Dimanche 25 mai 2008
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Je ne comprenais pas les réactions négatives des dirigeants et militants majoritaires de la LCR, affublées d'arguments polémique et infondés (*) , à l'encontre de l'appel
national "
L'alternative à gauche, organisons-la!"
La LCR et Besancenot ne jouent-ils pas un double jeu ?
La LCR et Olivier Besancenot en appellent au rassemblement anticapitaliste avec leur projet de NPA.
Mais en réalité, ils refusent toute démarche réellement
unitaire, , pour tenter de
rassembler.. autour d'eux et d'eux seuls, à l'exception de Lutte Ouvrière qui a été contactée et qui a refusé
la proposition de la Lcr, en utilisant la réelle popularité de Besancenot
°
Olivier Besancenot l'exprime clairement dans une interview récente, en date du 22 Mai: le Nouveau Parti Anticapitaliste
"c'est un vieux projet (bas page 3) . "Ca fait partie des contradictions qu'on assume" de se couper des autres courants de la gauche de la gauche (page 9)
Voir l'article complet en cliquant
Mediapart--Olivier-Besancenot.pdf
°
On comprend mieux la réponse négative apportée par la LCR à la proposition de la Coordination nationale des Collectifs
unitaires
Voir la Tribune de cette coordination dans "Rouge" en cliquant
Tribune-de-la-Coordination-Nationale-des-Collectifs-Unitaires-publi-e-dans-Rouge.docx
Une démarche de "cavalier seul" de la LCR: jusqu'à quand ?
Cette démarche de "cavalier seul" limite les bases du nécessaire rassemblement. N' est- elle
pas dans le droite ligne du dynamitage, la Lcr la première, de la proposition pour les présidentielles d'une candidature commune, unitaire, antilibérale?
Ainsi cette démarche ne gêne pas la droite. Il est de bon ton de "faire parler"
Olivier Besancenot dans les médias, d'autant qu'il passe très bien et dénonce avec éclat une situation insupportable. Mais c'est le silence, à l'exception de "Politis" (qui a contribué à le lancer
et ,depuis, de l'AFP et de l'Humanité ) sur l'appel national "l'alternative à gauche, organisons-la!", qui a, en quelques jours, rassemblé plus de 5000 signatures
Besancenot: une popularité au service de qui? de quoi?
Toute leur place dans une démarche convergeante, pluraliste
Je suis de ceux qui pense qu'
Olivier Besancenot et les militants de la Lcr ont toute leur place dans une
démarche convergeante, pluraliste, pour redonner des couleurs à la gauche, et donc toute leur place dans les
espaces de rencontre que propose
l'appel "l'alternative à gauche, construisons-la!".
Notre diversité doit être notre richesse, notre rassemblement sera notre "force". Une force qui peut compter pour
bousculer la donne politique et éviter le piège de la bipolarisation en marche.
Je vous invite à signer cet appel pour faire bouger les choses à gauche, y compris la Lcr, dans un sens unitaire et antilibéral ( sur le plan économique)
Cliquez sur Appel national: "L'alternative à gauche,
organisons-là!""
(*)
A propos de Jean Claude Gayssot et de son prétendu
soutien au Traité européen: une désinformation pour mieux critiquer l'appel "l'alternative à gauche, organisons-la"
Voir une vidéo du'une réunion publique tenue à Montpellier le 6/12/07 et d'autres témoignages de ses pises de positions antilérales sur le plan
économique:
allez sur internet et faites une recherche sur le thème "jean claude gayssot et le traité constitutionnel européen"
° La réponse de membres de la LCR "Gauche radicale, chiche!"
Cliquez ici sur "Gauche radicale, chiche!"
et quelques unes de mes premières réflexions sur cette réponse en cliquant ici
Deux projets différents. Pour le NPA il s’agit de construire dès maintenant une force d’opposition, pour les luttes, indépendante de la gauche social-libérale, anticapitaliste, mettant en avant un plan d’urgence social et proposant un programme dont l’objectif est bien un changement radical de société.
De l’autre, pour l’Appel, il s’agit d’abord de rassembler, sur des bases très larges, sans objectif immédiat de construire un parti, laissant ouvert la question des alliances avec le PS, où tout est ouvert : la base programmatique, l’objectif immédiat, comme le but final. En somme on part de rien sans savoir exactement où l’on va. Enfin, ce projet pense en terme d’alternative électorale à gauche, immédiate, alors que tout est flou dans ce rassemblement, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives et les manipulations comme ce fut le cas en 2007 avec la tentative du PC de s’approprier la candidature commune.
Ces deux projets peuvent à terme s’opposer ou être complémentaires. Tout dépendra de ce qui se passera à l’intérieur de ce rassemblement. Si la nécessité d’une alliance avec le PS l’emporte, si l’on ne tranche pas sur la question centrale de l’anticapitalisme et du type de société que nous voulons construire, ces deux projets s’opposeront.
Amitiés
Extrait : " En dépit de ces préoccupations qui rendent de très nombreux militants actuels ou potentiels frileux à votre égard, qu'est-ce qui nous séduit ? Une proposition nouvelle (enfin), nous l'avons dit. Un enthousiasme partagé, notamment dans les catégories populaires, pour les prises de parole d'Olivier Besancenot qui donnent un coup d'air frais à des débats politiques poussiéreux et ronronnants. Une clarté de positionnement : à gauche, pas un peu, pas en tortillant ni en s'excusant, mais franchement. "
Lire l'intégralité dans Le Monde d'aujourd'hui ou sur le site de Clémentine Autain.
J'ajoute que l'article mérite d'être lu, effectivement, en entier car il fait appel à la nécessité de se parler tous ensemble, de se rassembler et la Lcr a toute sa place. Mais lisons-le!
Une phrase forte de l'article en question: "Nous pensons que l'on ne peut faire l'impasse sue la recherche active d'un spectre suffisamment large de sensibilités, de cultures et de traditions de la gauche d'alternative pour pouvoir engager un mouvement populaire et durable.
(...) Pensez-vous que la LCR possède, à elle seule, les ressources pour fabriquer le pacte politique dont la gauche a besoin, capable de rivaliser avec le PS?"
"Après Raoul Marc Jennar, un des principaux animateurs du mouvement altermondialiste (qui vient de retirer sa signature de l’Appel de Politis), six autres personnalités de la " gauche de gauche " (Clémentine Autain, Luc Boltanski, Elisabeth Claverie, Frédéric Lebaron, Michel Onfray, Arnaud Viviant), elles aussi signataires de l’Appel et qui le sont toujours, s’adressent à la LCR à propos de son projet de Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) dans une tribune publiée aujourd’hui dans Le Monde (" Adresse aux initiateurs du NPA ").
Mais je précisais aussitôt :
"Le ton est d’emblée résolument ouvert : " Consternés par l'état de la gauche, nous sommes ravis que vous fassiez une proposition. On ne peut malheureusement pas en dire autant des autres organisations de la gauche critique : PCF, Verts, gauche du PS n'ont à ce jour rien soumis de tel. Nous avons manqué une occasion historique de bâtir une force nouvelle avec l'échec de la candidature unitaire antilibérale en 2007. Si vous avez votre part de responsabilités, nous sommes prêts à passer outre aujourd'hui, tant les torts sont partagés. " Voilà donc qui change radicalement après les propos d’après présidentielle où la LCR était montré du doigt au même titre que le PCF."
C'est effectivement un grand changement et cela n'a rien avoir avec "O. Besancenot et la LCR: une démarche de désunion ? "
Je me réjouis donc de ce changement de ton initié déjà par Jennar et ne prends pas ceci pour un ralliement.
En ce qui concerne la LCR, j'attend sa réponse à cette démarche d'ouverture qiui est en totale cohérence avec l'appel.car je n'oublie pas les récentes prises de position et déclarations d'Olivier Besancenot et de la LCR (qui sont reproduites sur ce blog
L’appel : 6.000 signatures (à ce jour)
Candidature Bové : 40.000 signatures
Réunions NPA : 10.000 personnes se sont déplacées en 2 mois.
Sur l’Appel, des Etats Généraux, le NPA…
D’un côté, il y aurait la LCR avec une " démarche de cavalier seul, anti-unitaire, qui limite les bases du nécessaire rassemblement (…) dans le droite ligne [du] dynamitage (…) de la proposition pour [la] présidentielle d'une candidature commune, unitaire, antilibérale. " (Henri Moulinier). De l’autre, les CUAL, " Maintenant à gauche ", les signataires de l’Appel de Politis, qui ne chercheraient que l’unité la plus large, favorisant le débat, n’excluant aucune hypothèse de travail. En somme, la seule preuve que la LCR pourrait apporter de sa bonne foi (qu'elle est prêt au dialogue) serait de se rallier à l’Appel, de participer aux Etats Généraux et d’abandonner son projet de NPA.
Ce qui est nouveau aujourd’hui c’est que des voix (Jennar et les 6 signataires de " l’adresse aux initiateurs du NPA ") s’élèvent contre cette manière unilatérale de présenter les choses. Ils reconnaissent à la LCR le droit de penser autrement. Ce n’est pas un détail, c’est même déterminant pour la suite.
Il n’y a en effet pas de dialogue possible si au moins un des protagonistes ne reconnaît pas à l’autre son droit à penser différemment. D’ailleurs à la LCR pensons nous TOUS pareil, à l’identique ? Sommes nous issus du même moule ? On nous dit " trotskistes " ? Mais, moi, qui est rejoint ce courant en 1968, jamais je ne me suis senti, reconnu comme tel. Peut-être sommes nous alors TOUS marxistes ? Eh bien là encore, je vais vous surprendre, je ne crois pas que le marxisme – disons plutôt ce que nous pouvons tirer de la lecture de Marx – soit l’horizon théorique indépassable. Si je me suis certes nourri de Marx, de Trotski, de Lénine ou de Rosa Luxembourg, heureusement, j’ai lu bien autres choses, de tout aussi déterminant, et je m’en suis servi. Besancenot aime bien le Che. Eh bien, pour ma part, le Che ne fait pas partie de mon panthéon.
Si j’ai choisi la LCR, c’est bien pour ça, parce que l’on pouvait y penser librement, y débattre longuement, et y discuter de tout. Le sectarisme que l’on reproche à la Ligue est un procès ad hominem. On ne veut pas prendre en compte ses arguments.
Donc revenons à ce qu’il faut bien appeler deux projets, deux façons d’aborder la question de la gauche. Nous nous sommes en effet suffisamment expliqué là-dessus pour qu’il n’y ait aucun mal à prendre en compte dos arguments qui font que nous avons choisi des voies différentes et qui ne sont pas obligatoirement contradictoires. Ces points qui font problèmes sont archi connus. J’en énumère quelques uns : l’indépendance vis à vis du PS, anticapitalisme et antilibéralisme, luttes sociales et processus électoraux, construire par le haut, par le bas, etc…
Amitiés militantes
Curieuse façon d'entamer un dialogue. En gros, je résume, ou tu acceptes MES conditions (""un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement de réfléchir aux moyens d'une vraie réponse politiques aux attaques de la droite et du Medef....), et je débats ou tu ne les acceptes pas, et aucun débat n'est possible. C'est typiquement une démarche de "cavalier seul" !
Aucun préalable, ni le ralliement au NPA, mais pas moins l’obligation d’apposer une signature au bas de l’Appel. Nul besoin en effet d’un " cadre figé " pour débattre de trois questions qui me semblent déterminantes : quels rapports avec le PS ? Anti-libéralisme ou anticapitalisme ? Changer de gauche ou changer la gauche ?