Jeudi 8 mai 2008
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18:41
Un an déjà, et chacun mesure les dégats de cette politique sarkoziste de renforcement du présidentialisme et du libéralisme économique, au
sevice exclusif des grands possédants.
L'espoir ne peut attendre 4 ans encore!
L'espoir d'une autre politique, de gauche, réellement de gauche:
° Qui ne soit plus inféodée, au niveau national et européen, aux intérêts et à la stratégie guerrière et impériale des Etats-Unis
° Qui combatte réellement les politiques économiques libérales, celles, liées, de l'Union européenne et de la France, celles imposées par les Traités européens et coulées dans le récent Traité de
Lisbonne, adopté par la droite et par le Parti Socialiste européen, avec la complicité du PS français
° Qui tranche avec le présidentialisme de la Constitution de la 5e République, renforcé par la réduction du mandat présidentiel à 5 ans, de même durée que le mandat des députés ( décision proposée
par L Jospin et votée ^par la drpoite et le PS. Et aujourd'hui l'objet de tractations de Sarkozy avec le Ps, pour faire passer une réforme qui ne régle pas le problème central: la réduction du
pouvoir présidentiel au profit de celui de l'Assemblée Nationale, des citoyen(ne)s et des travailleurs dans les entreprises
° Qui mette le progrès social et la lutte contre toutes les discriminations au coeur du projet du société, pour permettre à tous, et pas aux seuls privilégiés, de vivre mieux. L'économie doit être
au service des humains et pas du profit
° Qui place enfin les enjeux écologiques et la sauvegarde de la planête au coeur d'un tel projet de gauche
Comment faire?
Je vous propose d'ouvrir le débat sur ce bog, et de le poursuivre lors d'une réunion le lundi 2 juin (que nous provoquons avec des hommes et femmes de gauche,
d'une gauche alternative)
° Du côté du
ps
Je constate que le PS vient d'adopter "une nouvelle déclaration de principes" qui prône une
"économie sociale et écologique de marché régulée". Rien de profondément transformateur; C'est en fait la traduction de "l'affirmation du caractère réformiste du PS" dit Alain
Bergounioux dirigeant du PS qui présidait la commission chargé de rédiger cette déclaration (Les Echos - 30/4/08).
Matinée d'un zeste de "critique à l'égard du capitalisme", c'est la plate reconnaissance de "l'économie de marché", entendez: "redresser la compétitivité des entreprises"
- mais rien sur les profits considérables des grands groupes, sur les délocalisations ( c'est la liberté du marché?). Une critique verbale du "libéralisme" ("nous combattons le
libéralisme" dit la déclaration), contredite par l'idée que " la grande majorité des socialistes considère que l'europe est en partie leur oeuvre et
qu'elle a des effets positifs pour l'avenir même du pays" dit le même Bergounioux. Pas un brin de critique du Traité européen de Lisbonne. On comprend pourquoi le Ps et la grande
majorité de ses dirigeants et parlementaies ont votés pour ou se sont abstenus... pour que le texte ultralibéral puisse passer!
Que devient, au final ce fameux nouveau projet du PS, dit officiellement "projet de transformation sociale radicale"??? Rien que cela. Plus simplement, dit la Déclaration, de rejoindre
clairement l'action de la social-démocratie européenne. Alain Bergounioux le dit dans Les Echos:" C'est toute l'action de la social-démocratie historique d'avoir voulu donner des règles au
capitalisme pour empêcher ou réduire les effets des crises consubstantielles à son fonctionnement." Voila pour la "critique à l'égard du capitalisme"!!!
C'est la politique du travailliste Gordon Brown, faisant suite à celle de Tony Blair,qui vient d'être rejetée aux élections municipales anglaises. C'est cette même ^politique qui
a été sanctionnée lors des récentes élections italiennes. la droite a ainsi le vent en poupe en Europe.
° Qu'attendre du PCF et de la LCR?
Une attitude symétrique, à mon sens, les conduit à tenter d'élargir
leur propre implantation organisée: la Ligue avec son projet de NPA, qu'elle a elle-même décidée: le PCF avec sa volonté à nouveau réaffirmé de sev réformer, de s'ouvrir, d'être mieux un "parti
communiste".
De telles attitudes risquent de figer la situation politique et de laisser libre cours à la bipolarisation Droite (UMP) -
PS, en tentant d'empêcher l'éclosion d'une nouvelle force politique alternatiive à gauche, qui se donne pour objectif de rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent promouvoir une réelle
alternative politique en France et en europe.
Les Verts, quant à eux, essaient de survivre, en force d'appoint du PS
° Est-il possible de faire du neuf à gauche, sans renier les sensibilités, les courants politiques, de se rassembler pour débattre d'un
projet politique alternatif au libéralisme économique, de contestation du capitalisme et de sa loi du profit maximum? Mais aussi pour une nouvelle façon de faire de la politique, en mettant au
coeur l'intervention citoyenne, des formes d'organisation politique permettant unepratique et des décisions démocratiques, débarassées de toute confiscation bureaucratique, chère aux formes-partis
héritées du XXe siécle?
Est-ce utopique, irréaliste, impossible? Doit-on laisser faire les mêmes, chacun de leur côté, sauf accord électoraliste au sommet des partis
en fonction de la conjoncture électorales.
Ne peut-on faire des prochaines élections européennes en 2009 un moment fort de cette démarche alternative et rassembleuse?
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Par henri Moulinier
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Publié dans : Quelle alternative à gauche?
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