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En bref, d'après une note de la commission des finances de l'Assemblée Nationale et le journal "Les Echos" du 7/10/2008, le "bouclier fiscal" en 2007 a
concerné:
- 15 066 contribuables, soit moins de 0,04%, qui ont bénéficié de ce bouclier fiscal
- 64% d'entre eux déclarent un revenu annuel inférieur à 3 573 euros
- 2 242 d'entre eux déclarent un revenu annuel supérieur à
41 982 euros. Ils reçoivent à eux seuls 82,9% des sommes reversées par le fisc, soit 84 700 euros chacun
- 671 contribuables, disposant d'un patrimoine supérieur à 125,5 millions d'euros se réservent 68% des sommes reversées, soit 231 900 euros en moyenne pour chacun ( soit un total
de 155 001 000 euros reversés par le fisc à ces riches contribuables)
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Le « bouclier fiscal » est
un dispositif de plafonnement des impôts directs qui bénéficie aux particuliers. - l’impôt sur le revenu (imposition au barème progressif ou à un taux forfaitaire) - les contributions et prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, d’activité et de remplacement ou sur les produits de placements (contribution sociale généralisée -CSG-, contribution pour le remboursement de la dette sociale -CRDS- - prélèvement social de 2% et contribution additionnelle de 0,3 % à ce prélèvement) - l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) - la taxe d’habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties concernant la résidence principale et certaines taxes additionnelles à celles-ci.
Exemple : le contribuable pourra déposer, entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2008, une demande de plafonnement des impositions excédant le seuil de 50 %, pour l’impôt sur le revenu et les contributions et prélèvements sociaux acquittés en 2006 ou 2007 au titre des revenus de 2006 et pour l’ISF et les impôts locaux établis au titre de l’année 2007.
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(1) Les revenus pris en compte est le revenu déclaré et non le revenu brut. Chacun sait
bien qu'avec de l'argent et un conseiller fiscal, des contribuables avisés peuvent facilement minorer leurs revenus déclarés.
Voilà comment les plus
riches ne participeront pas au financement du RSA
[ 18/01/10 - 10H30 - Les 2chos)
C'est un arrêt passé inaperçu, mais qui pourrait bien réduire l'impôt de milliers de contribuables.
Par une décision du 13 janvier, le Conseil d'Etat a estimé que les revenus des contrats d'assurance-vie multisupports (en euros et en unités de compte), aujourd'hui très courants, ne devaient pas être pris en compte dans le calcul du bouclier fiscal, ce dispositif permettant de plafonner l'impôt à 50 % de ses revenus. Pourquoi une telle décision ? Parce que les revenus des contrats multisupports, partiellement libellés en unités de compte, sont réputés réalisés à la date du dénouement (car ils sont adossés aux actions et obligations). En clair, ils ne peuvent être appréciés qu'en fin de contrat.
Bercy a bien conscience de cette particularité, mais le gouvernement voulait éviter que les fiscalistes abusent de la situation et accroissent le bénéfice du bouclier fiscal en déclarant de faux contrats multisupports. " L'assurance-vie est un moyen de minorer les revenus pris en compte au titre du bouclier fiscal (...).Des cas limite ont été constatés en 2007 ", confirmait Gilles Carrez, rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, dans son dernier rapport sur l'application des mesures fiscales, en juillet dernier. Pour y remédier, une instruction a été rédigée par Bercy, en août 2008, indiquant que les revenus des contrats multisupports n'étaient pas pris en compte dans le bouclier, à la seule condition qu'au moins 20 % de l'investissement soit en unités de compte.
C'est cette définition restrictive qui a été contestée par le Conseil d'Etat. Il en ressort que l'épargne investie dans les contrats multi-supports n'est, en aucune situation, " productive d'un revenu annuel pour l'application du bouclier fiscal ".
En conséquence, les plaignants vont obtenir une restitution d'impôt. " Beaucoup de contribuables ont fait un recours devant le tribunal administratif, sachant qu'il y avait une réelle fragilité juridique ", explique Stéphane Austry, avocat chez Francis Lefebvre, à l'origine du recours.
Ceux qui n'ont pas fait de contentieux ne sont pas en mesure de réclamer quoi que ce soit. A moins qu'un délai de réclamation soit rouvert par Bercy, ce qui est peu probable. A plus long terme, l'avis du Conseil d'Etat est cependant susceptible d'intéresser plusieurs centaines de contribuables, tout au plus quelques milliers. Mais les enjeux individuels sont, dans certains cas, très importants : ils représenteraient quelques centaines de milliers d'euros. Dès lors, les parlementaires, PS notamment, pourraient être tentés de revenir à la charge prochainement.
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