Mon précédent article après le NON irlandais au Traité de Lisbonne dénonce le danger
d'escamotage du NON irlandais et se concluait par un appel à changer l'orientation de la construction européenne, dans le cadre de l'Union Européenne
L'Union européenne actuelle est-elle un cadre aménageable?
Michèle Dessenne et Jacques Nikonoff, porte-parole du Mouvement politique d'Education
populaire (M'PEP) reprennent cette question, à partir de " la grande diversité des motivations du vote "NON" en Irlande et de l'absence de perspective politique autour de laquelle la gauche
française et européenne pourrait se rassembler"
Pour eux, "une autre Europe (...) est rigoureusement impossible dans le cadre politique et idéologique actuel de l'Europe. Les gouvernements sont très à droite, et
quand ils ne le sont pas ils sont socio-libéraux"
"Dans ces conditions, une constitution européenne ou un nouveau Traité n'auraient aucune chance d'être progressistes"
"Le mythe européen est arrivé à son terme" disent-ils
"Il faut que toute la gauche s'y fasse et le reconnaisse; l'Union Européenne actuelle n'est pas un cadre aménageable. Elle est à déconstruire pour que les peuples
réapprennent à disposer d'eux-mêmes tout en retrouvant les voies de la solidarité internationale. L'idée même d'une autre Europe est devenue obsolète (...)
- Je pense qu'elle peut conduire à un constat d'impuissance et donc à l'idée que, dans les conditions actuelles, on ne peut
rien faire. Et pourtant le Traité de Lisbonne est juridiquement caduc, aprè le vote Non des irlandais, car l'unanimité des Etats membres est requise. A moins d'imposer aux irlandais de revoter. Il
me semble, en plus, que ce 3e Non, après ceux des français et des hollandais sur le Traité constitutionnel ( frère jumeau du Traité de Lisbonne, lui aussi devenu caduc juridiquement après ces 2
Non) montre qu'il y a une profonde rupture entre les peuples et l'actuelle construction européenne, non démocratique, ultra libérale, antisociale et inféodée à l'Otan.Je pense donc que des
perspectives existe pour construire une autre Europe. D'autant qu'en France, malgrè l'étouffoir voulu par N sarkozy, avec la complicité d'une majorité de dirigeants et parlementaires
socialistes, l'opposition à l'actuelle construction européenne demeure majoritaire ( voir le sondage ci-dessous), s'il y avait (eu) un référendum.
- Et vous, qu'en pensez-vous??? Je vous propose d'ouvrir le débat en faisant un "commentaire en bas de cette page
Voir lesondage de l'IFOP les 20-21 Juinsur le vote qu'auraient fait les français s'il y avait un référendum sur le Traité de Lisbonne:
Voici
un autre point de vue que je ressens plus positivement: un appel du "Collectif pour une autre Europe":
Une autre Europe est
possible !
Les politiques de l’Union européenne prennent une part déterminante dans la vie quotidienne de nos
concitoyen-nes. Traités, politiques communes et jurisprudences européennes sont aujourd’hui caractérisés, pour l’essentiel, par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux, la
déréglementation des services publics, une politique monétaire sans aucun contrôle démocratique, une politique budgétaire restrictive, une politique agricole sacrifiant l’agriculture paysanne,
des politiques sécuritaires notamment vis-à-vis de l’immigration, des traités bilatéraux de libre-échange aggravant l’exploitation des pays du Sud, notamment en matière agricole, une politique
extérieure et militaire alignée sur celle de l’OTAN et plus généralement un déficit démocratique. La « concurrence libre et non faussée » joue contre l’emploi, le niveau de vie et les
services publics, l’environnement et les ressources naturelles.
Face à ces attaques sans précédent, il s’agit de mettre en avant la primauté des droits pour toutes
et tous, notamment sociaux, face à la concurrence.
Il s’agit de nous opposer et de construire des
alternatives sociales, écologiques, féministes et démocratiques qui rompent avec les politiques néolibérales actuelles. Nous appelons à construire ensemble un cadre de débats et de
mobilisations, qui permette la construction de convergences entre des associations, syndicats, organisations politiques et réseaux qui partagent ces préoccupations et souhaitent travailler
ensemble dans le respect de l’indépendance et de la place spécifique de chacun.
La présidence française de l’Union européenne pendant le deuxième semestre 2008 sera une occasion de
porter ces exigences et des propositions alternatives.
L’ensemble de ces réflexions et ces actions devra à la fois
concerner la politique française dans l’Union Européenne et s’inscrire pleinement dans un cadre européen, notamment en lien avec le Forum social européen de Malmö en septembre 2008 et les réseaux
qui y sont liés.
Les signataires ci-dessous appellent à agir dans cet esprit, et tout d’abord pendant la Présidence
française de l’Union européenne, durant laquelle ils mettront des propositions concrètes en débat. Ils sont disponibles pour tout ce qui permettra, dans la longue durée, la convergence de celles
et ceux qui considèrent qu’une autre Europe est possible.
Alter Ekolo, Attac, CGT-Finances, Confédération Paysanne, Coordination des collectifs unitaires,
Fondation Copernic, Forces Militantes, FSU, La Gauche Cactus, LCR , Les Alternatifs, Les Marches européennes contre le chômage, MARS-Gauche Républicaine, Mémoire des luttes, MRAP, PCOF, Pour la
République Sociale, Réseau Féministe « Ruptures », UFAL, Union syndicale Solidaires.
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Adjoint au maire honoraire de La Rochelle, écarté par des bureaucrates du PCF, sans AG. Démission du PCF. Rejoint le Parti de Gauche.Professeur en lycée retraité. Chargé de cours fac de droit. Etudiant en Master 2. Producteur de radio Responsab