagne électorale doit surmonter le risque d’atomisation suscité par le mode de scrutin, en se déroulant dans les faits, non circonscription par circonscription, mais, tous candidats et candidates réunis, à l’échelle du pays tout entier.

La dimension européenne de la campagne.

L’acquis substantiel que représente le tissu de relations nouées au sein du Parti de la Gauche européenne, du groupe de la « Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique » du Parlement européen, et plus généralement, avec nombre de militants, d’élus, de personnalités des autres pays européens, doit être valorisé durant cette période sous toutes les formes possibles. Cette innovation donnera à la campagne un surcroît de crédibilité et de souffle. Elle contribuera à illustrer ce que nous entendons par ce « Front progressiste européen » que nous voulons contribuer à constituer. Un front au demeurant ouvert au dialogue et à la coopération avec les progressistes d’autres régions du globe, qui agissent d’ores et déjà avec nous pour améliorer le destin commun de nos peuples et travailler à changer le monde.(...)



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2- Le point de vue de la LCR-NPA ( compte-rendu de la réunion nationale des comités NPA des 8 et 9/11/08 -voir site national LCR):

extrait

 


"Textes « Résolution politique et sociale » et « Résolution européenne »

La réunion a permis de mieux définir les contours du document initialement intitulé « Orientation ». Il s’agit d’un texte définissant les tâches immédiates du NPA, à partir de l’analyse commune que nous faisons de la situation sociale et politique. Dans ce sens, il ne peut donc répondre à toutes les préoccupations et questionnements. Au vu des amendements et des remarques des comités locaux, le texte initial sera divisé en deux résolutions distinctes, permettant ainsi de mieux cerner les tâches et les revendications du NPA. L’une porte sur la situation politique et sociale, où des revendications d’urgence sociales, écologiques et démocratiques seront développées, en précisant qu’elles ne pourront aboutir que si les luttes, les résistances et un grand mouvement d’ensemble voient le jour. La deuxième résolution portera sur les prochaines élections européennes. Sur ce sujet, le texte acte que le NPA sera bien présent, en essayant de constituer des listes de rassemblement anticapitalistes autour d’un plan d’urgence européen."

 

LE NPA ET LES ELECTIONS EUROPEENNES
 
Ci-dessous le paragraphe final de la résolution sur les élections européennes adoptée par la coordination nationale du NPA des 8 et 9 novembre.
En bleu, l'amendement rejeté.
Autrement dit, pour le moment, pas question d'union avec les autres forces de la gauche antilibérale.
 
"Notre participation aux élections européennes

C’est ce « plan d’urgence pour l'’Europe », de rupture avec le capitalisme, que nous voulons défendre, un projet anticapitaliste, alternatif aux choix européens réalisés jusqu’à ce jour. Dans ces élections, nous combattrons la politique des patronats et des gouvernement de droite, sociaux-libéraux, ou de coalition gauche-droite qui visent à défendre toujours plus les profits quels qu’en soient les coûts humains et écologiques. Nous défendrons un programme d’urgence européenne qui vise à construire une Europe sociale c’est-à-dire au service du plus grand nombre

Nous réaffirmerons notre indépendance par rapport aux partis « sociaux-démocrates » et à leurs alliés parce qu’ils accompagnent ou mettent en œuvre les orientations du patronat : nous n’oublions pas qu'’ils ont, aux Sommets de Lisbonne et de Barcelone, décidé d’accentuer les libéralisations des services publics (transports aériens, poste, chemins de fer, installations portuairesetc.) et d’interdire toute restriction à la libre circulation des capitaux. Nous n’oublions pas que la plupart de leurs directions ont soutenu le projet de traité constitutionnel au mépris de l’intérêt des peuples.

Sur la base de ce plan d’'urgence en Europe, nous sommes ouverts à toutes les discussions envisageant des possibilités de constituer des listes de rassemblement anticapitalistes aux élections européennes, en France, et nous cherchons en particulier à renouveler, prolonger et élargir les accords qui nous ont permis d’être présent avec les listes et une orientation unitaires totalement indépendantes de la gauche institutionnelle lors des élections municipales. Nous proposerons à toutes les forces anticapitalistes, en Europe, une discussion qui étudie la possibilité d’'une apparition commune lors de ces élections."

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Amendement non intégré au texte initial proposé par Clermont-Ferrand (en remplacement du paragraphe ci-dessus)

          "Les élections européennes seront un moment important de l’apparition du tout nouveau NPA. Le congrès décide d’y participer malgré leur caractère profondément anti-démocratique qui ne permet pas la représentation des positions politiques présentes, et notamment ne permet l’envoi au parlement que de très peu de députés opposés à la proposition de constitution européenne. Pour cela il se prépare d’ores et déjà à constituer des listes dans chaque région en cas d’échec de notre démarche unitaire. Il faut agir de telle sorte que les forces de la gauche anticapitaliste qui se sont retrouvées unies au moment du référendum sur le TCE, qui ont refusé le traité de Lisbonne, puissent s'’y exprimer d'’une seule voix. C’est pourquoi dès maintenant le NPA contacte tous les partenaires (PCF, gauche des Verts, courants gauche du PS, le Parti de Gauche, LO, POI, collectifs antilibérauxetc.) afin de leur proposer des listes communes dans toutes les régions. Ces listes devront se constituer sur un programme anticapitaliste, tel qu’initié par les élaborations programmatiques effectuées dans les cadres unitaires de la campagne contre le TCE ; programme sur lequel le travail fut poursuivi au-delà du referendum."


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3- Marie-Georges Buffet et Jean-Luc Mélenchon ont posé la première pierre d’un « front » des opposants au traité de Lisbonne pour l’élaboration d’une liste commune aux élections européennes de juin.


Lors d’une première rencontre, mardi18/11/08 à l’Assemblée nationale, le PCF et le tout nouveau Parti de gauche (PG), lancé par le sénateur de l’Essonne et le député Marc Dolez, ont décidé de mettre en place un groupe de coordination chargé d’écrire un projet « alternatif pour une Europe de progrès ».

Une décision qualifiée par Mélenchon de « première bonne nouvelle souriante de la semaine et peut-être même de la quinzaine pour beaucoup de gens de gauche qui à l’issue du week-end avaient un peu le moral dans les chaussettes ». Et qui, selon la secrétaire nationale du PCF, doit être une « source de dynamique à gauche ».

« Il faut redonner de l’espoir et de la crédibilité à la gauche », a expliqué, lors d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre, Marie-Georges Buffet, en précisant que la démarche se fait « dans le respect des deux formations politiques ».


Après le PC, le NPA et le MRC: Mélenchon multiplie les rendez-vous


« Nous sommes deux partis, l’un en création [le PG, qui va tenir son premier meeting le 29 novembre à l’Ile des Vannes, à Saint-Ouen], l’autre qui a une histoire mais qui cherche à se transformer, à répondre aux enjeux du temps », a-t-elle continué.

Une façon de rassurer ceux qui dans son parti refusent d’entrer dans un processus qui mènerait à créer, après les européennes à un parti commun, à l’image de Die Linke, en Allemagne.

Les deux partis ont rappelé leur volonté d’ouvrir le front à « d’autres formations et à tous les hommes et les femmes de gauche qui ont pris part à la campagne du non au référendum » sur le TCE. « Nous allons aller vers eux », a déclaré Mélenchon, qui a précisé avoir demandé un rendez-vous au « NPA d’Olivier Besancenot, au MRC de Jean-Pierre Chevènement et aux Alternatifs. »

° S’appuyant sur les dernières déclarations des responsables de la LCR/NPA, MG Buffet s’est montrée pessimiste sur les possibilités d’accord avec cette formation.

° Jean-Luc Mélenchon, en revanche, a cependant tenu à laisser toutes les portes ouvertes. Interrogé sur l’attitude qu’il aura vis-à-vis des minoritaires du PCF et de la LCR/NPA qui depuis longtemps militent pour une démarche commune aux européennes, le sénateur à précisé que sa démarche se voulait « claire », « loyale », et concernait « les formations politiques », même s’il reste disponible pour tous ceux qui « désirent parler au Parti de gauche ».

                    

                  Voir le site national du Parti de Gauche: http://wwwlepartidegauche.fr

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par henri Moulinier publié dans : Elections européennes de 2009 communauté : Unissons nous à gauche...
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