La polémique sur le Taser revient sur le devant de la scène cette semaine et cela pour deux raisons:
- jeudi, sept personnes, dont le PDG de Taser, ont été mise en examen dans l'enquête sur l'espionnage d'Olivier Besancenot. Mêmes acteurs mais affaire différente
- lundi prochain débute le procès d'Olivier Besancenot pour "diffamation" à l'égard de Taser, le président de la LCR a affirmé que le Taser était responsable de la mort de plus de 150 personnes. Olivier Besancenot sera défendu par Antoine Comte et Noël Mamère.
La polémique sur le taser en lui-même est donc réapparue:
Noël Mamère compte déposer une proposition de loi au nom des Verts la semaine prochaine pour interdite son utilisation, le secrétaire national du PS, Razzy Hammadi, demande quant à lui à l'Etat de suspendre ses contrats avec l'entreprise qui distribue Taser en France, SMP Technologie.
Compte tenu de tous ces élements, le Réseau d'Alerte et d'Intervention pour les Droits de l'Homme a décidé de déposer devant le Conseil d'Etat une requête d'annulation qui vise le décret du 22 septembre 2008 qui autorise la dotation des policiers municipaux en pistolet à impulsion électrique de la marque Taser. La requête sera déposée samedi.
Pour le RAIDH, qui a initié une campagne intitulée "non au taser" en 2005, ...
... "cette arme qui adresse une décharge de 50 000 volts, n'a fait l'objet d'aucune étude sanitaire indépendante en France et est qualifié par les Nations unies "d'arme de torture."

