Ces jours ci,
la LCR tient son Congrès national. A une forte majorité, les délégués de la LCR entendent faire muer leur organisation en un
"nouveau parti anticapitaliste". Une "assemblée générale constituante" est prévue fin 2008.
La LCR entend capitaliser la sympathie autour d'O Besancenot, ses 4,08% à la présidentielle, son image de radicalité, dans un contexte de crise de la gauche, un PS tiré au Centre et divisé
par ses rivalités, un PCF replié sur son déclin et sa "matrice bolchévique".
Elle pousse son avantage en aiguisant sa "
théorie des 2 gauches" irréconciliables - la "vraie ( à 100%... la (seule LCR ?) et la "fausse" gauche, en prenant à témoin
l'incapacité de la gauche ( ce qui est vrai aujourd'hui) à incarner une opposition et une alternative réelle et crédible à la droite. N'est-ce pas
une façon, pour la LCR, de travailler
une option purement contestataire , de refus par principe de toute union à gauche ( à ne pas confondre
avec feu "l'union de la gauche"), en misant pour l'essentiel sur les mobilisations sociales. Cela tend à rejeter tous les
socialistes qui n'acceptent pas l
a mutation centriste du PS?
C'est cette même stratégie qui l'amène à vouloir constituer des
listes autonomes aux municipales, en dehors de toute volonté réelle de rassemblement d'une gauche de
transformation sociale. Ce ne se fait pas sans difficulté. Ainsi, à La Rochelle, la LCR a-t-elle du mal à compléter sa liste.
Un nouveau parti peut-il se constituer autour d'une seule
formation?
Je ne le pense pas. Et Christian Piquet, porte-parole des minoritaires au sein de la LCR, le dit: " ce nouveau parti ne saurait procéder de la volonté ou des décisions d'une
seule organisation", ni être "un pôle réduit à l'extrême-gauche, qui se retrouverait inévitablement impuissant pour peser, par ses sules forces, sur le débat à gauche.". Pour l'instant, la LCR
semble faire le choix de se situer à l'extérieur des interrogations qui traversent toute la gauche. Elle prend le risque de surestimer la validation de ses options stratgiques dans l'opinion,
relativisée vpar le revers ( à peine 2% des voix aux élections législatives immédiatement après la présidentielle)
Je continue à penser que la LCR aurait mieux à faire, en contribuant à un
large ressemblement, pour créer,
ensemble une
nouvelle force politique. C'est le sens de la démarche dans laquelle je m'engage avec d'autres: celle de "
Maintenant à gauche" ( voir le
"lien")
Mais le débat reste ouvert. Qu'en pensez-vous? Vos "
commentaires" sont les bien venus, en toute liberté.