Dimanche 11 mai 2008
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Dans une chronique publiée le 4 mai dernier,
Michel Godet, membre du Conseil d'analyse économique auprès de l'Etat
français, "nous rappelle
ce qu'est vraiment " le paradis cubain". edifiant, dit "La tribune" ( voir "
triste Cuba! - La tribune.fr")
°
Les rayons désespéramment vides des magasins d'Etat comme dans l'Europe de l'Est des années 70"?
Il y a 3 types de commerces:
- des magasins d'Etat en pesos, ou,
avec la "libreta", une carte qui permet aux
cubains de bénéficier de produits de base, pour une quinzaine de jours par mois minimum. Le prix du riz est y était, par exemple, en milieu du mois d'avril, de 0, 25 pesos cubain la
livre, soit moins de 3 centimes d'euro. Sur le marché "libre" en Afrique il atteignait 0,97 euros le Kg en début avril, inabordable pour nombre de familles, les poussant vers la
sous-nutrition et la révolte ( voir les manifestations contre la faim, en Afrique ou encore à Haiti, si proche géographiquement de Cuba)
- des magasins et commerces d'Etat (et aussi privés, tels des restaurants - je suis allé manger dans l'un d'eux à La Havane) où l'on paie en pesos
convertibles ( CUC remplaçant le dollar); Pour les touristes et aussi les cubains qui reçoivent des pesos CUC par leur activité officielle ( ou non). Les pris y sont bien plus élevés, à
l'image des prix du "marché mondial"; Il sont bien approvisionnés
- les marché paysans (3 par exemple dans le quartier de la Havane où nous étions,): marché au sens plein du terme, par la vente des productions propres
des paysans, fort bien achalandés en fruits, légumes (pas chers: par exemple, les tomates à 5 pesos la livre, les bananes à 0,50 pesos l'une,- la viande est, elle plus chère - pour un salaire
(minimum de 225 pesos par mois)
Je persiste à dire, contrairement, à Michel Godet, que les cubains ne mangent pas si mal que ça! Ils ne respirent pas la "tristesse" dont
il parle, ne sont pas maladifs, malingre,. Ce n'est pas ce que l'on voit dans nombre de ces pays du Tiers Monde où la misère frappe lourdement, dans des économies "ouvertes" sur les
marchés mondiaux, sur injonction du FMI et de la Banque Mondiale.
Marché paysan - marché "libre"
°
"En terme de niveau de vie par habitant , le Cubain a dix fois moins pour vivre qu'un français" écrit encore Michel
Godet dans "La Tribune"
Il précise cependant juste après: "Il est vrai aussi que
les études sont gratuites et que vtous
les enfants de paysans peuvent devenir médecins, ingénieurs, cadres".
Mais faut-il aussi dire que
la santé est aussi totalement gratuite (et ne prélève pas de
cotisations sur les revevnus ( même pas pour des mutuelles ou assurances privés). J'ai pu le vérifier avec les analyses portées à la polyclinique du quartier de Trinidad, où l'on était, par
la jeune femme qui nous hébergait dans sa maison ( moyennant 20 CUC par nuit pour 2 par chambre, soit environ 14 euros, ce qui permet, après paiement d'une taxe à l'Etat, d'avoir des CUC)
Et faut-il préciser que
les logements (maisons et appartements, c'est vrai pas toujours en bon état extérieur),
sont gratuitement attribués - mais
non vendables - les cubains poeuvent les échanger entre eux), que l'électricité est très peu coûteuse, comme le téléphone, le transport public - pris en très grand nombre à La Havane, dans des bus
chinois tout neufs,ne coûte rien, ...
Un économiste digne de ce nom, comme Miche Godet, me semble bien lèger en confondant niveau de vie et niveau de revenu monétaire disponible