Palestine au coeur

Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 20:06

 

J'ai hésité à publier cet article sur un universiaire israêlien, SHLOMO SAND, qui a publié un ouvrage de recherche intitulé "Quand et comment le peuple juif a été inventé"

Mais, dans un contexte aussi grave d'une véritable  destruction ( pour ne pas dire génocide) des palestiniens de Gaza par l'armée d'Israël, je vous en livre la teneur tel que je l'ai reçu. Mon souhait est d'en finir avec ce processus de colonisation d'un peuple par un Etat et de contribuer à la Paix dans ce secteur

                                                                                   Henri MOULINIER

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16 octobre 2008 « Je suis juif, sinon par la religion, que je ne pratique point, non plus que nulle autre, du moins par la naissance. Je n'en tire ni orgueil ni honte, étant, je l'espère, assez bon historien pour n'ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe et la notion même de race pure une absurdité particulièrement flagrante, lorsqu'elle prétend s'appliquer, comme ici, à ce qui fut, en réalité, un groupe de croyants, recrutés, jadis, dans tout le monde méditerranéen, turco-khazar et slave. »


Pour Marc Bloch, qui se présentait ainsi dans les pages introductives de son dernier ouvrage « L'Etrange Défaite, » l'origine Khazar des juifs Ashkénazes était une évidence, mentionnée simplement en passant. Cette vérité historique fait pourtant l'objet d'un refoulement en Israël, car elle contredit les mythes fondateurs.


Shlomo Sand, historien à l'université de Tel Aviv, vient de publier un ouvrage qui revisite ce passé oublié, et dont la résurgence éclaire d'une lumière tragique la réalité actuelle. Celle d'une terre où des hommes convertis au judaïsme mènent au nom de leur foi une guerre impitoyable aux lointains descendants du « peuple élu, » celui des bâtisseurs du Temple : les Palestiniens.


( Par Jonathan Cook, The National, 6 octobre 2008)


Le professeur d'histoire Shlomo Sand est le premier surpris par le succès remporté par son dernier ouvrage, présent durant 19 semaines sur la liste des best-sellers en Israël, en dépit du fait que ses thèses remettent en cause le plus grand tabou israélien.


M. Sand affirme que l'idée d'une nation juive - pour laquelle la nécessité de disposer d'un havre de paix a été utilisé depuis l'origine pour justifier la création de l'État d'Israël - est un mythe inventé il y a de cela un peu plus d'un siècle.


Spécialiste de l'histoire Européenne à l'université de Tel Aviv, le Dr Sand s'appuie sur des recherches archéologiques et historiques pour soutenir cette thèse ainsi que plusieurs autres tout aussi controversées.


En outre, il affirme que les Juifs n'ont jamais été exilés de la Terre Sainte, que la plupart des Juifs d'aujourd'hui n'ont pas de lien historique à la terre nommée Israël et que la seule solution politique au conflit avec les Palestiniens est d'abolir l'État juif.


Le succès de « Quand et comment le peuple juif a été inventé ? » pourrait se répéter dans le monde entier. Une édition française publiée le mois dernier a déjà donné lieu à trois tirages supplémentaires, tant les ventes ont été rapides.


Les traductions sont en cours dans une douzaine de langues, y compris en arabe et en anglais. M. Sand s'attend à une réaction musclée du lobby pro Israélien lorsque le livre sera publié aux États-Unis l'an prochain. En revanche, le public Israélien, peu favorable à sa thèse, s'est montré au moins curieux à son sujet. Tom Segev, l'un des grands journalistes du pays, a qualifié son livre de « fascinant et stimulant ».


Étonnamment, constate M. Sand, la plupart de ses collègues universitaires en Israël ont hésité à s'attaquer à ses arguments. Israël Bartal est une exception. Ce professeur d'histoire juive à l'Université hébraïque de Jérusalem a publié un article dans le quotidien israélien Haaretz, dans lequel il ne fait pourtant que peu d'efforts pour réfuter le Dr Sand. Paradoxalement, il consacre une grande partie de son article à la défense de sa profession, suggérant que les historiens israéliens ne sont pas aussi ignorants au sujet de l'invention de l'histoire juive que ne l'affirme le Dr Sand.


L'idée de ce livre lui est venue il y a de nombreuses années, se souvient le Dr Sand, mais il a attendu jusqu'à récemment pour commencer à y travailler. « Je ne peux pas prétendre faire preuve d'un courage particulier en publiant ce livre aujourd'hui », constate-t-il. « J'ai attendu d'obtenir un poste de professeur. Il y a un prix à payer dans les universités israéliennes pour avoir exprimé des opinions de ce genre. »


Le principal argument du Dr Sand est que, il y a de cela un peu plus d'un siècle, les Juifs eux-mêmes ne se pensaient en tant que juifs que parce qu'ils partageaient une religion commune. Au tournant du 20e siècle, note-t-il, les Juifs sionistes ont contesté cette idée et ont commencé à construire une histoire nationale en inventant l'idée que les Juifs existent en tant que peuple distinct de leur religion.


De même, l'idée sioniste moderne selon laquelle les Juifs doivent retourner d'exil vers la Terre promise a été totalement étrangère au judaïsme, précise-t-il.


« Le sionisme a transformé la représentation de Jérusalem. Avant, les lieux saints étaient considérés comme des lieux que l'on espérait, mais où il ne s'agissait pas de vivre. Depuis 2000 ans les Juifs étaient restés loin de Jérusalem, non pas parce qu'ils ne pouvaient pas y retourner, mais parce que leur religion leur interdisait de revenir jusqu'à ce que le Messie soit venu. »


La plus grande surprise au cours de ses recherches s'est produite lorsqu'il a commencé à étudier les preuves archéologiques de l'époque biblique.


« Je n'ai pas été élevé comme un sioniste, mais comme tous les autres Israéliens, je tenais pour acquis que les Juifs étaient un peuple qui vivait en Judée et en qui en avait été exilé par les Romains en 70 après Jésus-Christ.


« Mais lorsque j'ai commencé à chercher des éléments de preuve, j'ai découvert que les royaumes de David et Salomon étaient des légendes, » indique M. Sand. « Concernant l'exil, les choses sont semblables. En fait, vous ne pouvez pas expliquer la judéité sans l'exil. Mais lorsque j'ai commencé à rechercher des livres d'histoire décrivant les événements de cet exil, je n'ai pu en trouver aucun. Pas un seul. »


« C'est parce que les Romains n'ont pas exilé le peuple juif. En fait, les Juifs en Palestine étaient en leur écrasante majorité des paysans et tous les éléments de preuve indiquent qu'ils sont restés sur leurs terres. »


Il croit au contraire plus plausible une autre théorie : l'exil était un mythe promu par les premiers chrétiens pour recruter les Juifs à leur nouvelle foi. « Les chrétiens voulaient que les descendants de Juifs croient que leurs ancêtres avaient été exilés par une punition de Dieu ».


Mais s'il n'y a pas eu d'exil, comment se fait-il qu'un si grand nombre de Juifs ait été dispersés dans le monde entier avant que l'État moderne d'Israël commence à encourager leur « retour » ?


Le Dr Sand indique que durant les siècles qui ont précédé et suivi le début de l'ère chrétienne, le judaïsme était une religion prosélyte, tentant à tout prix de convertir. « Ceci est mentionné dans la littérature romaine de l'époque. »


Les Juifs se sont rendus dans d'autres régions, cherchant à convertir, en particulier au Yémen et parmi les tribus berbères de l'Afrique du Nord. Des siècles plus tard, le peuple du royaume Khazar, dans ce qui est aujourd'hui la Russie du Sud, s'est converti en masse au judaïsme, donnant naissance aux Juifs Ashkénazes d'Europe centrale et orientale.


Le Dr Sand insiste sur l'étrange état de déni dans lequel vivent la plupart des Israéliens.

 

La découverte récente de la capitale du royaume Khazar, proche de la mer Caspienne a donné lieu à une importante couverture médiatique. YNet, le site Web de Yedioth Ahronoth, le plus populaire des journaux israélien, a publié un article intitulé : « Des archéologues russes retrouvent une capitale juive oubliée. » Et pourtant, aucun de ces articles, ajoute-t-il, n'a examiné l'importance de cette découverte en regard des conceptions habituelles de l'histoire juive.


L'autre question soulevée par le travail du Dr Sand, comme il le note lui-même est celle-ci : si la plupart des Juifs n'ont jamais quitté la Terre Sainte, que sont-ils devenus ?


« Ce n'est pas enseigné dans les écoles israéliennes, mais la plupart des premiers dirigeants sionistes, dont David Ben Gourion, qui le premier occupa le poste de Premier ministre, estimaient que les Palestiniens sont les descendants des premiers juifs de la région. Ils pensaient que les Juifs s'étaient par la suite convertis à l'islam. »


Le Dr Sand attribue la réticence de ses collègues à discuter ses thèses à la reconnaissance implicite par de nombreux historiens que l'ensemble de l'édifice de « l'histoire juive » enseigné dans les universités israéliennes est construit comme un château de cartes.


Le problème avec l'enseignement de l'histoire en Israël, déclare le Dr Sand, remonte à une décision prise dans les années 1930 pour séparer l'histoire en deux disciplines : l'histoire générale et l'histoire juive. L'histoire juive a été considérée comme nécessitant un domaine d'étude distinct car l'expérience juive était considérée comme unique.


« Il n'y a pas de département de politique ou de sociologie juive dans les universités. Seule l'histoire est enseignée de cette façon, et cela a permis à des spécialistes de l'histoire juive de vivre dans un monde très conservateur et insulaire où ils se tiennent à l'écart de l'évolution moderne dans la recherche historique.


« J'ai été critiqué en Israël pour avoir écrit sur l'histoire juive alors ma spécialité est l'histoire de l'Europe. Mais un livre comme celui-ci requerrait un historien qui soit familier avec les concepts standard de la recherche historique utilisés par les universités dans le reste du monde. » Comment le peuple juif fut inventé : De la Bible au sionisme


Présentation de l'éditeur


(JPG) Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future ? Dans le sillage de la " contre-histoire " née en Israël dans les années 1990, Shlomo Sand nous entraîne dans une plongée à travers l'histoire " de longue durée " des juifs. Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du Second Temple, en l'an 70 de l'ère chrétienne, ou bien s'agit-il ici d'un mythe chrétien qui aurait infiltré la tradition juive ? Et, si les paysans des temps anciens n'ont pas été exilés, que sont-ils devenus ? L'auteur montre surtout comment, à partir du XIXe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les premiers sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Ce détour par le passé conduit l'historien à un questionnement beaucoup plus contemporain : à l'heure où certains biologistes israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'" Etat juif ", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, Shlomo Sand délaisse le débat historiographique pour proposer une critique de la politique identitaire de son pays. Construit sur une analyse d'une grande originalité et pleine d'audace, cet ouvrage foisonnant aborde des questions qui touchent autant à l'origine historique des juifs qu'au statut civique des Israéliens. Paru au printemps 2008 en Israël, il y est très rapidement devenu un best-seller et donne encore lieu à des débats orageux.


Biographie de l'auteur


Né en 1946, Shlomo Sand a fait ses études d'histoire à l'université de Tel-Aviv et à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris. Depuis 1985, il enseigne l'histoire contemporaine à l'université de Tel-Aviv. Les Mots et la terre (Fayard, 2006) est son dernier ouvrage publié en français.


Voir en ligne : http://contreinfo.info

Par Slomo Sand - Publié dans : Palestine au coeur - Communauté : France Laïque &Multi-ethnique
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 17:42
Gaza: protestation des organisations humanitaires

    Frédéric Joli, porte-parole à Paris du Comité International de la Croix-Rouge, a, le 8/1, exprimé une critique forte et officielle du Comité evers Israël/ " C'est une démarche exceptionnelle de notre part, mais nous n'avons pas eu accès à Zeitoun, pendant 4 jours après avoir demandé l'accès à cette zone". Quand les personnels de la Croix rouge et du Croissant rouge sont arrivés sur place, ils ont découvert 12 corps et 19 survivants dont 4 jeunes enfants.

Pour lui, cet épisode est très représentatif de la situation à Gaza où vivent 1,4 millions de personnes sous la menace permanente des bombardements. Privés de nourriture et de soin, elles ne savent pas où aller, explique-t-il. Il n'y a plus d'électricité, plus d'eau potable, plus d'infrastructures, même les routes sont devenues impraticables"

Mais cela n'empêche pas l'armée israêlienne de tirer sur un convoi de l'ONU ( après l'avoir fait contre une école             placée officiellement sous sa responsabilité ( voir ci-dessous), pendant les 3 heures de cessez-le-feu, tuant un de ses chauffeurs et suscitant une condamnation de l'Union Européenne

Tout cela fait dire à François Fillon, officiellement, devant les sénateurs, que " la situation humanitaire à Gaza est intolérable"

Oui, que cesse vite cette agression préméditée et systématique, qui prend des relents génocidaires.

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Gaza : au moins 20 morts dans une attaque israélienne

06.01.2009, 08h11 | Mise à jour : 15h36



Au moins 20 personnes, qui s'étaient réfugiées dans une école gérée par l'ONU dans le nord de la bande de Gaza, ont été tuées mardi dans une attaque israélienne dans le secteur, a annoncé une source médicale. Un bilan dramatique qui s'ajoute aux 130 Palestiniens tués depuis samedi.

Trois jours après l'entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza, la guerre entre le Hamas et Israël fait rage. Et aucun des deux camps ne semble vouloir céder. L'Etat hébreu a rejeté les appels à un arrêt de son offensive. «Non seulement le Hamas doit arrêter de tirer (des roquettes) mais il ne doit plus être en mesure de tirer» ces roquettes, a affirmé le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Nicolas Sarkozy, en tournée au Proche-Orient jusqu'à mardi pour obtenir un cessez-le-feu.

Le sud d'Israël continue à être la cible de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Ces tirs avaient justifiés le déclenchement par Israël de raids aériens le 27 décembre dernier.

° Depuis le début de ses raids, au moins 580 morts ont été recensés dans les rangs palestiniens. Parmi eux, des dizaines de civils dont 159 enfants, et plus de 2.780 blessés, selon des sources médicales palestiniennes.

° Côté israélien, cinq militaires ont péri et 79 ont été blessés depuis le début de l'offensive terrestre samedi dernier, selon le bilan officiel israélien.

Combats dans les zones urbaines peuplées

Les combats entre les troupes israéliennes et le Hamas s'étendent mardi aux zones urbaines peuplées de la bande de Gaza. «L'armée (israélienne) a coupé en deux la bande de Gaza et encerclé la ville de Gaza», a affirmé le ministre israélien de la défense Ehud Barak. «Nous avons lancé cette opération pour asséner un coup dur au Hamas, pour changer les conditions de vie dans le sud d'Israël, pour apporter le calme et la sécurité aux citoyens et stopper la contrebande d'armes vers la bande de Gaza», a t-il ajouté.

Les corps d'au moins douze membres d'une même famille, dont sept enfants âgés de un à douze ans, ont été retrouvés sous les décombres de leur maison dans le quartier de Zeitoun (est de Gaza-ville). Plus tôt, cinq Palestiniens qui s'étaient réfugiés comme des milliers d'autres à l'intérieur d'écoles gérées par l'ONU, avaient été tués dans les bombardements israéliens.

La crise humanitaire s'aggrave

La situation humanitaire continue d'empirer pour les 1,5 million d'habitants de Gaza, la plupart des secteurs étant privés d'électricité et souffrant d'importantes pénuries d'eau courante, de nourriture et de carburants. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, des blessés meurent en attendant des ambulances qui ne peuvent les approcher à cause des combats.

Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a demandé l'ouverture des frontières pour permettre aux Palestiniens qui le souhaitent de fuir.

Pression internationale sur Israël

En dépit des pressions internationales, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a rejeté lundi soir toute trêve sans une assurance de l'arrêt total des tirs de roquettes, lors d'une rencontre avec le président français. Pour sa part, Nicolas Sarkozy a plaidé en faveur d'un «cessez-le-feu humanitaire de plusieurs jours».

Mardi à Damas, Nicolas Sarkozy a appelé la Syrie, qui abrite le bureau politique du Hamas, à «peser» sur le mouvement islamiste pour favoriser une cessation des combats. Une délégation du Hamas doit de son côté rencontrer des responsables égyptiens au Caire pour discuter des moyens de mettre fin à la guerre.

A l'ONU, les Etats arabes s'efforcent d'obtenir dès que possible une résolution du Conseil de sécurité imposant un cessez-le-feu durable à Gaza.

Le pape Benoît XVI a affirmé qu'il voulait encourager les «efforts de ceux (...) qui cherchent à aider les Israéliens et les Palestiniens à accepter de s'asseoir autour d'une table et de parler», à l'issue de la prière de l'angélus place Saint-Pierre.

Leparisien.fr avec AFP

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Par henri Moulinier - Publié dans : Palestine au coeur - Communauté : France Laïque &Multi-ethnique
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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /2009 15:48
Info dernière ( 6/1/09)

Les Etats-Unis ont réclamé mardi un cessez-le-feu "immédiat" et "durable" dans la bande de Gaza, au onzième jour de l'offensive israélienne contre le Hamas.


"Nous voudrions un cessez-le-feu immédiat, absolument", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Sean McCormack. "Un cessez-le-feu qui soit durable, viable et non limité dans le temps."

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est attendue dans la journée au siège des Nations unies à New York pour participer aux efforts en vue d'instaurer une trêve.

Rice devrait s'entretenir avec des ministres arabes et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Elle verra aussi le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan.



Voir l'appel à manifester plus bas
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Gaza: Washington bloque une déclaration du Conseil de sécurité

               appelant à un cessez-le-feu immédiat


Les Etats-Unis ont bloqué samedi soir, 3 janvier,  l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d'une déclaration appelant à un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas et exprimant sa préoccupation après le lancement de l'offensive terrestre israélienne sur la Bande de Gaza.

La Libye, seul pays arabe siégeant au Conseil de sécurité, avait réclamé cette réunion d'urgence après l'entrée des troupes israéliennes dans la Bande de Gaza, marquant une nouvelle étape de l'offensive lancée par Tsahal le 27 décembre.

Les pays arabes demandaient que le Conseil une déclaration présidentielle appelant à un cessez-le-feu immédiat et exprimant de "graves préoccupations devant l'escalade de la violence et la dégradation de la situation dans la Bande de Gaza et le sud d'Israël".


Ce projet faisait écho aux déclarations du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a appelé samedi "la fin immédiate de l'opération terrestre" d'Israël dans la Bande de Gaza, se disant "convaincu" que "cette escalade augmentera inévitablement les souffrances déjà lourdes des populations civiles touchées".


Mais les Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, se sont opposés à l'adoption d'une déclaration. L'ambassadeur adjoint américain Alejandro Wolff a expliqué que Washington ne voyait aucun signe que le Hamas réponde à l'appel à un arrêt immédiat des violences lancé la semaine dernière par le Conseil.

En conséquence, a-t-il expliqué, une nouvelle déclaration à ce stade "ne peut recevoir l'adhésion, n'aurait pas de chance de succès et ne ferait pas honneur au Conseil".

 

"L'urgence, c'est d'arrêter la guerre"


L'ambassadeur de France auprès des Nations unies Jean-Maurice Ripert a annoncé que, malgré les fortes "convergences de vue" au sein du Conseil sur la dégradation préoccupante de la situation, "il y a eu un désaccord sur la façon de l'exprimer".

"Nous ne pouvons que regretter, être déçus par le fait que la forme ait primé sur le fond alors que très objectivement sur le fond il y avait un accord", a-t-il déclaré. "Le plus important, c'est que les combats s'arrêtent, que les tirs de roquettes sur Israël s'arrête et que l'offensive terrestre d'Israël à Gaza s'arrête, c'est ça l'essentiel", a-t-il insisté. "L'urgence c'est d'arrêter la guerre."

L'ambassadeur libyen Giadalla Ettalhi a expliqué que, lors des discussions à huis clos sur le projet de déclaration présidentielle, les Etats-Unis s'étaient opposés à "tout résultat". Plusieurs autres membres du Conseil ont confié sous couvert de l'anonymat que les Américains étaient à l'origine de l'absence de consensus.

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Appel à manifester

L'armée d'occupation israélienne poursuit son agression contre le Peuple Palestinien à Gaza.

Ce samedi 3 janvier 2009 les forces d'occupation israéliennes qui encerclent la Bande de Gaza ont procédé à un bombardement intensif avant de déclencher une attaque terrestre. Les habitants de Gaza, déjà victimes de nombreux mois de blocus, subissent un massacre massif de la part d'Israël.


PLUS QUE JAMAIS LE PEUPLE PALESTINIEN A BESOIN

DE NOTRE SOLIDARITE  ET DE NOTRE SOUTIEN


Le Collectif Rochelais pour la Palestine appelle à un  3e rassemblement/manifestation


Samedi 10 décembre - 15h

Devant  l'Hôtel de Ville de La Rochelle


  • Non à l'occupation israélienne
  • Non à l'agression israélienne contre le peuple palestinien, notamment à Gaza
  • Non au silence complice de la communauté internationale
  • Sanctions contre Israël.

Ceux qui travaillent peuvent rejoindre le rassemblement plus tard.

- Chacun peut venir avec drapeau palestinien, pancarte et banderole avec des slogans de soutien à la lutte du peuple palestinien


- diffusez massivement cet appel autour de vous par tous les moyens à votre disposition.


Premiers signataires de l'appel

: A.F.A.S.P.A., A.F.P.S., Association des Palestiniens en France, ATTAC 17, C.C.F.D., C.G.T., CIMADE, C.N.I.D., Artisans du Monde La Rochelle, F.A.L, L.C.R., L.D.H. 17, Mouvement de la Paix, M.R.A.P., P.C.F., Les Verts...


Françoise DUBOIS,

Pour  le Collectif Rochelais pour la Palestine

05 46 43 48 11 - 06 20 89 49 20

cnid.afps.larochelle@orange.fr


     ° Site de l'Association France Palestine Solidarité

      ° Voir sur le blog l'article précédent sur la question

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LE CARNAGE DE GAZA
CRIMINEL ET ABJECT

Michel Warschawski

Porte Parole du Centre d'Information Alternative

1 Janvier 2009 -  Jerusalem
 

Il faut le dire et le répéter: ce n'est pas une guerre qui se déroule dans la Bande de Gaza, mais un carnage réalisé par la troisième force aérienne du monde contre une population civile sans défense.

Il faut le dire et le répéter: le carnage de Gaza n'est pas une réaction "disproportionnée" aux roquettes que tirent les militants du Jihad Islamiste et autres groupuscules palestiniens  sur les localités israéliennes proches de la Bande de Gaza, mais une action préméditée et préparée de longue date, ce que reconnaissent d'ailleurs la plupart des commentateurs israéliens.

Il faut le dire et le répéter: ces tirs de roquettes ne sont pas, comme veulent nous le faire croire certains diplomates européens, des "provocations que rien ne peut expliquer", mais des ripostes, assez dérisoires il faut le reconnaître, à un embargo sauvage imposé par Israël, depuis un an et demie, au million et demie de résidents de la Bande de Gaza, femmes, enfants, vieillards compris, avec la collaboration criminelle des Etats-Unis mais aussi de l'Europe.

 

 

Il faut le dire et le répéter: il ne s'agit  pas, comme on essaie de l'expliquer à tous ceux qui ont la mémoire courte ou sélective, un acte d'auto-défense, longtemps retardé, face à une agression palestinienne que rien ne justifiait. Ehoud Barak l'avoue sans problème, cela fait des mois que l'armée israélienne se préparait à frapper l'"entité terroriste" dénommée Gaza.

 

 

Comme l'expliquait avec pertinence Richard Falk, rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme dans les territoires occupés, quand on définit comme "entité terroriste" une zone peuplée par un million et demie d'êtres humains, on entre dans la logique du génocide.

Tout comme l'attaque du Liban en 2006, l'agression israélienne s'inscrit dans la guerre globale permanente et préventive des stratèges néo-conservateurs en place à Tel-Aviv, et pour quelques mois encore, à la Maison Blanche. Comme son nom l'indique, cette stratégie est préventive, et n'a nul besoin de prétextes immédiats et tangibles: l'occident démocratique serait menacé par un ennemi global que l'on a d'abord identifié comme "le terrorisme international" puis comme "terrorisme islamiste" pour devenir finalement l'Islam tout court. Le "choc des civilisations" de Huntington n'est pas une description de la réalité politique internationale, mais le cadre idéologique de la stratégie offensive des néo-conservateurs américains et israéliens, telle qu'elle a été élaborée en commun dès la seconde moitié des années quatre-vingt.

 

 

Dans cette stratégie de guerre, la menace islamiste est venue remplacer ce qu'avait été le danger communiste pendant la guerre froide: un ennemi global qui justifie une guerre globale.

 

 

Si le bombardement criminel de Gaza  jouit en Israël d'un soutien consensuel, si la gauche institutionnelle, et en particulier le parti Meretz, a joint son petit piccolo à l'orchestre guerrier dirigé par Ehoud Barak, c'est précisément parce qu'elle partage cette vision du monde qui fait de l'Islam une menace existentielle qu'il faut impérativement neutraliser avant qu'il ne soit trop tard.

 

 

À l'horreur du crime, il faut ajouter l'abject des motivations immédiates: dans moins de deux mois se dérouleront en Israël des élections générales, et les victimes palestiniennes sont aussi des arguments électoraux. Les martyrs de l'attaque israélienne sur Gaza sont l'objet d'une concurrence médiatique entre Ehoud Barak, Tsipi Livni et Ehoud Olmert, à qui sera le plus déterminé dans la brutalité. Le criminel de guerre qui dirige le Parti Travailliste, ou plutôt ce qu'il en reste, se vante ce matin d'avoir gagné quatre points dans les sondages. Au-delà du cynisme sans limite qui marchande 350 victimes palestiniennes innocentes contre quelques dizaines de milliers de voix, Barak démontre, une fois de plus, sa myopie politicienne: dans la surenchère de bestialité, et malgré tous ses efforts, il ne parviendra jamais à dépasser Benjamin Netanyahou, les électeurs préférant toujours l'original à la copie.

D'autant plus que le chef de guerre se trouve aujourd'hui confronté au même problème que celui qui a transformé la guerre du Liban en fiasco israélien, un problème bien connu de tous ceux qui ont initié des guerres coloniales : comment la terminer ?

 

 

"On n'arrêtera que quand nous aurons fini le travail" annonce-t-il avec toute l'arrogance des petits chefs. Mais quand est-ce que "le travail" sera achevé ? Quand la population de Gaza et de Cisjordanie acceptera de capituler devant les rêves coloniaux des dirigeants israéliens et de limiter leurs aspirations nationales à un "Etat Palestinien" réduit à une douzaine de réserves isolées les unes des autres et encerclées par un mur ? Si tel est le "travail" que Barak espère pouvoir réaliser, le peuple israélien doit alors être prêt à une guerre qui ne sera pas seulement extrêmement longue mais sans fin. Et si l'Etat Juif est bien armé pour les guerres-éclair (blitz krieg, en allemand), surtout quand elles sont menées par l'aviation, il entre rapidement en crise des lors qu'il s'agit d'une course d'endurance dans laquelle les Palestiniens, comme tous les autres peuples victimes de l'oppression coloniale, sont passés maîtres.

 

 

C'est ce qui explique que moins d'une semaine après qu'elle ait débuté, et malgré les déclarations triomphalistes des politiques et des militaires, l'ambiance en Israël est d'ores et déjà en train de tourner. Samedi dernier, quelques heures après le bombardement de Gaza, nous étions un peu plus de mille personnes à manifester, spontanément, notre rage et notre honte, nous serons beaucoup plus ce samedi soir à exiger des sanctions internationales contre Israël et la traduction d'Ehoud Barak et cie. devant une cour de justice internationale. J'en suis certain.
 
 

Michel Warschawski

Porte Parole du Centre d'Information  Alternative

1 Janvier 2009 

Jerusalem 
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L'Union Juive Française pour la Paix :
"Les dirigeants israéliens devront répondre de leurs crimes"



Après des années d’'un blocus inhumain, après une semaine de bombardements qui ont tué 450 personnes et blessé des milliers d’autres, l’armée israélienne vient de lancer ses troupes terrestres (samedi 3 janvier) contre la bande de Gaza. Ce crime était annoncé de longue date. La rage et la colère de ne pas avoir pu l’empêcher n’en sont que plus grandes.

 

Ce crime était annoncé de longue date


Ainsi donc en 2009, une des plus puissantes armées au monde peut attaquer un territoire surpeuplé et y massacrer impunément qui bon lui semble.


Le crime a été rendu possible par un consensus tragique dans la société israélienne. Tous les partis sionistes ont été avertis à l’avance de l’'attaque contre Gaza et tous l’'ont approuvée. Seule une petite minorité d'’anticolonialistes continue inlassablement de '’opposer, de manifester, de témoigner. Cette situation de '’opinion est le résultat d’'une propagande permanente en Israël visant à « déshumaniser » les habitants de Gaza ou le Hamas et à rendre licite ou normal leur assassinat.


Le crime a été rendu possible par la complicité de l’Union Européenne.


La décision du Conseil sous présidence française du « rehaussement » des relations entre l'Union et Israël alors que la classe politique israélienne est lancée dans une surenchère électorale guerrière a été comprise comme un « permis de tuer ».


La réception de Tzipi Livni à Paris par Sarkozy et Kouchner était un encouragement à l'agression.


Le crime a été rendu possible par la complicité des Etats-Unis


     .. qui n’ont jamais cessé de surarmer Israël et de le renflouer financièrement et par celle enfin de certains dirigeants arabes qui, comme Moubarak, ont donné leur accord à cette invasion. Le crime a été rendu possible en raison de l’impunité des dirigeants israéliens, civils ou militaires, qui violent sans arrêt le droit international et se rendent coupables régulièrement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.


Dans le monde entier, des manifestations d'’une ampleur rare ont eu lieu contre '’attaque israélienne, notamment aujourd’hui. Aussi bien dans les pays arabes qu’aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, ou même à Tel-Aviv. Dans toutes les villes de France, des manifestations gigantesques ont mobilisé des forces nouvelles qui s'’engagent contre cette barbarie. L'’Union Juive Française pour la Paix '’honore d'’avoir participé à ces manifestations. Elle dénonce la tentative du CRIF d'’enrôler tous les Juifs de France derrière la politique criminelle de l'Etat d'’Israël.


Il y a urgence, il faut continuer la mobilisation et les manifestations.


Pour arrêter le massacre en cours, il faut exiger du gouvernement français, de l’'Union Européenne et de la communauté internationale qu'’elles cessent immédiatement leur complicité avec'’agression. Elles doivent exiger l'’arrêt immédiat de '’invasion. Elles doivent mettre en place une politique de boycott, désinvestissement et sanction contre Israël, à l’'image de la campagne qui a fait céder autrefois 'Apartheid en Afrique du Sud. Elles doivent exiger que les dirigeants israéliens soient traduits en justice pour répondre de leurs crimes.


Le Bureau National  de l’'Union Juive Française pour la Paix , 3 janvier 2009

 




Par henri Moulinier - Publié dans : Palestine au coeur - Communauté : Les blogs citoyens
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