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Signez la pétition "L’honneur perdu d’Edwige"
signature en ligne à : http://monaedvige.ras.eu.org
Avec M. Sarkozy, et son videur de boîte de nuit Hortefeux, nous commençons à avoir l'habitude de perdre tout ce à quoi on tenait. On gagne moins en travaillant plus, on fait des centrales nucléaires comme suite du Grenelle de l'environnement, on remplace le faire par la communication sur le faire, et on propose le karcher comme solution au problème des banlieues.
On a tout accepté plus ou moins de bon coeur, nous ne sommes pas rancuniers, on sest laissé faire avec docilité...
Mais maintenant, nous disons HALTE. Parce que TROP, CEST TROP !
Voilà que M. Sarkozy, premier flic de France, propose un pas de plus dans li'ndignité, dans la honte : un nouveau fichier pour ficher des innocents... au cas où. Et ceci dès lâge de 13 ans. Tout ceci à vrai dire, bien que gênant, ne serait pas si grave que cela, sil navait pas commis lirréparable : il a appelé ce fichier EDVIGE. Alors là, nous disons NON.
Nous appelons toutes les Edwige de France à se
révolter contre cet attentat à leur honneur. Nous qui lançons cet appel, pouvons attester de beaucoup dEdwige connues de nous, qui nont rien à voir avec un fichier policier à la
Guantanamo.
Cest pourquoi nous appelons à un double sursaut
citoyen.
- D'une part, que toutes les citoyennes honnêtes de ce pays qui portent le
magnifique prénom d'Edwige signent cet appel, en défense de leur honneur.
- Dautre part, que toutes les personnes qui, à l'instar des premiers signataires de cet appel, sont à leurs moments perdus, et dans des activités plus ou moins avouables, eux aussi, des Edwige, signent cet appel contre l'honneur perdu dEdwige.
Rappel :
Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l'activité est susceptible de troubler l'ordre public et de permettre aux services de police d'effectuer des enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.
La formule qu'on vous propose est :
- je signe car « je me prénomme Edwige et j'emmerde ceux qui veulent utiliser mon prénom pour des activités disciplinaires et répressives » ou car « à certains moments de la journée ou de la nuit, je me fais appeler Edwige, et je signe donc aussi cet appel ».
Premiers signataires :
Gilles LEMAIRE (écologiste), Miguel BENASAYAG (philosophe et psychanalyste), François GEZE (éditeur), Angélique DEL REY (philosophe), Huguette CORDELIER (syndicaliste), Pierre CORDELIER (instituteur syndicaliste), Annick COUPE (syndicaliste), José BOVE (paysan), Emmanuel TERRAY (anthropologue), Gus MASSIAH (altermondialiste), Noël MAMERE (député), Grégoire SIMON (chanteur-musicien des Têtes raides), Ramon CHAHO.(Escrivain et journaliste), Monique CRINON (philosophe et sociologue), Marguerite ROLLINDE (enseignante-chercheure), Fabienne MESSICA (sociologue), Julien LUSSON (altermondialiste), Dominique NOGUERES (avocate), Mouhieddine CHERBIB (militant des Droits Humains), Laurent CIMA ( syndicaliste), Martine RAINAUD (retraitée), Rémy BOVIS (écologiste), Miriam ROSEN (journaliste, traductrice), Patrick FARBIAZ (écologiste), Damien LEJEUNE FLAMBARD (écologiste), Olivier ZUCKER (professeur retraité), Frédérique JOURNE (syndicaliste), Jean-François CHALOT (conseiller municipal), Pierre COURS-SALIES (sociologue), Carla Orlandina SANFELICI, Bruno ALLAIN (écrivain), Mark ETC (artiste groupe Ici-Même), Catherine LEVY (sociologue), Jean-Michel FAURE (professeur émérite d'université), Camille JULLIEN ( paysagiste), Mathilde STEINAUER (écologiste), Frédéric SUPIOT (neurologue), Isabelle GOUZOU (comédienne), Aline LEGRAND (citoyenne révoltée), Tarek BEN HIBA (conseiller régional), Véronique VASTER (artiste plasticienne sculpteur), Guillaume GRIMA (élu libertaire), Laurence HUGUES (écologiste), Michel MOTU (comédien), Christian DELARUE (responsable associatif), Monique LEGRAND (rééducatrice), Julien BAYOU (Jeudi-Noir), Pierre SARRASSAT (InformaticienNE), Djilali BENAMRANE (économiste altermondialiste), Bénédicte CASTAING (juriste), Raymond DUPEBE, Jean-Marc DELAUNAY (Jeudi-Noir), Cécile DIGUET (urbaniste), Malika ZEDIRI (conseillère régionale)
signature en ligne à : http://malgretout.org/spip.php?article128
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30 juillet 2008 -
ONU :
un rapport cinglant pour la France
Communiqué commun FIDH/LDH
Le comité des droits de l’Homme de l’ONU chargé de contrôler l’application du pacte international
relatif aux droits civils et politiques vient de rendre un avis cinglant concernant le respect par la France de ses obligations.
Au nombre de vingt-six, les recommandations du comité concernent le sort des étrangers et des demandeurs d’asile, le recours à l’ADN pour les étrangers, la situation carcérale, les violences
illégitimes commises par les forces de l’ordre, la législation anti-terroriste et certaines règles de procédure pénale, l’égalité homme-femme, la lutte contre les discriminations, le racisme et
l’antisémitisme, la prolifération des fichiers (notamment le STIC et EDVIGE) et la récente loi sur la rétention de sûreté.
Pour chacun de ces sujets, le comité émet des recommandations qui illustrent l’irrespect par la France de plusieurs des dispositions essentielles du pacte et qui rejoignent l’avis d’autres
instances internationales, notamment celles du Conseil de l’Europe en matière carcérale ou en matière de mauvais traitements.
La FIDH et la LDH, qui avaient saisi le comité des droits de l’Homme d’un rapport alternatif à celui déposé par le gouvernement français, se félicitent de la prise en compte des critiques
adressées à ce gouvernement par plusieurs ONG françaises ou internationales.
Elles constatent, de plus, que les commentaires du comité sont identiques aux reproches qu’elles ne cessent de formuler.
Elles demandent instamment au gouvernement français de s’inspirer de ses recommandations pour modifier sa législation et la mettre en conformité avec les pactes internationaux dont la France est
signataire.
Ainsi qu’elles l’avaient souligné auprès du comité des droits de l’Homme et que celui-ci le relève avec insistance, la FIDH et la LDH regrettent qu’il ait fallu attendre six ans pour que la
France dépose son quatrième rapport périodique.
Comme le comité des droits de l’Homme, la FIDH et la LDH demandent au gouvernement français de respecter la prochaine échéance qui lui a été fixée (2012) et, dans l’intervalle, ne se contente
pas, comme à l’habitude, d’ignorer les recommandations des instances internationales.
Paris, le 30 juillet 2008