Vendredi 1 février 2008
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Florence Deloche-Gaudez, docteure en sciences politiques et
Secrétaire Générale du Centre d'Etudes européennes
de Sciences Po ,
Partisane en 2005 du traité constitutionnel européen,
elle sollicite l'organisation d'un référendum pour la ratification du traité de
Lisbonne.
"(...) Le "non" que les français ont opposé au traité constitutionnel en 2005 soulève plusieurs problèmes, parmi lesquel
celui de
l'élaboration des textes fondateurs européens. Désireux de mener à bien leur opération de sauvetage du traité constitutionnel, les dirigeants européens ont préférés
recourir à des méthodes éprouvées plutôt que de s'interroger sur la cause des référendums perdus. Retour, donc, pour la rédaction du traité réformateur, aux méthodes "intergouvernementales", qui
font
la part belle aux experts juridiques de ces gouvernementsnationaux, et
priorité, pour sa ratification, aux Parlements nationaux.
Il est vrai que la façon dont un traité européen est ratifié relève de décisions strictement nationales.
Mais redouter de consulter les peuples, dans un système démocratique, mériterait une réflexion commune.
L'instrument référendaire lui-même peut être tenu pour responsable des
échecs. Il autorise démagogies, coalitions d'opposants hétéroclites et les électeurs ne répondent pas toujours à la question posée.
Mais il a
un mérite:
susciter un débat et un intérêt pour les questions
européennes, qui dépassent le cercle habituel des initiés (...)"
Texte complet à lire sur "
http://www.eurosduvillage.com"
(
Dossier spécial: traité de Lisbonne - Article pages 26/29 - "Le veto, les peuples et les
mots")