Le Traité européen de Lisbonne a été voté en catimini et avec précipitation cette semaine du 4 au 9 février, sous la férule de Mr
Sarkozy, avec la complicité mal déguisée d'une grande partie de la direction su Parti Socialiste et de nombre de ses députés et sénateurs (dont Maxime Bono). Honneur à ces autres députés et
sénateurs qui ont exigé un référendum lors du Congrès de Versailles.
Honte à Sarkozy et à ceux qui ont marché dans son complot contre la démocratie!
Ce même Sarkozy vient, après son mauvais coup, d'avouer sa forfaiture, lors de son allocution télévisée, dimanche 10
février. Il a avoué que la ratification parlementaire était la condition posée pour refaire un "nouveau" traité européen, digne clone de celui rejeté en Mai 2005 par référendum.
Mr Sarkozy a déclaré: " si cette condition n'avait pas été remplie, aucun accord n'aurait été possible". Pour convaincre tous nos partenaires d'accepter ce nouveau traité simplifié que
nous leur proposions et qui n'était plus une Constitution, il fallait qu'en cas d'accord, nous nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire"
Quel aveu cynique! Quel mépris envers les citoyen(ne)s, de la part d'un Chef de l'Etat comme Sarkozy, avec la complicité de tous les autres
chefs d'Etat européen, qu'ils soient de droite ou socialistes!!!
Traité "simplifié" affirme Sarkozy? Non, c'est un mensonge!
Il s'agit très officiellement d'un "traité modificatif". Il n'est que la reprise de feu
le Traité Constitutionnel rejeté en 2OO5, mais:
- en enlevant certains "mots": constitutionnel, drapeau et hymne européen
- en faisant éclater le texte initial rejeté ( qui était un texte unique, remplaçant tous les traités europérns) en 3 traités: le Traité "modificatif" de Lisbonne,
...modifiant les anciens traités de Rome et de Maastricht qui demeurent en vigueur. Tour de passe passe, pour conserver l'essentiel du traité constitutionnel!
Un exemple: la libre-circulation des capitaux y est toujours!
Sous le titre "Capitaux" - point 60 - alinea 3, le traité de Lisbonne affirme, comme en 2005 avec le traité rejeté, que: " Seul
le Conseil (...), statuant à l'unanimité et après consultation du Parlement européen, peut adopter des mesures qui constituent un recul dans le droit de l'Union
en ce qui concerne lalibéralisation des mouvements de capitaux à destination ou en provenance de pays tiers"
Vive la liberté de circulation des capitaux, la crise des bourses mondiales et la crise économique, sans oublier les ...
délocalisations!
Par henri Moulinier
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Publié dans : Union européenne: son avenir
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