Lundi 19 mai 2008

   Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

 Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble.
 
 A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés
 en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu,
 accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un
 rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.
 
 A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention
 de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi
 à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de
 rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués.
 
 On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit
 d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.
 Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans
 succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant
 une demi-heure plus tard.
 
 Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade
 comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en
 connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises
 d'école resteront vides.

 
 C'est une première en Isère :
eurs qui se sont désengagés des marchés boursiers des actions et de l'immobilier ( crise des Subprimes Us oblige)  C'est la même chose pour le "baril de Brent" de la mer du Nord qui grimpe lui aussi.

      Face à un marché du pétrole en pleine expansion ( demande des pays émergeants, mais aussi des Etats-Unis), alors que les pays producteurs de l'OPEP  n'augmentent que de manière limitée leurs exportations ( + 500 000 barils - 159 litre  le baril - par jour), que les réserves fondent de manière inquiétante aux Etat-Unis, alors que le dollar - monnaie dans laquelle est libellée le prix du pétrole- est " en déliquescence", et  malgré les efforts d'économie de certains pays - dont le notre - , "le marché" (autrement dit les spéculateurs) vise  un baril dont les cours continuent à monter.

   "La spéculation coûte cher aux consommateurs"

      
C'est ce que titrait "la presse canadienne" - édition du jeudi 10 janvier 2008 - qui affirmait déjà à cette date que "la proportion de spéculateurs oeuvrant sur le New York Mercantile Exchange - Nymex- a presque triplé".

        Il y a bien "une financiarisation du marché pétrolier" affirme une journaliste - Béatrice Mathieu- dans l'Expansion du 5/5/08, ce que disait déjà, le 12 mars dernier, dans la même revue, Frédéric Lasserre, chef analyste à la Société Générale. Et de préciser: "Les investisseurs institutionnels, comme les fonds de pension, les assurances ou les fonds communs de placement (FCP) " ont rejoint les "hedge ffunds". "Ces établissements veulent acquérir des actifs dont la valeur est assez indépendante de la croissance et des grans indicateurs économiques". Et d'ajouter que "les fonds préfèrent (en effet) investir les marchés des matières premières, plus rentables, et moins impactés par la crise que les cours d'actions ou d'obligations. Les investisseurs s'y sont précipités pour se protéger d'un redémarrage de l'inflation. Avec les subprimes, certaines banques centrales, comme la Fed aux Etats-Unis, ont du abaisser leurs taux directeurs, et ainsi baisser la garde dans la lutte contre la hausse des prix. Alors que celle-ci persiste, voire s'accentue... Essentiellement alimentée par la flambée des tarifs des produits alimentaires et de l'énergie"

     Ainsi, les investisseurs chercent donc à se protéger d'une inflation qu'ils provoquent en partie" interroge l'Expansion. Et Frédéric Lasserre de répondre: "Ce phénomène est courant sur les marchés de matières premières."

    Jusqu'où?

     " Tant que les investisseurs auront confiance en une croissance interne chinoise solide, le potentiel de baisse des prix restera faible (...) Les particuliers et les fonds communs de placement pourraient fuir rapidement le marché du pétrole, leur comportement est "plus spéculatif" (...)

      C'ela peut aussi dépendre de la réaction citoyenne, de notre réaction commune pour clamer, ensemble, "ça suffit! Arrêtez votre spéculation!" ou encore "qu'attendez-vous Messieurs et Mesdames les principaux dirigeants de ce monde - le G8 - pour prendre des mesures politiques pour mettre hors la loi cette spéculation qui s'attaque même aux prix des produits alimentaires, poussant à la famine, voire à la mort- des millions d'êtres humains en Afrique et ailleurs!


      
par henri Moulinier publié dans : Economie - libéralisme communauté : Les blogs citoyens
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